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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 10:01
Les deux chevaux sont bien arrivés à la Ferme
Les deux chevaux sont bien arrivés à la Ferme

Les deux chevaux qui ont pu être sauvés grâce à vous sont bien arrivés à la Ferme.

Le gris est un anglo arabe qui a été travaillé dans les courses quand il était jeune, puis il est devenu cheval de centre équestre. Il a certainement été beaucoup travaillé, car il est très fatigué et maigre.

 

Le cheval bai est entré au centre équestre à l'âge de 3 ans. Il y a été travaillé jusqu'à maintenant. Il a le dos bien creusé, il est trop maigre et usé. 

Les deux chevaux ont bien mérité la retraite qui s'offre désormais à eux.

Merci à tous ceux qui ont participé à leur sauvetage et à tous ceux qui soutiennent l'association et qui aident les animaux de la Ferme.

Les deux chevaux sont bien arrivés à la Ferme
Les deux chevaux sont bien arrivés à la Ferme
Les deux chevaux sont bien arrivés à la Ferme
Les deux chevaux sont bien arrivés à la Ferme
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 07:44

La Ferme des rescapés rend hommage à tous ces chevaux réformés par des centres équestres ou des particuliers, non montables ou âgés, qui sont vendus et envoyés par leur propriétaire à l'abattoir. L'association est constamment contactée pour des chevaux qui sont envoyés en Espagne pour y être abattus. La plupart du temps, ils ont servi loyalement l'homme pendant des années, avant d'être considérés comme une charge dont il faut se débarrasser. 

Hier encore, nous avons appris le sort de 3 chevaux réformés de centres équestres, âgés de 20 ans, qui partiront vendredi en Espagne sur une des plus grandes foires du pays, avant d'y être revendus pour leur viande. 

Ce sont de magnifiques animaux encore en parfaite santé. 

 

 

Ci-dessous, voici quelques photos des équidés qui ont eu la chance d'échapper à ce terrible destin et qui profitent de chaque jour qui leur est offert au refuge de La ferme des rescapés.

Hommage aux oubliés
Hommage aux oubliés
Hommage aux oubliés
Hommage aux oubliés
Hommage aux oubliés
Hommage aux oubliés
Hommage aux oubliés
Hommage aux oubliés
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 20:53

César et Grain de beauté sont deux hongres sauvés de l'abattoir l'an dernier.

César et Grain de beauté
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:30

Bianca a été libérée d'un centre équestre où elle était très exploitée. Elle profite enfin de sa liberté retrouvée.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:28
Rosita

Rosita vient tout juste d'arriver à la Ferme des Rescapés. Elle est née en 1984 et est donc très âgée.

C'est un marchand qui nous l'a apportée et donnée. Elle était à l'abandon sur une ferme en vente.

Rosita
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 08:23
Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment

La ferme des Rescapés est aussi un grand refuge pour les équidés. Ils sont presque une cinquantaine à vivre une retraite bien méritée sur ses prés.  

La grande majorité des chevaux a plus de vingt ans. Beaucoup sont des réformés de centres équestre ou des chevaux qui étaient destinés à l'abattoir. Quelques-uns vivaient chez des particuliers qui les ont délaissés, négligés ou mal soignés. 

C'est le cas de Sepia, arrivée à la ferme en décembre. Ses propriétaires l'avait placée en pension dans un club équestre. Elle était montée. D'après la monitrice qui l'a amenée, elle a commencé à tousser, mais les propriétaires ont tardé à faire venir un vétérinaire. Le traitement qu'il a prescrit n'a pas été administré régulièrement ni pendant la durée recommandée. Au fil du temps, Sepia est devenue de plus en plus malade jusqu'à être maintenant emphysémateuse. Malgré sa maladie, des fers lui ont été posés quelques mois avant son transfert dans notre association, dans l'espoir qu'elle puisse être montée de nouveau. 

 

Sepia

Sepia

Chez les marchands qui vendent des chevaux aux abattoirs, nous voyons de plus en plus de chevaux de particuliers. Ils sont âgés, ne peuvent plus être montés et malgré tous les services qu'ils ont offert à leurs cavaliers, ils sont vendus pour éviter les éventuels frais vétérinaire et les frais d'équarrissage. 

C'est le cas d'Etoile, une jument de 23 ans qui a été montée pendant vingt ans, de l'Alana, une anglo de 24 ans qui a participé à des courses puis qui a donné naissance à cinq poulains, et de Peter qui a fait de la compétition, puis qui a été utilisé dans un club jusqu'à ses 24 ans.

Tous devaient partir à l'abattoir en Espagne. 

Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment
Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment

Pour les chevaux âgés, l'hiver est toujours difficile, surtout pour ceux qui sont maigres et pour ceux qui souffrent d'arthrose.

Les plus fragiles sont dans leur box ou portent des couvertures.

 

Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment
Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment

Ils vivent toujours en groupe dans les prés. Certains nouent des amitiés très fortes à la ferme et deviennent inséparables. 

 

Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment
Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment
Une cinquantaine d'équidés vit à la Ferme en ce moment
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:22

animals-1840.JPG

 

Le récit de Lara

Je les ai vues en premier.

Elles sont arrivées avec une voiture pleine de chiens, derrière le camion du marchand. Ensemble, elles sont entrées dans notre pré pour nous regarder. Elles n'étaient pas le genre de «femmes-cavalières» avec leurs pantalons d'équitation et leur hautes bottes noires qu'elles portent partout pour montrer qu'elles appartiennent à un chic club. Non, ces deux femmes portaient des vêtements simples et usés. Elles me semblèrent différentes.

La plus jeune des deux alla voir «Myfair», mon amie anglo-arabe rencontrée lors du dernier marché. Elle lui parla calmement et gentiment.

L'autre femme, sa mère certainement, m'observa d'une certaine distance et n'essaya pas de m'approcher.

«Je les ai achetées pour la mort», a lâché le marchand qui venait de nous rejoindre dans le pré.

«La grande – il montra Myfair du doigt - elle est gentille, mais elle est vieille et elle est «vide». Il cracha ce dernier mot avec beaucoup de mépris.

«Je lui ai fait faire une échographie. Elle a couru, travaillé pour des randonnées et pouliné, mais vous pouvez la monter de temps en temps.» rajouta-t-il.

«Elle a peut-être mérité sa retraite maintenant alors», répondit l'une des deux femmes, sèchement.

Mais le marchand s'avançait déjà vers moi.

«Elle, par contre, elle ne vaut rien, elle est folle. On ne peut même pas l'approcher, ou lui mettre un licol. J'ai déjà les papiers nécessaires du vétérinaire pour les mettre à l'abattoir. Et elle, elle ne mérite que ça. Je l'ai échangée avec deux autres contre une de mes juments. Je ne veux pas m'emmerder avec une bête comme elle», dit le marchand.

«Pourquoi coûtent-elles 1000 € alors, si elles ne valent plus rien ?», demanda la jeune fille.

«Le prix de la viande est à plus de 2 € le kilo, pour le moment», répondit le marchand.

Ils commencent à négocier et je m'éloigne davantage d'eux. A chaque marché, nous valons moins ou on nous traite avec plus de mépris et de brutalité. Les marchands nous échangent, nous chargent, déchargent, toujours un bâton à portée de main.

Le bruit des voitures me tire de mes sombres souvenirs. Ils s'en vont tous et nous laissent là.

Mais dans l'après-midi, nous sommes à nouveau dérangées. Les deux voitures des marchands et le camion de transport montent le chemin. Nous allons de nouveau partir, je le sais, mais où ?

 

Trois hommes arrivent et nous chassent dans une sorte de cour. Nous sommes coincées, j'essaie de retourner et d'éviter les pièges mais en vain. Mon corps encaisse les coups de bâtons. Ils me chassent dans le camion et ferment la séparation. Je ne peux plus me retourner.

Je suis complètement bloquée, seule et en panique. Un des hommes se penche au-dessus de moi, il veut me mettre un licol. Ses mains me touchent. Je me cabre, je tente de l'éviter, de me sauver, je suis terrifiée. Les hommes sont énervés, crient et deviennent de plus en plus brutaux. L'un d'eux me passe un fil autour du cou. J'ai l'impression d'étouffer. Je me débats du mieux que je peux, j'essaie d'éviter leurs mains et les coups.

Ils ont réussi à me passer le licol, je saigne beaucoup des antérieurs. Une violente douleur saisit ma tête et je ne vois plus rien avec mon œil gauche. Je suis en sueur.

Myfair est chargée à l'arrière du camion, elle tremble. La porte se ferme et nous sommes en route.

Vers où cette fois-ci ? Le énième marché ? L'abattoir que Myfair craint autant ?? Nous sommes toutes les deux terrifiées.

Le trajet est relativement court. Nous arrivons dans une ferme, des chiens aboient, j'entends des chevaux.

Le camion s'arrête. Un marchand ouvre ma porte, l'autre celle de Myfair. Elle a peur et refuse de sortir du camion. Le marchand la tire, elle tombe et se blesse au-dessus du sabot.

L'autre marchand tire sur ma corde mais je suis tétanisée. Je refuse de faire un pas en avant.

La jeune fille de ce matin vient d'arriver. Elle demande à prendre ma corde, mais les hommes veulent rester maîtres de la situation. L'un vient de remonter dans le camion et me frappe par derrière. Je fonce tellement vite qu'il perd ma corde. Où suis-je ? Où dois-je aller ?

«Elle s'est échappée» crie l'un des marchands. Le ton de leurs voix me fait peur. Ils sont énervés et prêts à tout.

Ils m'ont dépassée et me rechassent en direction du camion. Myfair est toujours là, je me rapproche d'elle. Avant que je ne comprenne ce qui nous arrive, les deux hommes ont réussi à nous chasser dans un grand box. La porte se ferme.

L'un des marchand rattrape ma corde, l'enroule autour de la porte en fer et me tire vers lui. La porte claque terriblement, je panique, je me cabre. Le bruit est terrible. Myfair, l'obéissante et soumise, s'est laissée enlever la corde. Elle se tient à côté de moi. Ses flancs tremblent.

«Calme-toi, sinon ils vont te tuer», me chuchote-t-elle.

 

Les hommes se calment, les femmes ne sont pas contentes du déroulement du déchargement. Ce sont les deux mêmes que ce matin.

Enfin, on me défait ma corde, je me réfugie derrière Myfair au fond du box.

«Je vous ai prévenues», dit le plus jeune des deux hommes.

«Ne venez pas vous plaindre, elle est folle. Elle ne vaut rien, elle devrait mourir ; elle est dangereuse, faites attention. Même le vétérinaire le trouve», rajoute l'autre.

Après quelques minutes, les hommes s'en vont avec le camion. Les deux femmes reviennent nous regarder.

«Elles sont dans un sacré état», dit la jeune fille.

«La petite blanche n'a que peur, heureusement qu'on la prise. Ils l'aurait tuée avant qu'elle n'arrive en Espagne, Roumanie ou Italie», ajoute sa mère, Verena.

 

Je les observe, méfiante, je me cache derrière Myfair. Elle nous donnent du foin, de l'eau et quelques carottes. Délicieuses !!! Je n'en ai plus mangé depuis des années.

 

Le lendemain, Morlind revient et appelle sa mère : «Regarde ses blessures. Il y a du pus partout.»

Elles essaient de m'attraper, de me prendre au licol. Je fonce partout dans le box, saute sur la botte de foin, redescend et fonce vers eux. Mais elles ne crient pas, elles n'ont pas de bâton, elles sont calmes et Verena me parle. Elles arrivent à me bloquer entre le grillage et la botte de foin. Verena commence à me masser la nuque. Je reste tétanisée, j'ai terriblement peur. J'arrête presque de respirer. Contre ma volonté, je commence à me sentir bien. Non, c'est un piège ! Elles veulent me mettre une longe, je fonce ! Elle ne s'énervent pas, mais recommencent avec patience et parviennent à leurs fins. Elles essaient de m'attacher, mais je connais cela. Je me cabre, je tire de toutes mes forces, je fonce en arrière.

Morlind n'est pas impressionnée, elle entre dans le box et me donne des médiments. Après, elle met quelque chose qui pique et qui pue sur ma blessure. J'explose de nouveau.

Mais elles n'arrêtent pas. Elle revient et met quelque chose dans mon œil meurtri. Cela me fait du bien mais j'explose et me cabre quand même. Mais elles ne me tapent pas, Verena me tend une nourriture qui sent terriblement bon. Je dois le manger de sa main. Bien sûr que non !!! Elles sourient et s'en vont après avoir versé la nourriture sur le sol. Un tas pour moi, un tas pour Myfair.

Dès qu'elles ont disparu, je mange lentement avec plaisir.

J'ai l'impression que nous sommes un jour spécial. Je demande aux autres chevaux dans le pré avoisinant, qui ne s'intéressent déjà plus à nous : «Nous sommes où ici ?»

«Vous êtes sur la Ferme des Rescapés » répond une vieille jument boiteuse.

«C'est quoi ça «rescapés»? je demande la bouche pleine.

«C'est toi là, petite idiote !!! Tu es une rescapée, comme nous tous d'ailleurs », répond un joli poney noir.

Je demande à Myfair : « Alors il ne va pas revenir le marchand ?? ». Elle ne répond pas tout de suite. Elle est fatiguée, maigre, pleine de cicatrices dans son visage et aux antérieurs, elle a le dos courbé et plein de douleur. Et malgré tout, elle me semble soudain rajeunie très belle et plus légère. Elle me regarde avec ses yeux magnifiques qui reflètent sa bonté puis dit simplement : «Non, je ne crois pas. »

Elle regarde Verena, qui marche aussi un peu fatiguée, mais qui me semble elle aussi plus jeune aujourd'hui. Elle s'approche de nous et nous salue avec un regard complice : «Bienvenue sur la Ferme des Rescapés» dit-elle.

 

 

UN GRAND MERCI A TOUTES LES PERSONNES QUI NOUS ONT AIDEES – DANS UNE VAGUE DE SOLIDARITE - A LIBERER CES CHEVAUX ET A LEUR OFFRIR UNE MEILLEURE VIE.

 

Verena et Morlind FIEGLanimals-1845.JPG

 

 

Explication sur la foire de Maurs :

A Maurs,se tient trois fois par an le grand marché de France des équidés. Environ 1000 chevaux, poneys, ânes sont réunis certains viennent même d'Espagne, de Belgique... etc.

80 % sont pour l'abattoir (comme les poulains de trait pour l'Italie), d'autres partent en Roumanie ou Espagne...

La brutalité des marchands y est indescriptible. Ils se saoulent dès le matin et comme les chevaux et poulains sont pour la viande, leur état et blessures ont peu d'importance. Il n'y a pas de vétérinaires qui interviennent, ni d'associations de protection animale. Ce marché est l'enfer pour les équidés, tout le monde le sait, mais il est protégé par «la tradition». Comme nous disait un responsable de « One Voice », Maurs c'est un rassemblement pour l'abattoir, c'est normal.

Chaque année, la Ferme des Rescapés essaie de sauver au moins un équidé de cette foire.

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 20:19

La ferme des rescapés a pris en charge il y a deux semaines, Shalown, une jument de 20 ans, laissée à l'abandon dans un pré, par un centre équestre.

P3290008.JPG

Elle est très maigre, emphysémateuse et souffre d'une maladie de peau non soignée.

Ne pouvant plus être montée, ses anciens propriétaires ne lui ont plus apporté ses besoins élémentaires : elle n'avait aucun abri et pas suffisament de nourriture.

 

P3290006.JPG

 

 

Etant donné qu'elle était très attachée à un de ses compagnons de pré, nous l'avons prise avec Prince, un autre "réformé" de 24 ans.

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 19:49

Une amie de notre association a écrit ce compte rendu, suite à sa viste de l'horrible foire chevaline de Maurs dans le Cantal.

J'aimerais que les personnes se rendent compte des souffrances endurées par de nombreux chevaux de particuliers ou de centres équestres, d'ânes, et de la majorité des chevaux de trait.

 

Voici son rapport :

 

Arrivée le matin, il faisait froid et de la neige fondue tombait, déjà pour commencer pas réjouissant.

J'aurais aimé faire "light", afin d'épargner les âmes sensibles, qui en ont assez , depuis une bonne décennie (et je les comprends) de lire mes comptes rendus de ce marché de la honte, mais les faits sont là, inchangés.

 

Donc en ce jeudi 3 mars, j'ai essayé d'éviter le secteur des chevaux lourds, la fatigue, d'abord, ensuite l'écoeurement, l'angoisse même, de voir les horreurs habituelles, mais je n'ai pu y échapper, j'ai donc assisté sommairement à la pesée, au chargement et à l'embarquement. Les animaux étaient triés et achetés par lots, par les italiens en majorité. Des poulains en grand nombre (un peu plus d'un euro le kilo, 7 francs environ, soit 400 euros), et des "réformés", poulinières d'âge qui ne sont plus "remplies", pauvrettes, juste des "ventres" bradées. Un prix, une coupe sont même décernés à celui qui possède le "meilleur  poulain gras" et la "meilleure poulinière de réforme", on nage dans le plein surréalisme. Eh oui ! Nous sommes bien en 2011 dans notre chère France, bien "profonde", notre beau pays, alors braves gens qui aimez les animaux, évitez les jours de "foires chevalines".

Les camions de la mort étaient remplis de poulains et de juments de trait, qui avaient été auparavant chargés "à la sauvage" à coups de baton visés précisément et sauvagemment, sur la tête vers les yeux, ce qui les affolait un peu plus, dans le bordel complet régnant déjà, et cette pluie de coups, à vous faire pleurer et crier de rage.

 

Revenons à nos moutons, enfin à nos équidés, du mini poney au percheron, tous n'ont évidemment par le même sort, sachant que plus c'est petit, plus c'est prisé et donc cher. Nos braves lourds n'ont guère de débouchés, à part quelques cultivateurs bio, donc étant "élevés" uniquement pour finir en steaks, c'est ainsi qu'ils terminent  leur vie, à peine commmencée. Des chevaux de selle aussi en grand nombre, de clubs ou de particuliers, vendus ou échangés aux maquignons, arrivent là.

En résumé, les lourds en Italie, les selles vieux ou maigres pour l'engraissement et la boucherie en France.

 

C'était la braderie, "les soldes" pour ces pauvres vieux devenus inutiles et gênants, dont personne ne veut, et avec les coûts de l'équarrissage maintenant, qui voudrait s'encombrer de vieux "canassants"??

Un couple formé d'une jument de 24 ans et d'un poney de 31 ans étaient à vendre ensemble car soit disant inséparables, 500 euros les deux. Pauvres, je les plains, ils sont partis chez un engraisseur, alors que le vendeur m'avait dit : il faut les sauver, ne pas les faire tuer, ne pas les séparer, du blabla.... Il s'en est débarrassé au plus vite sans que j'ai eu le temps de dire ouf. je suis dans la peine pour eux, j'y pense, encore et encore.

 

Quelques animaux maigres, beaucoup de maladies de peau, des pieds très longs, mais à quoi bon les faire parer puisqu'ils vont à la "casse", ceux des ânes en particulier, lequels ont peu de chance de trouver une bonne maison.

Une annesse avait des babouches aux 4 pieds, bien sûr comme excuse le type a dit : je viens de l'acheter ! Les bobards habituels. Une autre était maigre et son petit la têtait encore mais elle n'avait guère de lait ! Certains équidés n'étaient ni pucés ni identifiés (hors la loi).

 

C'est bien symbolique que de sauver un équidé, vu le nombre. Enfin DAISY est sortie de cet enfer, belle et brave jument anglo-arabe, très stressée et perturbée, hautes origines, qui a eu de la valeur, elle a 20 ans, elle est foutue, elle aurait fait une chute ? D'où l'état de son postérieur gauche et du déhanchement. Ses sabots sont en piteux état. J'ai donc fait mon possible (sans conviction, c'est si décourageant) et craqué pour Daisy dont l'avenir était sombre. Née en 1991, vendue par son maître, un pépé fort peu reconnaissant, à un marchand qui allait la ramener chez lui pour la tuer, un boucher voulait l'acheter le matin mais l'offre n'ayant pas convenue, le pépé n'a pas cédé, et finalement bradée en fin de foire, moins chère qu'à un boucher, tant mieux pour elle, et bien fait pour lui. J'ai craqué pour d'autres aussi d'ailleurs, mais faute de pouvoir faire mieux... j'ai distribué quelques morceaux de sucre.

 

Voilà en gros la journée passée à la foire aux chevaux de Maurs la Jolie (la Nice du Cantal). On en revient cassé, détruit, démoralisé,épuisé physiquement et mentalement, on a des envies de meurtre, ce ne sont pas les équidés qu'il faut éliminer mais tous ces marchands de mort qui gagnent leur fric et les envoient au couteau tout en se plaignant qu'ils ne vendent rien, que la "marchandise" ne vaut plus rien, que les temps sont durs, que les foires ne marchent plus, qu'ils n'ont jamais vu ça, l'éternelle litanie de ces bourreaux, de ces assasins...

 

Pas de contrôles, c'est l'anarchie totale, les lois sont bafouées.

Les équidés n'avaient ni foin ni eau, pendant que leurs propriétaires s'empiffraient et picolaient (et pas avec de l'eau).

 

J'ai été sollicitée par des marchands, entre autres pour des ânes mâles non castrés et non pucés, je n'ai pas pu donner suite.

 

 

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