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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:20

Nous avons sorti ces deux chèvres d'un élevage régulièrement "contrôlé" par la DDSV.

Malheureusement un commentaire est inutile, la photo parle d'elle même.

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Nous espérons pouvoir les sauver, mais la blanche est dans un état déjà bien critique. Elle a cinq ans. La marron en a deux.

 

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:03

Au cours de ces derniers quatre mois, le troupeau d'équidés de la Ferme des Rescapés a beaucoup changé. Certains sont arrivés, d'autres ont été adoptés. Voici un petit aperçu :

 

Olaf et Prince sont partis dans une superbe famille en Dordogne.

IMG_1654-copie-1.JPG

P3070012

 

 

Amandine, une anesse handicapée, maltraitée et rachitique, est arrivée à la Ferme, il y a quelques mois.

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En décembre, une jeune jument, un peu sauvageonne et peureuse est arrivée.

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Deux trotteurs français agés 23 et 25 ans ont également rejoint le troupeau fin février, peu avant Myfair et Lara.

Ils étaient pour la boucherie.

Photos à venir.

En ce moment, 5 ânes, 10 poneys et 12 chevaux vivent ici leur retraite.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:22

animals-1840.JPG

 

Le récit de Lara

Je les ai vues en premier.

Elles sont arrivées avec une voiture pleine de chiens, derrière le camion du marchand. Ensemble, elles sont entrées dans notre pré pour nous regarder. Elles n'étaient pas le genre de «femmes-cavalières» avec leurs pantalons d'équitation et leur hautes bottes noires qu'elles portent partout pour montrer qu'elles appartiennent à un chic club. Non, ces deux femmes portaient des vêtements simples et usés. Elles me semblèrent différentes.

La plus jeune des deux alla voir «Myfair», mon amie anglo-arabe rencontrée lors du dernier marché. Elle lui parla calmement et gentiment.

L'autre femme, sa mère certainement, m'observa d'une certaine distance et n'essaya pas de m'approcher.

«Je les ai achetées pour la mort», a lâché le marchand qui venait de nous rejoindre dans le pré.

«La grande – il montra Myfair du doigt - elle est gentille, mais elle est vieille et elle est «vide». Il cracha ce dernier mot avec beaucoup de mépris.

«Je lui ai fait faire une échographie. Elle a couru, travaillé pour des randonnées et pouliné, mais vous pouvez la monter de temps en temps.» rajouta-t-il.

«Elle a peut-être mérité sa retraite maintenant alors», répondit l'une des deux femmes, sèchement.

Mais le marchand s'avançait déjà vers moi.

«Elle, par contre, elle ne vaut rien, elle est folle. On ne peut même pas l'approcher, ou lui mettre un licol. J'ai déjà les papiers nécessaires du vétérinaire pour les mettre à l'abattoir. Et elle, elle ne mérite que ça. Je l'ai échangée avec deux autres contre une de mes juments. Je ne veux pas m'emmerder avec une bête comme elle», dit le marchand.

«Pourquoi coûtent-elles 1000 € alors, si elles ne valent plus rien ?», demanda la jeune fille.

«Le prix de la viande est à plus de 2 € le kilo, pour le moment», répondit le marchand.

Ils commencent à négocier et je m'éloigne davantage d'eux. A chaque marché, nous valons moins ou on nous traite avec plus de mépris et de brutalité. Les marchands nous échangent, nous chargent, déchargent, toujours un bâton à portée de main.

Le bruit des voitures me tire de mes sombres souvenirs. Ils s'en vont tous et nous laissent là.

Mais dans l'après-midi, nous sommes à nouveau dérangées. Les deux voitures des marchands et le camion de transport montent le chemin. Nous allons de nouveau partir, je le sais, mais où ?

 

Trois hommes arrivent et nous chassent dans une sorte de cour. Nous sommes coincées, j'essaie de retourner et d'éviter les pièges mais en vain. Mon corps encaisse les coups de bâtons. Ils me chassent dans le camion et ferment la séparation. Je ne peux plus me retourner.

Je suis complètement bloquée, seule et en panique. Un des hommes se penche au-dessus de moi, il veut me mettre un licol. Ses mains me touchent. Je me cabre, je tente de l'éviter, de me sauver, je suis terrifiée. Les hommes sont énervés, crient et deviennent de plus en plus brutaux. L'un d'eux me passe un fil autour du cou. J'ai l'impression d'étouffer. Je me débats du mieux que je peux, j'essaie d'éviter leurs mains et les coups.

Ils ont réussi à me passer le licol, je saigne beaucoup des antérieurs. Une violente douleur saisit ma tête et je ne vois plus rien avec mon œil gauche. Je suis en sueur.

Myfair est chargée à l'arrière du camion, elle tremble. La porte se ferme et nous sommes en route.

Vers où cette fois-ci ? Le énième marché ? L'abattoir que Myfair craint autant ?? Nous sommes toutes les deux terrifiées.

Le trajet est relativement court. Nous arrivons dans une ferme, des chiens aboient, j'entends des chevaux.

Le camion s'arrête. Un marchand ouvre ma porte, l'autre celle de Myfair. Elle a peur et refuse de sortir du camion. Le marchand la tire, elle tombe et se blesse au-dessus du sabot.

L'autre marchand tire sur ma corde mais je suis tétanisée. Je refuse de faire un pas en avant.

La jeune fille de ce matin vient d'arriver. Elle demande à prendre ma corde, mais les hommes veulent rester maîtres de la situation. L'un vient de remonter dans le camion et me frappe par derrière. Je fonce tellement vite qu'il perd ma corde. Où suis-je ? Où dois-je aller ?

«Elle s'est échappée» crie l'un des marchands. Le ton de leurs voix me fait peur. Ils sont énervés et prêts à tout.

Ils m'ont dépassée et me rechassent en direction du camion. Myfair est toujours là, je me rapproche d'elle. Avant que je ne comprenne ce qui nous arrive, les deux hommes ont réussi à nous chasser dans un grand box. La porte se ferme.

L'un des marchand rattrape ma corde, l'enroule autour de la porte en fer et me tire vers lui. La porte claque terriblement, je panique, je me cabre. Le bruit est terrible. Myfair, l'obéissante et soumise, s'est laissée enlever la corde. Elle se tient à côté de moi. Ses flancs tremblent.

«Calme-toi, sinon ils vont te tuer», me chuchote-t-elle.

 

Les hommes se calment, les femmes ne sont pas contentes du déroulement du déchargement. Ce sont les deux mêmes que ce matin.

Enfin, on me défait ma corde, je me réfugie derrière Myfair au fond du box.

«Je vous ai prévenues», dit le plus jeune des deux hommes.

«Ne venez pas vous plaindre, elle est folle. Elle ne vaut rien, elle devrait mourir ; elle est dangereuse, faites attention. Même le vétérinaire le trouve», rajoute l'autre.

Après quelques minutes, les hommes s'en vont avec le camion. Les deux femmes reviennent nous regarder.

«Elles sont dans un sacré état», dit la jeune fille.

«La petite blanche n'a que peur, heureusement qu'on la prise. Ils l'aurait tuée avant qu'elle n'arrive en Espagne, Roumanie ou Italie», ajoute sa mère, Verena.

 

Je les observe, méfiante, je me cache derrière Myfair. Elle nous donnent du foin, de l'eau et quelques carottes. Délicieuses !!! Je n'en ai plus mangé depuis des années.

 

Le lendemain, Morlind revient et appelle sa mère : «Regarde ses blessures. Il y a du pus partout.»

Elles essaient de m'attraper, de me prendre au licol. Je fonce partout dans le box, saute sur la botte de foin, redescend et fonce vers eux. Mais elles ne crient pas, elles n'ont pas de bâton, elles sont calmes et Verena me parle. Elles arrivent à me bloquer entre le grillage et la botte de foin. Verena commence à me masser la nuque. Je reste tétanisée, j'ai terriblement peur. J'arrête presque de respirer. Contre ma volonté, je commence à me sentir bien. Non, c'est un piège ! Elles veulent me mettre une longe, je fonce ! Elle ne s'énervent pas, mais recommencent avec patience et parviennent à leurs fins. Elles essaient de m'attacher, mais je connais cela. Je me cabre, je tire de toutes mes forces, je fonce en arrière.

Morlind n'est pas impressionnée, elle entre dans le box et me donne des médiments. Après, elle met quelque chose qui pique et qui pue sur ma blessure. J'explose de nouveau.

Mais elles n'arrêtent pas. Elle revient et met quelque chose dans mon œil meurtri. Cela me fait du bien mais j'explose et me cabre quand même. Mais elles ne me tapent pas, Verena me tend une nourriture qui sent terriblement bon. Je dois le manger de sa main. Bien sûr que non !!! Elles sourient et s'en vont après avoir versé la nourriture sur le sol. Un tas pour moi, un tas pour Myfair.

Dès qu'elles ont disparu, je mange lentement avec plaisir.

J'ai l'impression que nous sommes un jour spécial. Je demande aux autres chevaux dans le pré avoisinant, qui ne s'intéressent déjà plus à nous : «Nous sommes où ici ?»

«Vous êtes sur la Ferme des Rescapés » répond une vieille jument boiteuse.

«C'est quoi ça «rescapés»? je demande la bouche pleine.

«C'est toi là, petite idiote !!! Tu es une rescapée, comme nous tous d'ailleurs », répond un joli poney noir.

Je demande à Myfair : « Alors il ne va pas revenir le marchand ?? ». Elle ne répond pas tout de suite. Elle est fatiguée, maigre, pleine de cicatrices dans son visage et aux antérieurs, elle a le dos courbé et plein de douleur. Et malgré tout, elle me semble soudain rajeunie très belle et plus légère. Elle me regarde avec ses yeux magnifiques qui reflètent sa bonté puis dit simplement : «Non, je ne crois pas. »

Elle regarde Verena, qui marche aussi un peu fatiguée, mais qui me semble elle aussi plus jeune aujourd'hui. Elle s'approche de nous et nous salue avec un regard complice : «Bienvenue sur la Ferme des Rescapés» dit-elle.

 

 

UN GRAND MERCI A TOUTES LES PERSONNES QUI NOUS ONT AIDEES – DANS UNE VAGUE DE SOLIDARITE - A LIBERER CES CHEVAUX ET A LEUR OFFRIR UNE MEILLEURE VIE.

 

Verena et Morlind FIEGLanimals-1845.JPG

 

 

Explication sur la foire de Maurs :

A Maurs,se tient trois fois par an le grand marché de France des équidés. Environ 1000 chevaux, poneys, ânes sont réunis certains viennent même d'Espagne, de Belgique... etc.

80 % sont pour l'abattoir (comme les poulains de trait pour l'Italie), d'autres partent en Roumanie ou Espagne...

La brutalité des marchands y est indescriptible. Ils se saoulent dès le matin et comme les chevaux et poulains sont pour la viande, leur état et blessures ont peu d'importance. Il n'y a pas de vétérinaires qui interviennent, ni d'associations de protection animale. Ce marché est l'enfer pour les équidés, tout le monde le sait, mais il est protégé par «la tradition». Comme nous disait un responsable de « One Voice », Maurs c'est un rassemblement pour l'abattoir, c'est normal.

Chaque année, la Ferme des Rescapés essaie de sauver au moins un équidé de cette foire.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 21:43

La soeur de la chèvre blanche "Un ange s'est envolée, une étoile est née" a été sortie de l'élevage où elle était enfermée, il y a deux semaines, par La Ferme des Rescapés.

 

 

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                                                                    La voici le jour de son arrivée 

 

Elle était très maigre et n'arrivait pas à se tenir debout, mais elle vit et vivra.

Elle découvre une autre vie, apprécie de pouvoir manger à sa faim, de se coucher sur une paille fraiche...

Maintenant, si on l'aide à se lever, elle arrive à faire quelques pas. Elle fait beaucoup de progrès. 

Dix autres chèvres ont été sorties d'élevages laitiers au cours du mois de janvier. Deux d'entres elles sont mortes quatre jours après leur arrivée,

 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:47

Vous cherchez quelqu'un qui vous taille vos rosiers et arbustes ?? Qui vous apportera beaucoup de bonheur et vous reservera beaucoup de bonnes surprises et de bêtises ??

Alors n'hésitez pas, adoptez quelques petits chevreaux !!! Elevés au biberon, ils deviennent de vrais pots de colle.

 

Ils naissent en ce moment par centaines dans les élevages mais le lait que produit leur mère ne leur est pas destiné.

Ils sont âgés entre un jour et une semaine. Régulièrement, "le camion" passe pour les chercher. Certains partiront directement à l'abattoir, d'autres seront d'abord engraissés.

 

Les premières semaines, ils auront besoin de chaleur et du biberon matin et soir.

Adultes, un abri qui les protège du vent, de la pluie et du soleil leur est indispensable. En hiver, du foin est à prévoir.

Le mieux est de les prendre au moins par deux, ils sont très sociables.

 

Il y en a de toutes les couleurs : blanc, marron, gris argenté, quelques noirs... Tous sont à croquer !!!

 

Alors si vous voulez en sauver, n'hésitez pas à nous le faire savoir.

IMG_1556.JPG

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:05

Notre réaction suite aux critiques reçues après la publication de l'article "Un ange s'est envolé, une étoile est née"

 

On nous accuse d'être "lâches", "de ne rien faire contre ces maltraitances", "de regarder et laisser faire"...

 

Croyez-vous vraiment que cela nous fait plaisir de voir ces squelettes, de les soigner ou de voir mourir ??? 

LA DDSV va environ TROIS fois par an dans l'évevage en question mais pour lui TOUT est en ordre. Les animaux sont bouclés, enregistrés, les registres à jour et les cadavres sont enlevés et à l'abri des regards.

Cet élevage est bien connu, les vétérinaires y effectuent les vaccinations obligatoires.

 

Nous sommes allemands et nous sommes tombés du ciel quand nous avons vu les conditions de vie des animaux en France, les cas de maltraitance sans fin et sans punition. La France est un pays terrible pour les animaux.

 

Le cas de cette chèvre n'est pas un cas unique, bien au contraire. Il en existe des miliers en France. Mais ils sont bien cachés, derrière des bâtiments et parce que personne ne s'y intéresse.

Mais que croyez vous ???

Que les élevages traitent tous leurs animaux avec respect et respectent leurs besoins ???

Il n'y a que l'argent qui compte, le rendement. Le profit.

Mettez les pieds hors de chez vous et ouvrez les yeux. Sortez dans le monde "REEL", qui ne se situe pas que devant votre écran d'ordi, Ipad ou autre !!!

Des vaches ou d'autres animaux de ferme qui meurent lentement de faim, on nous en signale au moins trois par semaine. Et  pas uniquement dans le Lot. Les gens nous appellent de toute la France : Bretagne, Bouche-du-Rhône, Dordogne, Chambéry... Les personnes appelent de partout et sont désespérées. Ils ont signalé ces cas à la DDSV de leur département, à leur maire, aux fondations 30 millions d'amis ou à Brigitte Bardot et rien ne bouge !!! Ces quelques cas spectaculaires où les animaux sont saisis, c'est un cas sur cent.

Nous avons parlé avec plus de SIX vétérinaires de trois départements différents. Tous connaissent ces cas de maltraitances mais disent avec franchise qu'il n'y a rien à faire. Il faut que les animaux meurent par dizaines et que les cadavres remplissent l'étable pour que la DDSV intervienne.

Un vétérinaire, le seul engagé (un bouddiste) qui essaye encore de faire quelque chose et qui désespère face à la souffrance de certains animaux, nous a lui-même conseillé de continuer à notre manière.

Sortir tout ce qui est possible, acheter... pour les autres on ne peut rien. C'est de cette manière que nous avons sauvé plus de 300 chèvres.

Et dépensé ainsi plus de 200 000 € de l'argent personnel et gagnés en travaillant dur 16h par jour, pour soigner et entretenir des centaines d'animaux.

 

Un vétérinaire est même allé avec la DDSV et le maire, dans un élevage de moutons où une plainte pour maltraitance avait été déposée par le voisinage. Les animaux mouraient de faim. Des cadavres gisaient dans le pré. La seule décision qui fut prise par nos chers élus et responsables fut que les animaux soient enfermés à l'étable pour que les riverains ne voient plus les cadavres, que les odeurs s'atténuent et que les cadavres déjà existant soient enlevés. Rien d'autre.  Une bonne partie du cheptel est mort de faim dans la bergerie. Affaire classée sans suite.

 

Nous travaillons avec plusieurs enquêtrices, notamment de la Fondation Brigitte Bardot. Toutes sans exception sont désespérées de voir que leurs cas de maltraitances sur chiens, vaches, chevaux... n'aboutissent jamais dans une saisie ou des interdictions de détention d'animaux.

Certaines sont prêtes à vous montrer ces cas et eux comme nous-mêmes vous invitent à parler avec la DDSV, les maires... 

 

Au lieu de jeter maintenant la faute sur nous, qui nous battons jour et nuit pour ces animaux, DEVENEZ VEGAN, et arrêtez de soutenir les élevages avec vos achats, manifestez pour l'arrêt des élevages.... qui est la seule solution pour mettre fin à ces maltraitances.

Agissez et engagez-vous. Il y a sûrement assez de travail à faire autour de chez vous

 

Si vous avez des questions, veuillez appeller la présidente au 05 65 36 64 85. Nous n'avons pas le temps de répondre aux mails nous insultant.

 

Verena et Morlind FIEGL

 

 

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 21:42

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Elle avait trois ans. Jamais au cours de sa vie elle n'a vu la lumière du soleil. Jamais elle n'a pu goûter un brin d'herbe ni ronger l'écorce d'un arbre.

Jamais elle n'a pu être elle. Une jeune chèvre qui voulait vivre, courir, être heureuse et s'amuser. Non, pendant ces trois années, elle a été enfermée dans un bâtiment. Elle a été exploitée jusqu'à la mort.

Je ne sais pas quel nom lui donner, tout ce que je sais c'est que je ne l'oublierai jamais.

 

Son éleveur l'a apportée chez nous avec le tracteur, étant donné que les routes étaient impraticables à cause de la neige.

Elle était allongée sur coté. Elle s'était cognée la tête. Sa position avait l'air horrible et je l'ai juste vite prise dans mes bras. J'ai vu qu'elle était déjà tellement maigre que je pouvais la porter toute seule.

C'était une grande chèvre, haute sur pattes. Elle a sûrement été très belle. Elégante.

Hier, quand je l'ai vue, elle n'était plus qu'un squelette recouvert de peau. L'ombre d'elle-même.

 

Avec ma mère, nous l'avons portée en haut, dans une chambre de la maison. Elle était en état d'hypothermie. On l'a allongée sur des couvertures près du radiateur. Elle s'est littéralement jetée sur le bol d'eau que nous nous lui avons donné. Elle était assoiffée. Cela devait faire des jours qu'elle n'avait pu rejoindre l'abreuvoir.

Cette chèvre m'a beaucoup marquée. Je la revois encore inspecter la chambre du regard. Elle était curieuse.

Elle a beaucoup bu. Elle a même encore mangé quelques brindilles de foin.

 

Elle était toute humide derrière et elle sentait déjà un peu le pourri. Un liquide marron coulait de son vagin. Son éleveur m'avait dit qu'elle avait mis bas il y a quelques jours, mais ce n'est que là que j'ai vraiment réalisé qu'elle avait une grave infection de l'utérus, dans un stade très avancé.

Elle est morte simplement parce qu'elle n'a pas reçu de soins après sa mise bas, pas d'antibiotiques et que durant ces derniers mois elle n'avait pas assez à manger. Je n'avais encore jamais vu un tel squelette vivant.

 

Je n'ai plus rien pu faire pour elle. Sa vie n'aura été que de A à Z un cauchemar. Je ne sais pas ce qui nous attend après la mort, mais pour elle, ça ne peut être que mieux. L'enfer, elle y est déjà passée.

Elle a vécu dans un élevage où les chèvres ont peur de l'homme. Dans un élevage où les coups ne sont pas des exceptions.

Jamais elle n'a pu dormir sur de la paille propre et sèche. Etant donné que le fumier n'est sorti qu'une ou deux fois par an, le sol est toujours humide et sale.

 

J'aurais tant voulu lui montrer ou lui offrir une autre vie...

Je ne l'ai connue que quelques heures, mais la souffrance de tout son corps et son regard ne me quitteront pas aussi vite.

 

Elle était tellement jeune... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:24

J'ai perdu ma plume au fil des années de travail ici à la Ferme. Je pense à ce que je devrais faire à l'étable au lieu d'être assise ici, dans ma chambre à côté de Ailleen, une de mes chattes préférées et Emeline, la chèvre martyr que nous avons récupérée d'un élevage.

Mais je sais qu'il est temps de donner des nouvelles de «La ferme des Rescapés».

Nous avons vécu trois jours de rude épreuve. Mercredi 16, 20 centimètres de neige sont tombés ici et de nombreux arbres se sont effondrés, en entraînant une coupure de l'électricité sur la commune. Pendant 2 jours, nous avons du gérer 600 animaux sans avoir de lumière, ni de chauffage (la pompe qui distribue l'eau chaude de la chaudière à bois dans les radiateurs, a besoin d'électricité), sans pouvoir passer l'aspirateur...etc.. et le tout avec -2 à -8°C.

 

Cela aurait pu être une sorte d'aventure, mais si les poules désespèrent parce qu'elles ne trouvent pas leur graines dans le noir, s'il faut nettoyer des étables entières et des chambres avec la lampe de poche, s'il faut évacuer et regrouper de nombreux chats dans une pièce chauffée... Si vous vous retrouvez avec 6 chevaux, 40 chèvres, 40 moutons et une vache enfermés à l'étable, et par conséquent une tonne de fumier à sortir, beaucoup de bouches à nourrir et de nombreux seaux d'eau à apporter car tout est gelé.... l'aventure devient vite une épreuve qui paraît interminable.

Plusieurs animaux n'ont pas survécu, et leur perte a été comme un coup de massue supplémentaire à supporter.

 

Emeline, qui rumine à mes pied, est une chèvre que nous avons sortie d'un élevage laitier. Elle était tellement faible et squelettique qu'elle ne peut plus se tenir debout. Elle était encore pleine de deux chevreaux quand nous l'avons recueillie mais elle a avorté.

Elle était complètement déshydratée et pendant longtemps j'ai cru qu'elle ne survivrait pas. Mais elle se bat. Elle a recommencé à manger il y a quelques jours. Mais elle n'arrive toujours pas à se tenir debout. Il va falloir la mettre dans une sorte d'harnais, pour qu'elle réapprenne à marcher. IMG_1395.JPG

 

Elle est dans ma chambre parce qu'elle a eu besoin de très nombreux soins, d'attention et de chaleur.

 

Depuis le début de l'année, La Ferme des Rescapés a été de nombreuses fois contactée pour des urgences et des animaux en détresse. Nous avons du en refuser une partie, mais certains ont trouvé refuge chez nous, comme quelques chats d'une ville que des jeunes s'amusaient à torturer. D'autres ont pu directement être placés dans des familles.

 

Il est 10h20 et il est grand temps pour moi de soigner la grande tribu caprine, ovine, équine et bovine qui m'attend sûrement déjà avec impatience !!!

 

Merci à tous ceux qui nous ont envoyé leurs vœux pour cette nouvelle année.

Merci à tous ceux qui nous soutiennent financièrement comme matériellement. 

 

Sur ce compte ami, il est possible pour ceux qui ont un compte Facebook, de voir plus de photos des animaux de La ferme des Rescapés: http://www.facebook.com/home.php#!/lea.orliez/photos_albums

 

Pour les autres, des photos seront mise en ligne sur le blog, ce soir ou demain.

 

Bonne journée à vous tous et à bientôt. 

M.R.R

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:07

 

Au cours de l'année 2012, de nombreux animaux ont trouvé refuge à la Ferme des Rescapés.

 

La star de l'année est bien sûr Milwaukee, la vache qui est restée 19 ans attachée dans une étable. Après plus d'un an de procédure, elle a pu être libérée !!!

 

Chez les équidés, ils sont quatre a avoir rejoint le troupeau.

Amandine, une ânesse squelettique, souffrant de malformation dues à des carences en nourriture.

Cachemire, une vieille ânesse qui devait partir sur le grand et horrible marché de Maurs. Elle devait être envoyée à l'abattoir.

Flica, une ponette handicapée, libérée de son triste sort sur une foire, et Olaf, un poney que nous avons racheté dans un cirque.

 

En janvier, nous nous sommes battues pour sortir quatre moutons d'un endroit où ils n'avaient rien à manger. Les brebis, maigres et carencées, étaient pleines. Deux n'ont pas réussi à mettre bas, elles ont eu besoin d'une césarienne. La troisième a avorté.

Trois grandes brebis ont été sauvées de l'abattage rituel.

Au cours de l'été, nous avons également accueilli 7 moutons d'un homme qui devait partir à l'hôpital.

 

Tout au long de l'année, nous avons pris des chèvres de réforme ou maltraitées. Certaines ont des fractures du col de fémur, beaucoup sont maigres et carencées.

En janvier et février, La Ferme des Rescapés a pris en charge une quinzaine de chèvres d'élevage, pleines et squelettiques. Un grand nombre d'entre elles ne pouvaient même plus se tenir debout tellement elles étaient faibles. Une partie étaient depuis plusieurs jours sans eau ni nourriture. 8 n'ont pas survécu malgré tous nos efforts et tous nos soins.

En automne, 4 chevreaux ont été sauvés de la boucherie.

 


De nombreux chats ont rejoint notre famille, mais également deux chiens : Lina et Rock, agés de 10 et 17 ans. Ils vivaient depuis 9 mois tout seuls dans la cour d'une maison, suite au décès de leur maîtresse. La famille voulait les faire euthanasier.

 

Deux cochons, une tortue d'eau, des tourterelles et des pigeons, des lapins... la liste est longue !

 

Nous avons entre 5 et 15 coups de téléphone par jour que nous prenons en travaillant. Chaque jour, ou presque, des personnes nous apportent des animaux, des associations nous rendent visite, des visiteurs ou vacanciers passent... mais nous ne sommes pas toujours disponibles.

Chaque visite nous retarde dans notre travail ou avec les animaux.

 

Nous sommes déjà disponibles 24/24h pour les animaux, nous ne pouvons pas l'être pour les humains.

De plus, nous travaillons aussi chaque jour, comme agricultrices dans notre exploitation de fruits et légumes biologiques pour gagner notre vie.

 

Notre travail auprès des animaux est bénévole, l'association n'a pas de salarié.

 

 

 

La Ferme des Rescapés vous souhaite une bonne année 2013.

 

 

 

 

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:03

 

Chers amies, chers amis,

 

Je voulais écrire notre rapport annuel depuis des semaines mais nous avons eu trop d'animaux à soigner, trop d'urgences à gérer, trop de travail !!

A minuit quand je finis ma journée, je suis trop fatiguée pour écrire.


Je devrais maintenant nettoyer les chambres des chats (ce matin nous n'en avons fait que la moitié), suspendre et plier encore 10 machines de linge, retourner à l'étable pour soigner et rentrer les autres animaux, mais Pretty, ma chatte préférée, a fait une encéphalite et est en train de mourir. Elle ne veux pas que je la lâche, elle veut rester dans mes bras. Je prie pour que je puisse la garder, mais il y a peu d'espoir. C'est toujours comme ça, on sauve mais on perd aussi et on ne s'y habitue jamais.

Souvent j'ai le cœur très lourd, plein de peine. La souffrance des animaux me met en colère et me fatigue.


Cette année nous avons été confrontées à un nombre énorme d'abandons. Il y a eu des jours où cinq personnes ou associations sont venues apporter des chats.

La majorité étaient des chats «sauvages» ou plutôt des chats abandonnés qui, à force d'être chassés et maltraités, sont devenus des boules de griffes terrorisées. Ils ont grimpé aux murs, nous ont craché ou sauté à la figure, tellement ils étaient paniqués. Même de très jeunes chatons ont appris de leurs mères de se méfier des humains comme de la peste.

Il n'a pas toujours été facile de les vermifuger mais tous étaient infestés de parasites. Ils vomissaient des vers pendant des jours. Certains chats et chatons étaient très maigres ou malades ; ils avaient déjà des bruits dans les poumons parce qu'ils n'ont pas eu d'abris pour se protéger du froid, de la pluie.

Énormément de chatons furent trouvés enfermés dans les poubelles d'ordures ménagères ou dans des cartons. Ils ont mangé comme des fous chez nous tellement ils étaient affamés, mais beaucoup n'ont pas pu être sauvés car leurs reins présentaient des séquelles irréversibles dues à la déshydratation.

Je les ai pleurés et j'ai maudit les humains.

Quand les chats arrivent chez nous, nous les mettons sous quarantaine et en observation. Plus tard, je vois dans quelles chambres avec quel groupe de chats ils vont aller. Les petits et les craintifs vont dans mes chambres ; les calmes ou indépendants dans les autres.

Souvent, après, les chats décident eux-mêmes où ils veulent vivre et ils circulent dans la maison.

Il y a des chats qui sortent dehors après 4 semaines, d'autres plus craintifs qui préfèrent la sécurité du grand parc clôturé, ses arbres et son atmosphère paisible.

Il faut les observer, contrôler s'ils vont bien ou s'il se retirent ou se cachent.

Le fait que nous accueillons beaucoup de chats est toujours mal vu. Beaucoup de personnes nous demandent : « Mais qu'est ce que vous faites avec tous ces chats ??? »

La seule chose que je peux leur répondre est : « Je leur offre une place dans mon coeur.»


Nous mettons au minimum 6 heures par jour pour nettoyer les chambres des chats et 3 heures pour les nourrir et soigner. Donner des comprimés, faire des piqûres, laver des plaies, traiter un ulcère, nettoyer les yeux, soigner une conjonctive... Nous faisons tout nous-mêmes.

Certains jours, j'ai nourri jusqu'à 10 chats ou chatons squelettiques ou malades avec la seringue, car ils ne mangeaient plus par eux-mêmes.


Les chats attrapent beaucoup de maladies et sont victimes d'un virus pire que l'autre. Quand les chats abandonnés survivent en groupe quelque part, il est rare qu'ils ne soient pas atteints ou porteurs du calicivirus ou du typhus.

Nos chiens ne sont pratiquement jamais malades, mais pour les chats nous dépensons en moyenne 500 € de frais vétérinaire pour les médicaments.

Cette année, nous avons en plus acheté un inhalateur professionnel et un appareil d'oxygène pour les chats en détresse respiratoire (pour un total de 700 € dont seulement une partie a été payée par l'association). Ces appareils nous rendent plus indépendants du vétérinaire.

 

L'appareil d'oxygène a déjà sauvé plusieurs chats cette année comme :

  • La Bonnie-maman

La Bonnie-maman est une chatte qui vivait dans une ferme où nous avions déjà récupéré plusieurs chatons. Malheureusement, les propriétaires n'étaient jamais prêts à nous la céder. Elle faisait 2 à 3 portées de chatons par an, toujours dehors. (Nous avons aussi retiré de cette ferme deux chiens, toujours attachés, toujours sans abri.)

La dernière fois que nous étions là-bas, la chatte boitait énormément. J'ai pu l'attraper et j'ai expliqué à la fermière que je l'amenais chez le vétérinaire (à mes frais bien sûr). C'est le border colley de la ferme qui chassait la chatte et qui lui  a cassé la patte.

Le vétérinaire a constaté une fracture ancienne compliquée et plusieurs tendons déchirés… La seule solution fut l'amputation complète de la patte avant.

Après l'amputation, la Bonnie-maman a fait une pneumonie et un œdème pulmonaire, qui l'ont presque fait étouffer. Elle a passé plusieurs jours et nuits sous oxygène. Toutes les deux heures, il a fallu contrôler si la cage ne chauffait pas trop et aérer. Je me suis levée deux à trois fois par nuit pour aller voir ; j'ai passé des nuits entières, anxieuse, à veiller, impuissante face à ses crises de détresse respiratoire.

Aujourd'hui, elle est – après un long traitement – en bonne santé. Elle passe la plupart du temps sur le lit !!!

  • Marry-Lou

Marry-Lou était une chatte très sauvage, capturée par des employés d'une usine et destinée à être tuée. Une jeune employée a eu pitié et l'a apportée chez sa mère qui nous a appelées pour savoir si nous pouvions la prendre. Elle a fait un long trajet pour nous l'amener. Marry-Lou s'est cachée plusieurs semaines sous les meubles. Un jour nous avons vu qu'elle boitait en arrière et nous l'avons amenée chez le vétérinaire. La radio a montré une fracture compliquée au niveau de l'articulation de la hanche. Elle a subi une longue opération et une broche lui fut posée. Deux jours après l'opération, elle est devenue paralysée des pattes avant. Le vétérinaire l'a reprise en observation et l'a remise sous perfusion le temps d'une journée. Le lendemain, elle a brutalement fait une pneunomie et s'est retrouvée en détresse respiratoire. L'oxygène l'a sauvée.

Après de nombreuses séances de kinésithérapie pour sa patte arrière, elle marche aujourd'hui presque normalement.

Elle me suit partout et m'attend chaque matin dans la salle de bain pour avoir de la nourriture spéciale (elle adore le steak haché) !!


Tous les chats qui vivent ici étaient des chats menacés, chassés, maltraités ou abandonnés dont personne ne voulait.

Un jour ils viennent vers moi pour se frotter ou restent simplement sur place sans repartir se cacher. Un jour ils dorment détendus sur le lit, même si je travaille à côté. Ils ont trouvé leur paix, leur maison et leur famille et je sais pourquoi nous luttons, nous sacrifions notre santé, nos amis, notre vie.


Il y a, bien sûr, des moments où je ne peux plus, où je suis trop fatiguée, trop malade, où je voudrais entrer dans une chambre sans la nettoyer, manger quand j'ai faim, dormir quand je suis fatiguée ou lâcher prise sans avoir peur qu'il arrive quelque chose.

Quelquefois je me demande pourquoi je fais tout cela, face aux milliers d'animaux qui meurent chaque jour.


Je regarde alors par la fenêtre et je vois la vache Milwaukee, qui marche dans le pré après 19 ans de prison. Elle qui a toujours été attachée dans une étable, qui n'a jamais vu la lumière, qui n'a jamais pu marcher dans un pré. Pendant les derniers mois, elle n'a même pas eu assez à boire et à manger.

Un jour ma fille Morlind est venue avec un transporteur. Ils l'ont détachée de sa chaîne et l'ont fait monter dans un camion pour l'amener ici, à la Ferme des Rescapés.


Milwaukee, la vache qui ne savait presque pas marcher vit maintenant paisiblement avec les chèvres et les moutons qui étaient destinés à l'abattoir. Elle ne demande pas pourquoi elle a eu cette chance. Les autres non plus. Elle adore vivre et profite de chaque instant. Elle nous fait confiance après 20 ans de souffrance.

Quand Morlind la rentre le soir, avec la jument aveugle et que les 45 chèvres et 50 moutons en bas l'attendent et la suivent à l'étable, je suis fière de ma fille.

 

Je vous souhaite une bonne nouvelle année, bonne santé et je vous remercie infiniment pour votre soutien et votre confiance.

 

Verena Fiegl

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  • : Ce blog décrit les actions de l'association "La ferme des rescapés", située dans le sud-ouest de la France (Lot). Cette asso lutte activement contre la maltraitance et l'abandon des animaux. Elle s'oppose également à l'envoi d'animaux à l'abattoir, à la présence d'animaux dans les cirques et à l'exploitation des animaux en général.
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