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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:11
Chères lectrices, chers lecteurs,
 
Cette année fut du jamais vu en matière d’abandon. Déjà, au début de juillet, tous les refuges et associations autour de nous étaient complets. Les fourrières du sud nous ont apporté des dizaines de chats et de chatons qui étaient sur une liste d’euthanasie parce qu’aucun refuge ne pouvait encore les prendre. Nous travaillons jour et nuit pour faire face à cette misère.
La situation pour les chiens et les animaux de ferme n’est guère meilleure. Chaque jour nous recevons des signalements d’animaux délaissés ou en train de mourir de faim. Quelquefois nous récupérons des moutons, chèvres, chevaux, etc avec des lésions irréversibles.
Les cas de maltraitances envers les animaux augmentent considérablement. Nous avons accueilli plusieurs chatons blessés parce qu’ils ont été jetés d'une voiture. Des chats mourants ou grièvement blessés, parce qu’ils ont été écrasés volontairement par des jeunes qui s’amusaient. 
Nous accueillons de plus en plus de chats « sociables »  mais terrorisés parce qu’ils ont été maltraités par leurs maîtres. 
Avec tous les animaux qui sont arrivés et avec les travaux nécessaires pour les aménagements, nous sommes aussi financièrement à bout de souffle.
C’est pour cela que je me permets de vous demander de l’aide et du soutien pour cet hiver. Des centaines d’animaux de cette ferme en ont besoin. 
 
Je vous souhaite de bonnes fêtes et tous mes meilleurs vœux. 
Bien cordialement
 
Verena Fiegl
Le mot de la présidente
Le mot de la présidente
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 00:15

Notre capacité d'accueil est limitée. Les animaux recueillis ne représentent que les urgences de la détresse autour de nous.

 

Beaucoup de personnes se demandent comment nous arrivons à soigner les animaux, nettoyer les structures et gérer ce refuge correctement.

Mais il faut dire que nous travaillons bénévolement l'équivalent en temps de travail de 7 salariés à temps plein.

Même si nous avons quelques bénévoles efficaces, nous travaillons au moins 16 heures par jour, 7j/7 , tous les jours de l'année.

 

BILAN FINANCIER 2015

Les charges correspondent aux :

 

-Frais construction chatteries

11 630,00 €

- Frais de nourriture

chats

oiseaux, NAC's

aliments complémentaires chevaux, lait en poudre pour chevreaux/ agneaux orphelins, grains volailles

 

24 000 €

1385 €

4680 €

 

- Foin et paille

 

10000 €

 

- Litière pour chats

 

7670 €

 

- Frais maréchal ferrant et dentiste équin

 

1000 €

 

- Frais vétérinaires

 

31640 €

- Frais d’entretien des structures :

Matériel, grillage, piquets, planches, lampes chauffantes, outils...

 

8000 €

- Frais de fonctionnement :

eau

électricité, chauffage

gasoil

aspirateurs, machines à laver

produits d’hygiène et de nettoyage

frais poste, communication

- Frais administratif

 

800 €

2724 €

846€

500 €

900 €

1284 €

1020

 

TOTAL

 

108 079 €

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:21

LA FERME DES RESCAPES
Le Fraysse
46700 Cassagnes
Tel : 05 65 36 64 85  
Ou   06 04 41 80 45     
http://la-ferme-des-rescapes.org
http://lafermedesrescapes.over-blog.org/      
            

    Chère Madame, Cher Monsieur,

    Merci beaucoup pour votre don et votre soutien à la Ferme des Rescapés ; nous en avons tellement besoin. Cette année, nous avons récupéré un grand nombre de moutons et de chevaux ainsi que quelques chèvres. Beaucoup étaient malades et dans un état de maigreur extrême. Mais la majorité des animaux qui sont arrivés à la Ferme cette année étaient des chats sauvages ou abandonnés.
   Davantage d’associations nous ont demandé de l’aide parce que des chats étaient menacés de mort, soit par des particuliers, soit dans les fourrières. Le fait d’être stérilisés ne les a pas protégés. Nous travaillons régulièrement avec trois fourrières qui ont pu baisser de façon drastique leur taux d’euthanasie parce que c’est la Ferme des Rescapés qui récupère leurs chats sauvages, malades, handicapés, etc. Quelquefois, nous récupérons des chats sociables avec les humains, mais ils sont de couleur banale (noirs et blancs, gris et blancs, noirs) ou bien ils ne sont plus tout jeunes. Personne ne les veut. Les associations et refuges qui ont le droit de récupérer des chats de la fourrière ne les choisissent pas car ils ne pourront pas être adoptés. Ces chats meurent parce qu’ils ont la « mauvaise » couleur, ou bien des kilos en trop ou pas assez, mais surtout parce qu’ils sont trop nombreux.
Pour faire face à l’arrivée de ce grand nombre de chats, nous avons fait construire trois nouvelles chatteries. Une de ces chatteries est destinée aux chatons, pour éviter des maladies. Toutes les chatteries ont un parc attenant sécurisé. Après être restés quelques temps dans les chatteries, beaucoup de chats vivent avec nous dans la maison. Ils ont accès à toutes les chambres, ils sont dans la cuisine, sur les armoires, le réfrigérateur et l’évier, sur les canapés et les lits... Ils ont également accès au grenier d’où ils peuvent sortir dans le jardin ou dans nos champs. Certains perdent leur peur, d’autres restent méfiants. Les plus confiants couchent sur le canapé près des chiens ou dans les « bras » d’un chien.
    Le travail est immense. Nous nettoyons toute la journée jusqu’à minuit, à un rythme très soutenu, souvent sans pause. Et même si les moutons, chèvres, chevaux, poules, lapins, cochons d’Inde vivent en liberté, ils ont tous accès aux étables que nous devons nettoyer quotidiennement. Nous avons quatre lave-linge qui tournent de 6h à 23h tous les jours. 40 chiens vivent avec nous et apportent aussi du travail.
    Cette année, nous avons réalisé de beaux placements. Une dizaine de chiens ont ainsi trouvé le bonheur absolu et, d’après les témoignages, leurs nouveaux maîtres également. Merci beaucoup à toutes ces personnes pour leur patience et leur compréhension.
    Cette année, un nombre considérable de chevaux destinés à l’abattoir est arrivé à la Ferme. Presque tous étaient victimes d’une exploitation extrême dans des centres équestres ou chez des particuliers. Délaissés, sans nourriture, malades et laissés sans soins, ils sont arrivés squelettiques, boiteux, blessés. Ils ont dû travailler jusqu’à leur arrivée à la Ferme et on peut dire que les gens ont monté de vraies « ruines » sans aucuns scrupules. Où sont les cavaliers et cavalières qui ont une conscience ?
    Et pourtant, c’est nous qui recevons des critiques : « la Ferme des Rescapés laisse mourir de faim ses chevaux », « Pourquoi les chevaux de la Ferme des Rescapés sont si mal en point ? ». Une autre critique qui nous est faite : « Pourquoi avons-nous des chats partout ? ». « Pourquoi en prenons-nous encore ? Il faut dire non ».
   Oui, nous disons non, mais d’une autre façon. Nous disons non, on ne les laisse pas mourir de faim, on ne les laisse pas se faire tuer d’un coup de fusil ou à coups de pied ou de pelle, avec de la mort aux rats ou d’autres poisons, ou encore par une injection chez les vétérinaires. Nous voulons leur éviter d’étouffer dans des poubelles, de pourrir dans des pièges, d'être massacrés dans des villages ou exécutés dans des fourrières. Nous savons qu’il y a des centaines de chats qui sont tués chaque mois parce qu’il n’y a plus de place dans les refuges ou bien parce que personne n’en veut. Nous travaillons avec des fourrières, des refuges et des associations et nous connaissons la réalité. Et même si nous consacrons toute notre vie à sauver des animaux, notre travail n’est qu’une goutte dans un océan de misère. Mais au moins ici, les chats ont une maison et des personnes qui prennent soin d’eux. Ils ont de la place, ils ont le chauffage et sont dans un environnement propre et douillet. Nous dépensons une fortune pour leur nourriture (régulièrement des croquettes Royal Canin, voir factures) et les soins vétérinaire (voir factures). Nous travaillons avec trois cabinets vétérinaire des environs et une clinique vétérinaire de Toulouse, spécialisée dans les maladies des chats. Les gens qui nous critiquent ont souvent un seul animal ou même aucun, parce qu’ils ne veulent pas renoncer à leur confort.
    Les animaux qui vivent ici viennent souvent de très loin, tout simplement parce qu’il n’existait pas une personne ou une structure plus proche pour eux. Ce ne sont pas des animaux que nous avons pris sur Le Bon Coin parce que nous voulions des animaux. Non, nous entendons souvent : « Vous êtes notre dernier recours, nous avons déjà demandé partout ». Ici, les animaux ne vivent pas dans un parc animalier. Ce sont de véritables rescapés, grâce aussi aux personnes qui ont fait un trajet de plusieurs heures pour les amener à la Ferme. Ceux qui vivent ici ont pu échapper à des massacres sans scrupules, ni pitié. Nous luttons contre la mort et la souffrance chaque jour et durant beaucoup de nuits. Souvent, malgré tous les soins, c’est un échec. Nous vivons dans la peine.
     Nous ne sommes pas contre l’adoption. Mais la plupart des gens qui viennent à la Ferme viennent pour déposer leur animal ou celui qu’ils ont trouvé, pas pour en adopter un. Nos chatons sont, pour la majorité d’entre eux, gris, noirs, noirs et blancs, à poils courts, mais pas bleus ou angoras. Ils crachent et ne montent pas sur les genoux pour se faire caresser.
    Merci à Chantal qui a adopté une cinquantaine de cochons d’Inde de la Ferme. Ils vivent maintenant chez elle en toute liberté avec beaucoup d’abris et de soins.
    Merci à nos bénévoles qui font des trajets et organisent des transports sur de longues distances, avec beaucoup de responsabilités. Merci à Brigitte et à Monsieur Germier qui ont ainsi aidé à sauver de nombreux chats. Merci à Marie-Line, Anne-Marie et Annie, à Georges, Pierre et Olivier qui nous donnent régulièrement un coup de main. Merci à toutes les personnes qui nous ont apporté de la nourriture ou du matériel. Pardon à tous ceux qui voulaient nous rencontrer et pour lesquels nous n’avons pas eu de temps à consacrer. Mais chaque heure que nous perdons dans la journée nous manque le soir pour les soins des animaux.
    Merci infiniment à toutes nos donatrices et à tous nos donateurs qui nous comprennent et nous soutiennent en toute confiance pour que nous puissions continuer d’ouvrir cette maison à tous les animaux qui peuvent être sauvés. Leur soutien régulier nous permet de nourrir, nettoyer et soigner tous les animaux présents à la Ferme. C’est grâce à votre générosité que 600 animaux peuvent vivre ici en toute dignité. Merci pour vos encouragements.

Verena FIEGL
 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 00:56

LA FERME DES RESCAPES
Le Fraysse
46700 Cassagnes
TEL : 05 65 36 64 85 - 06 13 77 09 09
Email : protectionanimaux46@gmail.com
http://la-ferme-des-rescapes.org
http://lafermedesrescapes.over-blog.org


Le 30 novembre 2014


Chères amies,
Chers amis,


Cette année fut une année exceptionnelle. Nous avons accueilli plus d'animaux que
jamais. Nous travaillons avec plusieurs refuges et fourrières et le très bon contact avec leurs équipes dévouées nous permet de sauver plusieurs dizaines d'animaux destinés à l'euthanasie.
De plus en plus d'associations nous ont contactées parce que les cités où se trouvaient des chats errants n'étaient plus des lieux sûrs et qu’ils étaient menacés de maltraitance ou de mort. Bien sûr, le travail s'est énormément intensifié et quelques-uns parmi vous ne nous ont pas toujours trouvées très accueillantes. Mais les heures que nous passons avec les visiteurs nous manquent le soir et dans la nuit pour dispenser les soins nécessaires aux animaux.
Avec le travail quotidien, nos moyens de faire de la publicité pour notre association
sont très limités, mais la Ferme des Rescapés est tout de même devenue synonyme d'un
bon refuge pour des animaux non désirés. Un refuge dans lequel trouvent un foyer ceux qui sont malades, vieux, handicapés, mentalement perturbés, pas propres, «agressifs ou caractériels» ou simplement «de trop».

De plus en plus de personnes qui nous sont reconnaissantes d’avoir recueilli leurs animaux nous promettent de nous faire connaître. Cette action est très importante pour la Ferme, car évidemment le grand nombre d'animaux engendre des frais énormes. Même si nous faisons beaucoup de soins nous-mêmes, les frais vétérinaires restent élevés. Les médicaments, les stérilisations et castrations obligatoires coûtent chers.


Nous avons maintenant plus de 35 équidés et environ 120 moutons et chèvres qui
demandent chaque année du foin et de la paille pour plus de 10 000 €, sans parler des frais pour le maréchal ferrant, le dentiste et la nourriture complémentaire pour les vieux animaux ; plus de la moitié de nos chevaux sont âgés.


Cette année, nous avons recueilli un nombre de chiens plus important que les années précédentes. Des refuges et des fourrières nous ont contactées, mais plusieurs chiens ont aussi été abandonnés directement devant la porte du refuge.
Grâce à une amie allemande qui récupère en priorité des chiens de chasse qui sont en général destinés à rester dans les refuges où ils sont menacés de mort, une dizaine d’entre eux connaît maintenant une autre vie. Nous avons détaché plusieurs chiens de leur chaîne chez des chasseurs. Ils étaient attachés depuis plusieurs années, parfois depuis leur enfance. Eux qui n'avaient pas d’abri, souvent pas assez de nourriture, vivent maintenant dans une maison, mangent à leur faim et sont enfin soignés correctement.
Grâce à des adoptants très compréhensifs et humains, 16 chiens de la Ferme des Rescapés ont trouvé cette année un foyer où ils sont enfin aimés. Les adoptants se sont sentis très touchés par la tendresse et l’amour de l’animal qu’ils ont adopté, un chien qui avait pourtant été bousculé toute sa vie. Ces adoptions nous ont permis d’avoir de la place pour d’autres, mais la liste d’attente est malheureusement infinie.

Malgré plusieurs bénévoles qui viennent nous aider de temps en temps, le travail quotidien est immense et repose sur les épaules de ma fille et de moi-même. Cela fait 6
ans maintenant qu’elle travaille entre 15 et 17 heures par jour pour tous les animaux de la
Ferme. Elle est l’amie des chèvres et des chiens qui la suivent partout. Beaucoup de chèvres cruellement maltraitées, exploitées, presque mortes de faim ou de soif, découvrent grâce à elle une autre vie. Ce nombre de chèvres ne diminue pas. L’élevage intensif d’animaux cause encore plus de victimes.

Les animaux de ferme, souvent oubliés, prennent chez nous une place importante malgré le grand nombre de chiens et de chats. A peu près 150 poules d’élevage de batterie sont sorties de leur calvaire cette année et prennent maintenant plaisir à gratter et à chercher des vers autour de la Ferme. Ce sont elles qui rentrent en dernier, le soir, dans le poulailler, comme si elles voulaient rattraper le temps passé dans leur prison.


Voici une petite anecdote qui illustre à merveille l’ambiance qui règne à la Ferme. Hier soir,
quand nous avons fait notre promenade avec les chiens qui, comme à leur habitude, couraient partout, une chèvre se trouvait encore seule dans un pré à côté de Milwaukee, notre grande vache. Quelques chiens se sont mis à courir vers la chèvre qui s’est sentie menacée. Mais instinctivement, elle s’est approchée de la vache, même si elle avait peur de sa grande taille.
Milwaukee comprit la situation et tourna légèrement la tête avec ses longues cornes vers
les chiens qui s’arrêtèrent aussitôt. Ce fut un geste spontané, solidaire et très souverain.
Milwaukee n’eut pas du tout peur et protégea simplement la chèvre. Il faut savoir qu’avant
d’être recueillie à la Ferme, Milwaukee était attachée à une chaîne très courte, avec pour seul horizon le mur de sa prison. Sa seule source de lumière était une porte qui ne s’ouvrait que rarement. Quand elle est arrivée chez nous, elle paniquait et avait peur de sortir. Nous étions obligées de l’enfermer pour la calmer. Maintenant, elle est tranquille, souveraine et son poids a doublé. Elle démontre, comme l’ensemble des animaux de la Ferme des Rescapés, qu’il y a une vie commune possible, sans violence ni humiliation, mais avec de la liberté, du respect, de l’espoir et de l’amour. Elle démontre qu’il faut donner sa force et sa voix pour les êtres vulnérables.


J’aimerais vous remercier pour tous vos dons financiers, d’autant plus que
la conjoncture est difficile. Avec votre soutien, votre générosité et votre fidélité, vous nous
donnez la possibilité de continuer à sauver des vies.
J’aimerais aussi remercier les personnes qui viennent à la ferme pour nous apporter des
dons matériels, lesquels nous sont précieux. Cette année fut aussi exceptionnelle sur ce plan-là.
Nous avons rencontré des personnes dévouées à la cause animale et ces rencontres furent marquantes pour nous.
Avec votre aide, au moins les centaines d’animaux de la Ferme des Rescapés ne sont plus menacés de maltraitance, de violence ni de mort et passeront un Noël en paix. J’espère qu'un très grand nombre de personnes, parmi vous, ne mangera ni viande, ni foie gras.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.
Avec toute ma gratitude,
Verena FIEGL

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:03

             animals 4030

 

Chères amies, chers amis,

En janvier 2014, l’association «La ferme des rescapés» fête ses 5 ANS d’existence.

Cinq ans au cours desquels plus d’un millier d’animaux a pu, grâce a cette ferme-refuge, échapper à la mort et découvrir une autre vie. Certains sont arrivés ici très malades ou mourants, et n’ont pas pu longtemps profiter de cette chance. Mais nous leur avons épargné de devoir monter à nouveau dans un camion et d'être battus ou maltraités. Après n’avoir connu que violence, ils ont reçu un peu de tendresse avant de partir vers un autre monde. Nous les avons pleurés… et admirés pour leur courage.


           animals 3436

Les autres ont la chance de pouvoir vivre ici avec nous et de profiter de chaque instant de leur nouvelle vie.

           animals 3720

Nous travaillons de 6 heures du matin jusqu’à 1 heure dans la nuit, nous leur donnons tout et sacrifions notre vie pour eux, mais rien ne serait possible sans VOUS.

Nous vous remercions infiniment de nous soutenir, de nous aider à continuer, de nous permettre de changer leur vie et de leur faire découvrir la paix, la liberté, le respect et l’amour.

MERCI POUR EUX.


Comme chaque année, en 2013, nous avons été confrontées à une suite infinie d’abandons, de maltraitances, d’empoisonnements…

Juste au cours de ces six derniers mois, La ferme des rescapés a recueilli 11 chiens. 6 d’entre eux étaient en fourrière, 4 étaient abandonnés, tous allaient être euthanasiés. Voici leur histoire :

  • DIANE a été en fourrière suite à un abandon. Elle a déjà 12 ans, elle est très craintive et ne quittera plus La ferme des rescapés ; tout comme ATHOS, un setter irlandais de 9 ans. Il a adore courir et se défouler.

  • ANNA, une femelle coton de tulear a été recueillie couverte de gale, très maigre et malade. Sa maîtresse a été hospitalisée et la famille n'est venue que 3 fois en un mois pour nourrir et abreuver les animaux. 3 chats sont morts de soif enfermés dans la maison. Anna cherche aujourd'hui une nouvelle famille où elle sera chouchoutée.

  • RAOUL, un setter d’environ 7-8 mois vient aussi d’une fourrière. Il a un retard de croissance et de l’arthrose mais c’est un chien adorable, gentil avec tout le monde. Il est à l’adoption.

                animals 3564

  • LILOU et LUKE sont deux chiots qui ont été trouvés dans un carton, dans une poubelle. Ils ont dû beaucoup souffrir d’un manque de nourriture. A l’adoption.

  • CAREY vient d’une fourrière. C’est une magnifique chienne setter anglais (1-2 ans) qui adore tout le monde et qui cherche la compagnie, par contre elle n’aime pas les chats. A l’adoption.

  • SOUM, une X golden de 6 ans a été abandonnée suite au décès de sa maîtresse. C’est une chienne dominante qui n’aime pas les chats.

  • Enfin, CROKER, RUBY et SMOKEY, ont été abandonnés devant un refuge et ont été amenés en fourrière. Ils étaient très craintifs mais ils font beaucoup de progrès.

                animals 4151

Face au nombre infini de chiots qui naissent chaque année, également chez de nombreux particuliers qui veulent arrondir leur fin de mois en vendant la portée, les fourrières euthanasient de plus en plus de jeunes chiens en bonne santé.

          animals 4233

Même si beaucoup de chiens connaissent un mauvais sort, ils ont la «chance» de ne pas être aussi haïs que les chats. Les chats, qu’ils soient sauvages ou pas, sont de plus en plus considérés comme des nuisibles qu’il faut «éliminer».

                  animals 4253

Empoisonnés par dizaines, piégés puis gazés, ils sont tués en masse, sans que cela ne suscite la moindre réaction. Les gens se sentent «envahis» par cinq chats errants ou «dérangés» par une mère en quête de nourriture pour ses petits.

          animals 4021

Rares sont ceux qui vont les nourrir, uniques ceux qui prendront la décision de les garder et de les faire stériliser. On nous a fait part plusieurs fois de cas où des chats sont piégés puis torturés (brûlés, battus, utilisés comme appâts pour des chiens…)

 

          animals 3532

La ferme des Rescapés travaille avec la police municipale et plusieurs mairies pour recueillir des chats abandonnés, craintifs, sauvages, maltraités… et leur offrir un nouveau «chez eux». Nous prenons aussi parfois des chats de refuges ou de SPA qui ne partent pas à l’adoption. A la Ferme des Rescapés tous les chats vivent avec nous dans la maison et ont ainsi de la compagnie s’ils le souhaitent, mais ils peuvent aussi sortir, soit dehors dans le jardin et les prés avoisinant, soit dans un grand parc clôturé.

              animals 4261

La Ferme a également accueilli cette année des chats avec des troubles du comportement ou pas propres que les propriétaires ne pouvaient ou ne voulaient plus garder. Certaines personnes étaient obligées de se séparer de leur animal pour des raisons de santé ou de départ à l'étranger mais ils n'ont trouvé personne à qui confier leur compagnon un peu difficile.

 

             animals 4265

La situation ne se dégrade pas uniquement pour les animaux de «compagnie» mais aussi pour les animaux d'élevage et de rente.

Au début de l'année, l'association a pris des chèvres d'un élevage laitier où elles mouraient par manque de nourriture et de soins. Quelques chevreaux d'élevages ont aussi été élevés au biberon pour éviter qu'ils ne finissent à l'abattoir.

Mais cette année sera surtout marquée par l’accueil de 17 équidés ! Les voici :

  • RYKER et MARYLAND sont un couple inséparable de trotteurs, tous deux âgés de 23 ans. Leur propriétaire est parti en maison de retraite et la famille les aurait mis à l'abattoir.

  • ARIANE DE LORGERE est une jeune trotteuse, très méfiante, qui ne se laisse pas prendre au pré et qui a très peur de l'homme. Elle a été séparée très tôt de sa mère et a certainement été battue.

 

 

                  animals 4202

  • SUGAR (alias Lara) est une ponette d'environ 12 ans, sauvage, inapprochable, intouchable. Elle devait être abattue parce qu'elle était jugée folle, «conne» et dangereuse. Elle a dû être violemment battue, elle est d'ailleurs arrivée ici blessée et il a été très difficile de la soigner. Elle est venue avec MYFAIR, une jument de 20 ans, ancienne jument de club puis poulinière chez un marchand. Mais après une échographie, un vétérinaire l'avait déclarée «vide» et elle allait partir pour la boucherie. Grâce à nos donateurs, elle avait pu être rachetée. Le 16 novembre, elle a mis au monde un magnifique poulain, que nous avons nomné WOUNDED KNEE. Si à cause du vétérinaire, il n'a failli jamais exister, maintenant il grandira dans un tout autre millieu que celui d'où vient sa fière maman !!!

               animals 4062

  • ARABELLA et ses enfants CARRY HOME et SAHEL viennent de la foire de Maurs. Arabella est couverte de mélanomes.

  • KATALINE, une grande ponette de 19 ans, allait être abattue pour sa viande. Elle a longtemps travaillé dans un centre équestre, mais n'a aucun problème de santé. Elle est à l’adoption.

  • ARTHUR, un vieil âne de 23 ans a été trouvé squelettique sur une foire. Couvert de poux, complètement négligé, il était dans un état pitoyable.

  • LUTHER, AFGAN, RADJA, JASON sont quatre hongres qui allaient être abattus pour leur viande. Luther, Afgan et Jason on été vendus à un marchand par un homme qui a fait croire à leurs anciens propriétaires qu'il les garderaient «pour le plaisir» jusqu'à leur mort naturelle. Aucun des trois anciens propriétaires ne s'est donné la peine d'aller voir où il plaçait leur cheval. Tous les 3 les ont fait apporter chez cet homme par un transporteur. Ils n'ont cherché qu'à se débarrasser de leur vieux compagnon qui les a loyalement servis pendant 20 ans. Au cours de la période où ils sont restés chez cet homme, une plainte a été déposée par des voisins pour absence de nourriture. Les services vétérinaires se sont même déplacés (!!!!) et ont recontacté les anciens propriétaires de Afgan et Luther car le changement de propriétaire n'avait pas été fait aux Haras nationaux. Mais alors qu'il leur a été signalé que leurs anciens chevaux étaient en train de mourir de faim, aucun des deux n'a cherché à les reprendre. Afgan ne s'est jamais remis de cette période. Il est arrivé ici très maigre, affaibli et il reste très fragile. Il ressemble à un cheval de 30 ans alors qu'il n'en a que 24. Il a eu besoin d'un dentiste et reçoit une alimentation complémentaire.

    Radja est un DSA (demi sang arabe) de 8 ans. Grâce à ses papiers, nous avons pu retracer son passé. Radja a eu 6 propriétaires, a connu au moins deux marchands et un tas de marchés. Acheté par des personnes sans expérience alors que Radja est une boule d'énergie au caractère farouche, il a été envoyé d'un endroit à un autre. En mars, il a été acheté sur une foire par une directrice de centre équestre en Dordogne. Mais cette dernière s'est rendu compte que Radja, malgré ses 8 ans, avait de graves blessures sûrement dues au saut d'obstacle. Fractures, tendinites... Il ne peut plus faire aucun effort sans boiter. La directrice du centre équestre a vendu Radja à un marchand le jour même où le vétérinaire lui a annoncé qu'il ne pouvait plus être monté !!! Bien qu'il soit au courant de ses fractures, le marchand a encore ferré Radja et l'a monté lors d'une course organisée dans un village. Radja a été tellement torturé de douleur en étant constamment monté et ferré malgré ses fractures, qu'il ne se laisse plus toucher. Il tape dès qu'on veut lui prendre les pieds.

             animals 4127

  • GAMINE nous a été confié par la SPA de Bergerac. C'est un vétérinaire qui a convaincu son propriétaire de la céder. Gamine est malade et il ne voulait pas dépenser de l'argent pour la soigner ou la nourrir correctement. Elle a eu besoin d'un dentiste et de médicaments. C'est une jument de 19 ans qui va rester fragile.

  • RAINBOW, un poney de 2-3 ans, était attaché au bord d'une route entre des machines agricoles. Il n'avait pas d'eau à sa disposition ni d'abri pour se protéger de la pluie et du vent.

Ces 17 équidés forment maintenant un troupeau heureux et harmonieux. Par contre, ils nous ont obligées à construire un nouvel abri pour 4000 € et ont entraîné beaucoup de frais supplémentaires.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:07

 

Au cours de l'année 2012, de nombreux animaux ont trouvé refuge à la Ferme des Rescapés.

 

La star de l'année est bien sûr Milwaukee, la vache qui est restée 19 ans attachée dans une étable. Après plus d'un an de procédure, elle a pu être libérée !!!

 

Chez les équidés, ils sont quatre a avoir rejoint le troupeau.

Amandine, une ânesse squelettique, souffrant de malformation dues à des carences en nourriture.

Cachemire, une vieille ânesse qui devait partir sur le grand et horrible marché de Maurs. Elle devait être envoyée à l'abattoir.

Flica, une ponette handicapée, libérée de son triste sort sur une foire, et Olaf, un poney que nous avons racheté dans un cirque.

 

En janvier, nous nous sommes battues pour sortir quatre moutons d'un endroit où ils n'avaient rien à manger. Les brebis, maigres et carencées, étaient pleines. Deux n'ont pas réussi à mettre bas, elles ont eu besoin d'une césarienne. La troisième a avorté.

Trois grandes brebis ont été sauvées de l'abattage rituel.

Au cours de l'été, nous avons également accueilli 7 moutons d'un homme qui devait partir à l'hôpital.

 

Tout au long de l'année, nous avons pris des chèvres de réforme ou maltraitées. Certaines ont des fractures du col de fémur, beaucoup sont maigres et carencées.

En janvier et février, La Ferme des Rescapés a pris en charge une quinzaine de chèvres d'élevage, pleines et squelettiques. Un grand nombre d'entre elles ne pouvaient même plus se tenir debout tellement elles étaient faibles. Une partie étaient depuis plusieurs jours sans eau ni nourriture. 8 n'ont pas survécu malgré tous nos efforts et tous nos soins.

En automne, 4 chevreaux ont été sauvés de la boucherie.

 


De nombreux chats ont rejoint notre famille, mais également deux chiens : Lina et Rock, agés de 10 et 17 ans. Ils vivaient depuis 9 mois tout seuls dans la cour d'une maison, suite au décès de leur maîtresse. La famille voulait les faire euthanasier.

 

Deux cochons, une tortue d'eau, des tourterelles et des pigeons, des lapins... la liste est longue !

 

Nous avons entre 5 et 15 coups de téléphone par jour que nous prenons en travaillant. Chaque jour, ou presque, des personnes nous apportent des animaux, des associations nous rendent visite, des visiteurs ou vacanciers passent... mais nous ne sommes pas toujours disponibles.

Chaque visite nous retarde dans notre travail ou avec les animaux.

 

Nous sommes déjà disponibles 24/24h pour les animaux, nous ne pouvons pas l'être pour les humains.

De plus, nous travaillons aussi chaque jour, comme agricultrices dans notre exploitation de fruits et légumes biologiques pour gagner notre vie.

 

Notre travail auprès des animaux est bénévole, l'association n'a pas de salarié.

 

 

 

La Ferme des Rescapés vous souhaite une bonne année 2013.

 

 

 

 

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:03

 

Chers amies, chers amis,

 

Je voulais écrire notre rapport annuel depuis des semaines mais nous avons eu trop d'animaux à soigner, trop d'urgences à gérer, trop de travail !!

A minuit quand je finis ma journée, je suis trop fatiguée pour écrire.


Je devrais maintenant nettoyer les chambres des chats (ce matin nous n'en avons fait que la moitié), suspendre et plier encore 10 machines de linge, retourner à l'étable pour soigner et rentrer les autres animaux, mais Pretty, ma chatte préférée, a fait une encéphalite et est en train de mourir. Elle ne veux pas que je la lâche, elle veut rester dans mes bras. Je prie pour que je puisse la garder, mais il y a peu d'espoir. C'est toujours comme ça, on sauve mais on perd aussi et on ne s'y habitue jamais.

Souvent j'ai le cœur très lourd, plein de peine. La souffrance des animaux me met en colère et me fatigue.


Cette année nous avons été confrontées à un nombre énorme d'abandons. Il y a eu des jours où cinq personnes ou associations sont venues apporter des chats.

La majorité étaient des chats «sauvages» ou plutôt des chats abandonnés qui, à force d'être chassés et maltraités, sont devenus des boules de griffes terrorisées. Ils ont grimpé aux murs, nous ont craché ou sauté à la figure, tellement ils étaient paniqués. Même de très jeunes chatons ont appris de leurs mères de se méfier des humains comme de la peste.

Il n'a pas toujours été facile de les vermifuger mais tous étaient infestés de parasites. Ils vomissaient des vers pendant des jours. Certains chats et chatons étaient très maigres ou malades ; ils avaient déjà des bruits dans les poumons parce qu'ils n'ont pas eu d'abris pour se protéger du froid, de la pluie.

Énormément de chatons furent trouvés enfermés dans les poubelles d'ordures ménagères ou dans des cartons. Ils ont mangé comme des fous chez nous tellement ils étaient affamés, mais beaucoup n'ont pas pu être sauvés car leurs reins présentaient des séquelles irréversibles dues à la déshydratation.

Je les ai pleurés et j'ai maudit les humains.

Quand les chats arrivent chez nous, nous les mettons sous quarantaine et en observation. Plus tard, je vois dans quelles chambres avec quel groupe de chats ils vont aller. Les petits et les craintifs vont dans mes chambres ; les calmes ou indépendants dans les autres.

Souvent, après, les chats décident eux-mêmes où ils veulent vivre et ils circulent dans la maison.

Il y a des chats qui sortent dehors après 4 semaines, d'autres plus craintifs qui préfèrent la sécurité du grand parc clôturé, ses arbres et son atmosphère paisible.

Il faut les observer, contrôler s'ils vont bien ou s'il se retirent ou se cachent.

Le fait que nous accueillons beaucoup de chats est toujours mal vu. Beaucoup de personnes nous demandent : « Mais qu'est ce que vous faites avec tous ces chats ??? »

La seule chose que je peux leur répondre est : « Je leur offre une place dans mon coeur.»


Nous mettons au minimum 6 heures par jour pour nettoyer les chambres des chats et 3 heures pour les nourrir et soigner. Donner des comprimés, faire des piqûres, laver des plaies, traiter un ulcère, nettoyer les yeux, soigner une conjonctive... Nous faisons tout nous-mêmes.

Certains jours, j'ai nourri jusqu'à 10 chats ou chatons squelettiques ou malades avec la seringue, car ils ne mangeaient plus par eux-mêmes.


Les chats attrapent beaucoup de maladies et sont victimes d'un virus pire que l'autre. Quand les chats abandonnés survivent en groupe quelque part, il est rare qu'ils ne soient pas atteints ou porteurs du calicivirus ou du typhus.

Nos chiens ne sont pratiquement jamais malades, mais pour les chats nous dépensons en moyenne 500 € de frais vétérinaire pour les médicaments.

Cette année, nous avons en plus acheté un inhalateur professionnel et un appareil d'oxygène pour les chats en détresse respiratoire (pour un total de 700 € dont seulement une partie a été payée par l'association). Ces appareils nous rendent plus indépendants du vétérinaire.

 

L'appareil d'oxygène a déjà sauvé plusieurs chats cette année comme :

  • La Bonnie-maman

La Bonnie-maman est une chatte qui vivait dans une ferme où nous avions déjà récupéré plusieurs chatons. Malheureusement, les propriétaires n'étaient jamais prêts à nous la céder. Elle faisait 2 à 3 portées de chatons par an, toujours dehors. (Nous avons aussi retiré de cette ferme deux chiens, toujours attachés, toujours sans abri.)

La dernière fois que nous étions là-bas, la chatte boitait énormément. J'ai pu l'attraper et j'ai expliqué à la fermière que je l'amenais chez le vétérinaire (à mes frais bien sûr). C'est le border colley de la ferme qui chassait la chatte et qui lui  a cassé la patte.

Le vétérinaire a constaté une fracture ancienne compliquée et plusieurs tendons déchirés… La seule solution fut l'amputation complète de la patte avant.

Après l'amputation, la Bonnie-maman a fait une pneumonie et un œdème pulmonaire, qui l'ont presque fait étouffer. Elle a passé plusieurs jours et nuits sous oxygène. Toutes les deux heures, il a fallu contrôler si la cage ne chauffait pas trop et aérer. Je me suis levée deux à trois fois par nuit pour aller voir ; j'ai passé des nuits entières, anxieuse, à veiller, impuissante face à ses crises de détresse respiratoire.

Aujourd'hui, elle est – après un long traitement – en bonne santé. Elle passe la plupart du temps sur le lit !!!

  • Marry-Lou

Marry-Lou était une chatte très sauvage, capturée par des employés d'une usine et destinée à être tuée. Une jeune employée a eu pitié et l'a apportée chez sa mère qui nous a appelées pour savoir si nous pouvions la prendre. Elle a fait un long trajet pour nous l'amener. Marry-Lou s'est cachée plusieurs semaines sous les meubles. Un jour nous avons vu qu'elle boitait en arrière et nous l'avons amenée chez le vétérinaire. La radio a montré une fracture compliquée au niveau de l'articulation de la hanche. Elle a subi une longue opération et une broche lui fut posée. Deux jours après l'opération, elle est devenue paralysée des pattes avant. Le vétérinaire l'a reprise en observation et l'a remise sous perfusion le temps d'une journée. Le lendemain, elle a brutalement fait une pneunomie et s'est retrouvée en détresse respiratoire. L'oxygène l'a sauvée.

Après de nombreuses séances de kinésithérapie pour sa patte arrière, elle marche aujourd'hui presque normalement.

Elle me suit partout et m'attend chaque matin dans la salle de bain pour avoir de la nourriture spéciale (elle adore le steak haché) !!


Tous les chats qui vivent ici étaient des chats menacés, chassés, maltraités ou abandonnés dont personne ne voulait.

Un jour ils viennent vers moi pour se frotter ou restent simplement sur place sans repartir se cacher. Un jour ils dorment détendus sur le lit, même si je travaille à côté. Ils ont trouvé leur paix, leur maison et leur famille et je sais pourquoi nous luttons, nous sacrifions notre santé, nos amis, notre vie.


Il y a, bien sûr, des moments où je ne peux plus, où je suis trop fatiguée, trop malade, où je voudrais entrer dans une chambre sans la nettoyer, manger quand j'ai faim, dormir quand je suis fatiguée ou lâcher prise sans avoir peur qu'il arrive quelque chose.

Quelquefois je me demande pourquoi je fais tout cela, face aux milliers d'animaux qui meurent chaque jour.


Je regarde alors par la fenêtre et je vois la vache Milwaukee, qui marche dans le pré après 19 ans de prison. Elle qui a toujours été attachée dans une étable, qui n'a jamais vu la lumière, qui n'a jamais pu marcher dans un pré. Pendant les derniers mois, elle n'a même pas eu assez à boire et à manger.

Un jour ma fille Morlind est venue avec un transporteur. Ils l'ont détachée de sa chaîne et l'ont fait monter dans un camion pour l'amener ici, à la Ferme des Rescapés.


Milwaukee, la vache qui ne savait presque pas marcher vit maintenant paisiblement avec les chèvres et les moutons qui étaient destinés à l'abattoir. Elle ne demande pas pourquoi elle a eu cette chance. Les autres non plus. Elle adore vivre et profite de chaque instant. Elle nous fait confiance après 20 ans de souffrance.

Quand Morlind la rentre le soir, avec la jument aveugle et que les 45 chèvres et 50 moutons en bas l'attendent et la suivent à l'étable, je suis fière de ma fille.

 

Je vous souhaite une bonne nouvelle année, bonne santé et je vous remercie infiniment pour votre soutien et votre confiance.

 

Verena Fiegl

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 21:57

 

Rapport de l’année 2011 de l'association protection animale

La Ferme des Rescapés

 

 

Verena et Morlind Fiegl

Le Fraysse

46700 Cassagnes

Tel : 05 65 36 64 85

Email : protectionanimaux46@gmail.com

Adresse blog : http://lafermedesrescapes.over-blog.org/

 

 

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Nous avons voulu commencer ce rapport de l'année 2011 par un grand remerciement à toutes les personnes qui nous ont soutenues financièrement, matériellement ou par leur précieux travail.

Malgré toute cette aide, l'année fut très rude.

Jamais auparavant nous n'avions été confrontées à autant d'animaux abandonnés et négligés.

 

 

Les chats :

 

L'association a été submergée par des chats et des chatons retrouvés dans la rue, malades, dont de nombreux ont pu être accueilli au cours de cette année.

Certains ont été trouvés dans une poubelle, dans les bois, dans la rue, dans un jardin. D'autres viennent de personnes qui ont été expulsées.

 

Mais les animaux ne sont pas que des victimes, ils peuvent être de vrais héros. Certaines mères-chattes se sont battues, pour leurs petits, contre des hommes et des chiens, alors qu'elles n'avaient ni abri, ni nourriture.

 

Un exemple de notre travail :

On nous a signalé le cas d'une vingtaine de chats squelettiques et malades, vivant dans un jardin, au centre d'une ville.

Personne n'était prêt à les aider, au contraire le voisinage était hostile. Leur apparence pitoyable dérangeait l'image touristique de la ville.

Même si tout le monde voulait se débarrasser d'eux, nous avons été obligés de les piéger la nuit : nous avons retrouvé des chats morts mutilés et maltraités.

 

 

Après deux semaines de travail, nous avons piégé 16 chats, dont 2 qui n'ont pas survécu malgré tous nos efforts. Ils étaient déjà trop faibles, comme 6 autres qui sont morts de faim, avant que nous ayons pu les piéger.

Après quelques mois chez nous, leur poids avait triplé, ils sont devenus affectueux et sociables.

 

Les chiens :

 

Face au grand nombre de chiens qui vivent avec nous (45) et face aux difficultés pour les placer correctement, nous avons pu accueillir seulement 5 chiens cette année.

Une jeune chienne Griffon, abandonnée sur une autoroute et 4 chiens d'une fourrière, destinés à l'euthanasie. 3 de ces 4 chiens sont jeunes et de race, en bonne santé, comme la plupart des chiens qui sont quotidiennement euthanasiés dans les fourrières et refuges en France.

Avec Internet, beaucoup de personnes achètent un chiot, sans réfléchir à ses besoins futurs de compagnie et d'éducation. Nous recevons 5 appels par semaine de personnes qui sont dépassées par l'énergie et la destruction (!!!) de leur jeune chien.

 

 

Les chèvres et les équidés :

 

Notre région a été sévèrement touchée par la sécheresse cette année, entraînant une flambée des prix du foin et de la paille.

Certains éleveurs ont envoyé leurs animaux plus tôt à l'abattoir, d'autres ont simplement réduit les quantités de fourrage.

 

55 chèvres réformées et chevreaux ont commencé une nouvelle vie, cette année, à La ferme des rescapés. Elles y ont découvert la liberté, le soleil, l'herbe et la nourriture à volonté.

 

Nous avons sorti 2 poneys de l'enfer des foires chevalines et offert une retraite à 3 chevaux gravement maltraités, négligés et exploités.

 

Exemple : Julia, jument de race Trotteuse :

Débourrée à 1 an.

Première course à 2 ans.

Réformée et blessée à 6 ans.

Elle évite de justesse la boucherie et devient poulinière. Premier poulain 1 an plus tard.

Deuxième saillie : fausse couche causée par de mauvaises conditions de vie (ni abri ni nourriture suffisante).

Son propriétaire tente une nouvelle saillie, sans changer ses conditions de vie, qui se soldera par un échec.

Julia tombe gravement malade. Son propriétaire souhaite alors se débarrasser rapidement d'elle.

Elle arrivera chez nous squelettique et presque mourante. Elle souffre aujourd'hui encore d'un grave emphysème.

Les lésions dues à la maltraitance et la négligence dont elle a été victime sont tellement graves que son espérance de vie est très réduite (moins d'un an).

 

Son ancien propriétaire, un jockey, est en train de recommencer cette même exploitation sur l'unique poulain de Julia.

 

L'association a également épargné l'abattoir à 70 poules de réforme, d'une batterie d'élevage et a offert une retraite à une dizaine de brebis.

 

 

Je ne veux pas finir ce rapport sans rendre hommage à tous les chers animaux qui sont arrivés ici, mais que nous n'avons pas pu sauver :

Des chatons qui nous ont tant touchées avec leur charme tendre, leur peur, leur insouciance et leur joie. Trop malades, trop négligés, ils ont lutté désespérément avec nous, pour la vie, mais ils ont du enfin abandonner.

Des chèvres qui sont arrivées chez nous, juste pour manger enfin à leur faim, mais qui furent emportées après quelques heures, quelques semaines... par une pneumonie jamais soignée ou simplement parce qu'elles avaient trop été exploitées.

Nous nous souviendrons pour toujours de leurs derniers regards, qui semblaient dire : «Désolé, mais je ne peux plus ».

 

J'aimerais rendre un hommage spécial à «Grossmutter», une chatte âgée, sans foyer ni propriétaire. Elle avait chaque année 3 portées de chatons, qu'elle apportait pleine de fierté à la personne qui lui donnait à manger.

Finalement, cette dernière nous a demandé de la prendre avec ses chatons. Elle est restée enfermée dans un piège chez le vétérinaire, pour sa stérilisation, plusieurs jours sans eau ni nourriture, sous prétexte qu'elle était «trop sauvage».

Chez nous, elle n'a pas arrêté de ronronner sur le lit. Mais elle était trop fatiguée, jamais elle n'avait été vermifugée. Un virus l'a emportée. Durant ce peu de temps où elle a vécu avec nous, elle a montré une telle dignité, une telle bonté et une telle gratitude que personne n'a mérité.

Ce fut un grand honneur de l'avoir rencontrée.

 

Toute cette peine pour nous, toute cette souffrance pour les animaux, mais aussi notre révolte et notre colère contre des personnes qui abusent, exploitent et font mourir des animaux sensibles et intelligents sans aucuns scrupules...

Si nous continuons malgré une énorme tristesse, quelquefois, c'est seulement parce qu'une chose est sûre :

Ils n'ont que nous et nous avons besoin de votre aide.

Merci infiniment pour eux.

 

Tous les animaux et humains de La Ferme des rescapés vous souhaitent de joyeuses fêtes, ainsi qu'une bonne année 2012. 

 

 

 

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 11:37

 2ème partie:                                                                                                         Bilan financier et rapport personnel:

 

Bilan des dépenses, de janvier à décembre 2010 :

DSCF2167.JPG·         Foin : 2650 €

·         Paille : 1900 €

·         Matériel : 2870 € (Piquet, grillage, portail chevaux…)

Frais alimentaires mensuels :

·         300 € nourriture pour chat X 12 mois = 3600 + Nourriture spéciale : 1000 € = 4600 €

·         80 € nourriture pour les oiseaux X 12 mois = 980 €

·         90 € nourriture pour chien X 12 mois = 1080 €

·         70 € nourriture (Pommes, carottes, pain...) pour chèvres, lapins… X 12mois = 840 €

Frais vétérinaire : 4845 €

Frais maréchal ferrant : 560 €

Frais dentiste équin : 540 €

Machine à laver pour les couvertures des chats et chiens : 550 €

Aspirateur : 350 €

Frais de chauffage pour les animaux : 1000 €

  TOTAL 22 765 €

 

Ce montant n’inclut pas les laisses, les colliers, les licols, la litière pour chat, la nourriture pour les vieux chevaux, les produits ménagers et les désinfectants, les dégâts causés par les animaux (déchirure d’un tuyau d’eau = frais de plombier), etc.

Les seuls frais que nous avons pu payer avec le compte de l’association, grâce aux quelques dons reçus cette année, sont : quelques factures vétérinaires, le maréchal ferrant et une petite partie du foin. Et encore cela a été exceptionnel cette année. Nous avons uniquement reçu plus de dons grâce à l’article paru dans « France dimanche ».

Tous les autres frais, nous les avons payés avec nos comptes personnels, en réduisant nos achats au strict nécessaire, en abandonnant le confort, les petits plaisirs, etc. Mais étant donné que nous sommes de simples agriculteurs, cela n’a bien sûr pas été suffisant, et nous avons du piller nos comptes personnels destinés à notre vieillesse, à un accident… Nos économies se sont effondrées.

   DSCF1432.JPG

Quand vous lirez ce rapport, il y en aura sûrement quelques-uns parmi vous qui se demanderont :

Mais pourquoi n’arrêtent-ils pas ?                                                                                                             

Je sais bien qu’un particulier qui prendrait un animal chez lui pourrait lui donner plus d’affection et d’attention que nous. Mais où sont ces personnes qui acceptent des animaux terrorisés, non propres, sauvages, compliqués à cause de leur passé (maltraitance, abandon...) etc. Qui veut des chevaux non montables, des chèvres squelettiques, des chatons sauvages… C’est presque toujours nous ou personne ; nous ou l’abattoir, l’abandon ou la maltraitance… C’est pour cela que nous cherchons encore des places libres. Nous ne sommes pas un refuge classique, mais une famille très nombreuse !!!

On entend aussi souvent : « Vous ne pouvez pas tous les sauver ! Il faut penser à ceux que vous avez déjà sur votre ferme et qu’il faut soigner »

Comme si je ne savais pas qu’il est impossible de tous les sauver ! Tous les animaux que nous refusons de prendre, tous les animaux qui souffrent et meurent dans les fermes à côté de chez nous, où nous ne pouvons rien faire. Tous les rapports, articles... qui racontent la cruauté des humains envers les animaux.  Je ne me crois pas toute-puissante, je ne crois pas pouvoir tous les sauver. Il y a même des animaux sur notre ferme que nous ne pourrons pas sauver à long terme. Il faut vivre avec le calvaire que subissent les animaux, mais lutter contre, un maximum.

Quand j’avais 5 ans, je rapportais déjà des animaux blessés à la maison. Ma mère n’était pas contente. Elle n’a jamais vraiment compris pourquoi j’ai préféré acheter des animaux maltraités, au lieu de vêtements à la mode. Ni pourquoi je travaille en tant que femme de ménage sur la ferme, alors que j’aurais pu continuer mon métier d’assistante sociale et de sociologue. Elle ne pouvait pas s’imaginer que je puisse être plus heureuse sur la ferme avec mes vieux et laids chiens, qui ont été enfermés des années en cage. Les mêmes qui m’attendaient des heures devant la porte pendant que je travaillais. Ils m’ont été reconnaissants d’une façon si spectaculaire que quand j’y repense, je commence à pleurer. Bien sûr, à côté d’eux, il y avait ceux qui y sont restés, que je n’ai pas sauvés.

Mais cela ne m’a jamais laissé tranquille, même si j’étais « raisonnable », que je pensais à ma famille, aux frais… Je les pleure encore, ils ne me laissent souvent pas dormir la nuit. Leurs souffrances que je n’ai pas pu arrêter me hantent, ainsi que les souffrances des animaux que je vois ou connais aujourd’hui, mais pour lesquelles je suis dans l’incapacité (lois) d’intervenir.

Même si je suis physiquement et moralement débordée, même si je rêve parfois de pouvoir me reposer un peu, de rester au lit une journée quand je suis vraiment malade, de sortir quand je veux, il n’y a pas de choix pour moi. Il n’y en a jamais eu. C’est mon devoir. C’est très très dur quelquefois et il y a des moments de panique, de découragement, mais comme me disait une amie récemment : « Ils (les animaux) n’ont que nous. »

Il ne faut pas s’apitoyer sur son sort, il faut voir cette ferme qui abrite des centaines d’animaux ayant subi des maltraitances, ou qui ont été simplement abandonnés. Ils ont pour la première fois un foyer, et une chance de vivre encore plusieurs années dans un habitat chaud, chaleureux et respectueux. Ils peuvent y fonder des amitiés touchantes qui ne seront pas déchirées, et reprendre confiance petit à petit… Ils savent qu’ici ils sont aimés.

Merci pour tous les dons matériels ou financiers, pour vos paroles encourageantes, pour votre générosité, pour votre confiance…                        

Verena FIEGL, fondatrice et présidente de l’association.

 

 

Près de 500 animaux vivent actuellement sur notre ferme :

·         60 chèvres (toutes viennent d’élevages laitiers), 20 moutons, 1 cochon

·         18 chevaux et poneys, 3 ânes, 5 vaches

·         37 chiens, de nombreux chats

·         Près de 50 lapins et cochons d’inde, des octodons, des chinchillas, 4 tortues

·         Environ 100 oiseaux exotiques

·         Environ 20 canards, 5 oies

·         Plus de 100 poules (la majorité sont des anciennes poules d’élevages en batterie)

·         Etc.

Il n’existe aucune reproduction sur la ferme. Tous les animaux sont stérilisés. 

Merci au nom de chacun d’eux, pour votre soutien qui leur permet de vivre une vie meilleure.

 

Vous pouvez envoyer votre don à l’ordre de « La ferme des rescapés » à l’adresse suivante :

L’association protection animale « La ferme des rescapés » 

Le Fraysse 

46700 Cassagnes                                                       

 

Nos coordonnées : « La ferme des rescapés » Chez Mme Fiegl Verena                                                                  Tel : 05 65 36 64 85                                                                                                                                                            Adresse email : protectionanimaux46@gmail.com                                                                                        

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 06:50

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Vous n’avez pas envie de nous rejoindre ???

 

 

Rapport d'activité: Partie 1

Les animaux rescapés    

 

 

 

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Pour commencer, j’aimerais remercier ceux qui, au cours de cette année, nous ont aidés financièrement. Je n’ai pas eu le temps de le faire plus tôt, tellement nous avons été débordés de travail.

Des sauvetages, des urgences, des rescapés, il y en a eu cette année. Mais il y a aussi ces soins quotidiens, qu’il faut apporter chaque jour de l’année à tous nos animaux.

Je vous écris pour vous souhaiter de bonnes fêtes et une bonne année 2011, mais aussi pour témoigner de ce que nous avons vu, fait et sauvé cette année. Les animaux et nous dépendons de votre aide, c’est pourquoi je vous prie de continuer à nous soutenir.

 

Rapport d’activité de l’année 2010 :

Les chevaux et les ânes :

Nous avons actuellement 18 chevaux et poneys ainsi que 3 ânes. Quatre chevaux et un âne sont arrivés cette année.  Une grande partie des chevaux cohabitent avec les cinq vaches que nous avons sauvées l’an dernier.                  

Les juments, Laska (15 ans) et Pilar (27 ans) viennent de marchands d’animaux. Laska était envoyée d’un marché à l’autre, battue lors des transferts, alors qu’elle souffre de malformations. Pilar est âgée et aveugle, personne ne voulait d’elle, elle allait être euthanasiée. Elle s’est très vite adaptée au pré, trouve seule l’eau et sa nourriture ; elle est très intelligente.                                                               

Nous avons accueilli Monroe (une pouliche) alors qu’elle n’avait que trois mois. Sa mère est morte quelques jours plus tôt (chez le marchand), suite à des mauvais traitements et faute de soins. Monroe était triste, perdue, peureuse et sans joie de vivre. Nous avons alors récupéré un ânon (Nigel), qu’elle connaissait d’avant, de sa vie chez le marchand. Nigel est très sauvage, il a peur de la main, panique vite : il a du être beaucoup battu et maltraité. Ensemble, au pré, cet été, ils ont redécouvert la vie ; ils profitent de leur paix, liberté et amitié pour tenter d’oublier leur passé. 

Nous avons fait castrer, pucer et vacciner Nigel cet automne.                    

 

 

Les chèvres :

Nous avons racheté au cours de l’année une trentaine de chèvres de réforme d’élevages laitiers. Elles allaient être abattues rituellement (égorgement sans étourdissement).                 

Nous avons libéré 22 chèvres de très mauvaises conditions, en juillet et septembre. Leur état demandait beaucoup de soins ; 5 sont toujours sous soins vétérinaires. Une chèvre n'a vécu qu'une semaine chez nous. Nous avons tout tenté pour la sauver, en vain... Elle avait une grave pneumonie. Le vétérinaire a constaté que 70% de ses poumons étaient déjà complètement encombrés et qu’il était trop tard pour la sauver. L'éleveur ne l’avait jamais soignée, pire encore, l'a exploitée (lait) jusqu'aux derniers instants. Elle n'arrivait plus à se tenir debout. C'était trop épuisant pour elle. Elle était dans un état squelettique ; elle a passé ses derniers jours chez nous seulement à manger, tellement elle avait faim. Elle a pu passer ses derniers jours au soleil, qu’elle n’avait jamais vu avant.                                                                                    

Une autre chèvre avait une blessure à une patte arrière. Quand nous l'avons recueillie, elle avait l'articulation très gonflée, remplie de pus, due à une blessure non-désinfectée. Elle avait de la fièvre, d’horribles douleurs... Il ne l'a jamais mise sous antibiotique, il n’a jamais désinfecté la plaie... Alors qu'elle ne marchait plus que douloureusement avec trois pattes, il l'a toujours fait monter sur la table de traite, jusqu'à ce qu'elle n'y arrive plus. Elle est toujours sous soins chez nous et elle n’est pas hors de danger. Au début, elle était comme toutes les autres, très méfiante de l'homme, elle avait peur dès qu'on faisait des gestes brusques.

Toutes les chèvres avaient les cornes des pieds très longs et tordus. Elles boitaient et certaines se couchaient de douleur. Malgré nos soins, certaines déformations resteront toujours. Beaucoup ne sont que "peau et os", d'autres, les jeunes, ont des retards de croissance dus au manque de nourriture. Quand nous avons été cherché les chèvres, l'éleveur n'a pas hésité à distribuer de violents coups de pied aux chèvres qui se trouvaient en travers de son chemin.   

Nous avons payé 10 € à 20 € par chèvre libérée des mains de ce bourreau, et quand on voit  comment elles revivent ici, sur notre ferme, heureuses de pouvoir sortir manger de l'herbe, avoir du foin à volonté, la paix, l'amour, la liberté...  nous savons pourquoi nous travaillons jour et nuit.

 

 

 

          

Les chats :

Cette année nous avons encore recueilli beaucoup de chats. Il faut savoir que dans notre département, il n’existe pas de structure publique qui prend les chats. Les quelques particuliers qui s’occupent et récupèrent des chats de la rue, sont des femmes (la plupart âgées) complètement débordées, que ce soit par le travail ou par les frais.

Nous avons pris :

·         Une mère avec ses 4 chatons malades et délaissés dans la nature

·         Dix chats adultes, abandonnés à Cahors

·         6 chatons trouvés ou abandonnés chez nous

·         Plusieurs chats ou chatons amenés chez le vétérinaire par des particuliers pour les faire euthanasier

·         7 chatons délaissés sur des fermes

·         Des chats adultes, d’une décharge, malades et affaiblis. Ces derniers étaient porteurs de deux graves virus. Plusieurs de nos chats sont tombés gravement malades. Pendant 4 semaines, nous avons soigné, perfusé, nourri… les malades le jour comme la nuit.

·         Nous avons également pris en charge Billie, une chatte, qu’un homme a trouvée, blessée, sur le bord de la route en se rendant à son travail. Elle avait la mâchoire fracturée, un œil qui ressortait… Nous l’avons fait opérer puis nous l’avons nourrie pendant 2 semaines grâce à une sonde. Aujourd’hui, elle se porte à merveille, mange seule et ronronne dès qu’elle nous voit !! L’homme qui nous a apporté Billie venait de Toulouse, parce qu’aucune association de cette région n’était prête à payer l’opération et à lui apporter les soins qui en suivait. Pendant qu’il recherchait une association, le vétérinaire a laissé Billie 18h sans soins, il ne lui a même pas donné d’antalgique.                                                                             

 

  Les chats sauvages :

Petit à petit, ils ne disparaissent plus, terrorisés, dès que nous rentrons dans la chambre. Les petits sauvages arrêtent de nous mordre lorsque nous les soignons et commencent même parfois à ronronner pendant les soins. Ils « osent » de plus en plus jouer insouciamment, pour la première fois dans leur vie. Quand ils commencent à oublier leur peur, les maltraitances qu’on leur a fait subir ; ils deviennent des enfants gais ; notre travail est alors récompensé ! Les chats sauvages adorent la chaleur des radiateurs et le confort d’un salon avec des canapés, fauteuils et paniers.  Nous avons des chats qui se cachent derrière le piano ou le canapé pendant un an et qui maintenant, dorment au milieu de la pièce, à côté du chauffage. L’ambiance entre les chats est rarement agressive, ils s’entendent très bien ensemble.

 

Les chiens :

Notre refuge et maison de retraite canine accueille pour le moment 37 chiens. Tous vivent libres avec nous, aucun n’est enfermé en boxe. La nuit, une majorité dort dans la maison, le jour, en dehors des promenades quotidiennes, ils nous suivent pendant notre travail ou sont dans la grande cour devant la maison.  Cette année, nous avons accueilli trois nouveaux :

·         Timo, un setter de 8 ans qui a passé 3 ans dans un refuge après avoir été abandonné. Le refuge a tout tenté pour le placer, mais en vain. Timo est très craintif, timide et se méfie constamment de tous les mouvements humains. Il a du être battu.

·         Pépina, un petit teckel, aveugle. Elle devait être euthanasiée à cause de son handicap.

·         Rouky, un croisé caniche de cinq ans. Son ancienne propriétaire est partie dans une maison de retraite.

Vu le grand nombre de chiens qui vivent avec nous, nous sommes obligés de refuser beaucoup de demandes d’accueil. L’an dernier, nous avons recueilli 11 bergers belges et nous avons pu en placer 8, avec l’obligation de les faire stériliser. La situation pour les chiens n’est pas meilleure que celle des chats. Les refuges sont débordés et obligés d’euthanasier ceux dont ils savent que les chances d’adoption sont minces (âgés, craintifs, handicapés…). Beaucoup trop de gens abandonnent leur jeune animal dès la première difficulté, ou après le décès d’un parent. Nous avons déjà, à plusieurs reprises, été la cible d’insultes, car nous refusons de placer un chiot chez une personne âgée. Mais on nous demande au moins une fois par semaine de prendre un chien dont le/la propriétaire est parti dans une maison de retraite ou décédé.                   

Certains chiens qui ont vécu plusieurs années avec leur maître et qui sont ensuite amenés au refuge, gardent un traumatisme « d’abandon ». Par ailleurs, peu de personnes sont prêtes à adopter un chien de plus de 4 ans, sous prétexte qu’il ne « s’habituera plus ». 

Par contre, le chien Timo, qui a vécu 3 ans dans un refuge s’est très vite adapté à notre maison et à notre mode de vie. Après un certain moment d’observation, il a décidé de s’installer sur le canapé avec les autres chiens et depuis il ne renonce plus à cette place.

Pendant que j’écris ces lignes, un jeune chaton abandonné joue avec un autre chaton (également abandonné), mais plus âgé, en jetant tous mes stylos par terre. Ils ne se connaissent pas mais sont déjà amis et montrent malgré leur triste biographie (l’un d’eux a été maltraité), une insouciance et une joie de vivre qui me récompense un peu après une longue et dure journée de travail.

 

Les nouveaux animaux de compagnie, (N.A.C.) :

Les derniers animaux que nous avons recueillis sont des lapins, des cochons d’inde, des chinchillas, des octodons (ou dègues du Chili), des oiseaux exotiques… Leur anciens propriétaires ne voulaient plus s’occuper d’eux ou les tenaient dans de mauvaises conditions de vie. Même si nous les mettons dans des cages plus grandes, avec une ambiance plus naturelle (paille, foin et bois à la place du plastique et des copeaux de bois), la vie pour ces animaux reste très limitée. Ils n’ont jamais la place, le climat, la nourriture et surtout l’environnement naturel qu’il leur faudrait. Il faudrait les laisser dans leur pays d’origine. Beaucoup de ces N.A.C. sont des animaux de groupe, ici les personnes les laissent souvent seuls. Ils n’aiment pas les câlins mais veulent leur tranquillité et leur intimité. Ils ne sont pas « les nouveaux animaux de compagnie idéaux pour les enfants ». Ils sont très vite stressés, souvent nocturnes… Ne soutenez pas leur commerce, ne les achetez pas. Ne les offrez pas à un enfant ou à un adulte pour Noël.

 

 

 

 

 

 

 

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