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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 20:37

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Au refuge et maison de retraite canine de l'association "La ferme des rescapés" vivent en ce moment 42 chiens. Mais aucun n'est en boxe. Ils vivent tous ensemble, en meute libre. Ils nous suivent au travail, dorment dans la maison pour la plupart et se défoulent pendant les promenades journalières. 

 

Des nouveaux sont arrivés, il y a une semaine. Ils étaient menacés d'euthanasie. Deux d'entre eux sont encore à l'infirmerie, mais certains sont maintenant à l'adoption.

 

 

Voici Philbert, un braque allemand âgé d'un an. Il est très affectueux et ferait un très bon chien de compagnie.

 

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Il est très gentil avec les enfants. Très sociable et équilibré.

Il est pucé, vacciné et castré. Il sera placé sous contrat.

Frais d'adoption : frais vétérinaire

 

 

 

La ferme des rescapés cherche également à placer Judy, une jeune labrador, beige, âgée d'un an.

Elle est très douce, affectueuse et gentille avec tout le monde (Enfants, chats et congénères).

Elle est pucée et vaccinée et va être stérilisée.

Frais d'adoption : frais vétérinaires.

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 Pour toute information, veuillez appeler au 05 65 36 64 85, entre 11h et 14h30 ou après 18h.

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 19:20

Présentation du concept et des principes de notre ferme

 

Nous travaillons et vivons sur une ferme et un refuge, dans le Lot. Notre principe de respect pour la nature ne s’arrête pas à notre production de fruits et légumes biologiques mais inclut l’accueil d’animaux en détresse. Nous ne prenons pas uniquement des chiens et chats abandonnés, mais aussi des animaux d’élevage, transformés en machines à produire, sans que leurs besoins vitaux, leur esprit et leurs sentiments ne soient respectés.

De plus en plus d’éleveurs profitent simplement des primes pour les animaux d’élevage accordés par la PAC, sans fournir la nourriture ou les soins nécessaires à leur cheptel.

Nous habitons ici depuis 12 ans, avec actuellement près de 500 animaux (de ferme et de compagnie confondus), mais notre façon de vivre avec eux nous distingue des refuges « classiques » et des parcs animaliers. Nous aimerions présenter le concept et les principes de notre ferme, où règne une relation humain-animal totalement différente.

 

La liberté :

Les chiens :

Nous vivons avec une meute de 38 chiens, dont aucun n’est enfermé ou attaché. Ils circulent librement, et nous suivent au travail dans le jardin, à l’étable et à la maison. Nous utilisons ce concept de la meute pour resocialiser des chiens difficiles (agressifs, craintifs…) ; grâce  à ce concept, nous avons un très bon taux de réussite.                                                                         

Nous donnons aux chiens le droit à la liberté, mais nous exigeons qu’ils respectent les autres animaux qui vivent sur la ferme. C’est un des premiers devoirs qu’ils doivent acquérir et sur lequel nous sommes intransigeants. Les chiens sont comme les humains : des prédateurs qui peuvent prendre plaisir à agresser d’autres êtres vivants. Trop souvent cela leur est pardonné, sous prétexte « d’amusement ».

Les chèvres :

Pour les chèvres, ce droit à la liberté les transforme de tristes machines à produire du lait et des chevreaux, en animaux sensibles. Avec la curiosité qui la caractérise, la chèvre explore chez nous un environnement simplement naturel et adapté à ses besoins : pré, soleil, nourriture à volonté, eau fraiche, mais dont le système agricole les prive dès leur naissance, jusqu’à la fin de leur courte vie. (Les chèvres sont abattues en moyenne avant l’âge de 5 ans alors qu’elles pourraient encore vivre une dizaine d’années.)

Dans les élevages conventionnels, les chèvres ont le droit de garder leurs nouveau-nés seulement quelques heures. La profonde détresse et le chagrin provoqués, chaque année, par cet arrachement, se manifeste chez nous. Elles adoptent avec un amour touchant les chevreaux orphelins et les protègent comme s’il s’agissait de leurs propres enfants.

 

 

Les poules et les lapins :

Les atroces conditions d’élevage des poules de batterie et des lapins sont plus ou moins connues. Le changement de vie de plusieurs centaines de poules de batterie et de lapins que nous avons libérés est imaginable.                                                                                                                                            

Les poules de batterie commencent déjà, quelques minutes après leur libération, à se dorer au soleil et à gratter la terre. Il ne faut pas d’expertise scientifique pour comprendre qu’elles ont énormément souffert dans leur cage.

Les poules sont toujours restées de simples animaux de ferme dont peu de personnes se soucient, alors que quelques lapins ont réussi à obtenir le statut plus élevé d’animal de compagnie. Mais cet avantage n’a pas beaucoup amélioré leur vie, car ils restent enfermés dans des cages qui leur permettent souvent seulement de se tourner.

Le lapin est un exemple classique qui montre que malgré l’augmentation des animaux dans les foyers, l’homme n’accepte pas les animaux tels qu’ils sont. Ils deviennent des jouets artificiels vivants, et doivent servir un plaisir temporaire des humains.                                                                         

L’odeur naturelle de l’animal est étouffée : la litière doit être artificielle, parfumée, etc. même si c’est cancérogène pour l’animal. Souvent l’animal de compagnie doit être nain : lapin nain, poney miniature…

En réalité, l’homme continue à craindre la simple nature, qu’il perçoit comme quelque chose de sale, et préfère s’intoxiquer avec ses produits de nettoyage.

 

La dignité et le respect :

En dehors des animaux qui sont abandonnés directement chez nous, nous accueillons en priorité les animaux âgés, handicapés, malades, auxquels ne s’ouvrent plus que les portes de l’euthanasie ou de l’abattoir. Nous ne prenons pas les jeunes, la race « à la mode » ou « mignonne », nous privilégions les vieux, les « moches », les aveugles, les sauvages ou craintifs ; ceux qui mordent, griffent, ceux qui ont perdu toute confiance en l’homme, ou ceux qui ne veulent pas de câlins mais plutôt qu’on leur laisse la paix.

 

Les animaux âgés :

Un vieil hongre maltraité et très mal nourri a trouvé quelques mois après son arrivée l’amour de sa vie : une très vieille jument d’un centre équestre. Quand ils arrivent le soir en trottant, pour avoir leur grain, leurs années d’esclavage tombent, ils retrouvent leur dignité et leur fierté.

 

Les animaux handicapés :

Marilyn est une jeune chèvre qui a été tellement maltraitée et battue par son éleveur qu’elle ne peut plus marcher. Nous avons convaincu le vétérinaire de l’opérer au lieu de l’euthanasier, afin qu’elle puisse vivre, mais sans douleur. Nous avons construit un système qui lui permet d’être debout, et elle passe l’été dans le pré qu’elle arrive à vite traverser. Elle est très intelligente, très vive et a une personnalité exceptionnelle.                                                                                                                                  

La plupart des personnes qui l’ont vue ont eu une réaction en commun : « Elle ne souffre pas la pauvre bête ? Il ne vaudrait pas mieux l’euthanasier ? »

Un animal handicapé est encore un plus grand tabou qu’un être humain handicapé. Pourquoi veut-on toujours euthanasier les animaux handicapés, qui arrivent à compenser leur handicap par l’intermédiaire des autres sens ?                                                                                                     

Mais pourquoi personne ne s’inquiète-t-il de la même façon pour les milliers d’animaux enfermés et incapables de bouger, malgré leurs quatre membres ou leurs deux ailes en bonne santé ?

 

La paix et la fin de l’asservissement :

Pour l’homme, les animaux naissent avec le devoir de le servir. Aucun animal n’est épargné.  

La plupart des animaux de compagnie sont achetés dans le cadre d’une envie non réfléchie. Dès qu’un « problème » survient, la plupart des propriétaires se débarrassent de l’animal avec aisance et sans se soucier de son avenir et de sa souffrance lors de l’abandon. En moyenne, un chien ne reste que deux ans chez le même propriétaire. Par ailleurs, un chien de plus de 4 ans a de très maigres chances de se faire adopter dans un refuge, sous prétexte « qu’il ne s’habituera plus ».

Pour une majorité de personnes, les animaux d’élevage « sont nés pour être mangés ». Si ces derniers n’atteignent pas des performances maximales, ils commencent un long « voyage d’horreur » soit sur des foires de « bestiaux », à travers la France, soit vers un abattoir d’un autre pays.

Les chevaux :

Contrairement aux idées reçues, les chevaux de race et « de luxe » n’échappent pas à l’indifférence et à la cruauté humaine.

Les chevaux de course, sélectionnés poulains, sont débourrés trop tôt, avant d’être consumés à petit feu par la folie humaine.                                                                                             

On parie sur leur vie en les obligeant à sauter des obstacles énormes, à courir à des allures qui abiment leur dos et leurs tendons. Quand, vers l’âge de 6-7 ans, leur corps n’arrive plus à suivre, ils sont vendus soit vers d’autres pays, soit à des particuliers. Quelques juments auront « la chance » de devenir des poulinières. Ceux qui auront échappé à l’abattoir et aux foires d’équidés, seront vendus d’un propriétaire à un autre, ou à des centres équestres.                                                                 

Ils serviront l’homme pendant des années, mais presque jamais celui-ci ne leur offrira une retraite. Même après plus de vingt ans de loyaux services, au mépris de toute sa santé, le cheval sera toujours jugé bon à pouvoir porter des enfants ou effectuer quelques promenades par semaine.

Même les personnes qui se disent passionnées d’équitation et qui prétendent aimer leur cheval, n’auront  pas  de mal à vendre leur fidèle compagnon, quand celui-ci ne correspondra plus à leur attentes.                                                                                                                                                                   Le fait que les chevaux de course ou d’obstacles soient dit animaux de « luxe » n’améliore pas leurs conditions de vie. L’argent que l’homme se fait sur leur dos ne leur revient pas, il renforce uniquement la vanité de l’être humain.

Les chevaux sont des animaux qui tissent des amitiés et des amours très forts. Dans la majorité des cas, l’homme déchire avec insouciance ces amitiés, qu’il croit pouvoir remplacer par un simple autre équidé.

Beaucoup de chevaux de trait sont élevés en France, avant d’être envoyés et abattus dans d’autres pays d’Europe. Les conditions de transport, comme sa durée ou l’approvisionnement en eau, sont atroces.

Certains de nos 20 chevaux rescapés ont fait le tour de la France, à travers des centres équestres, des marchands ou des particuliers. Nous leur offrons la plus grande liberté possible, et surtout la paix. Chez nous, pour la première fois dans leur vie, ils ne doivent plus servir l’homme.

Ils peuvent simplement vivre, et profiter de leur vie, de cette retraite que tous ont vraiment méritée. Ils forment un grand troupeau uni et heureux.

 

La patience et l’acceptation :

La patience est le principe le plus important et le plus fondamental sur notre ferme.

Une grande partie des animaux qui arrivent chez nous ne font plus confiance à l’être humain. Certains sont même tétanisés, ils sont incapables de bouger ou paniquent.

Aurélie, une chienne croisée berger, a été enfermée pendant 8 ans dans un box en béton. Elle a été énormément maltraitée et battue. Quand nous sommes allés la chercher, on nous a déconseillé d’entrer dans son box, car elle avait pris l’habitude de sauter à la gorge des personnes. Nous l’avons capturée avec une corde. Elle s’est affolée et a commencé à mordre autour d’elle comme un animal sauvage. Nous l’avons tirée une dizaine de mètres jusqu’à la voiture, mais nous n’avons pas réussi à l’y faire renter. Nous avons été obligés de la rouler dans plusieurs couvertures pour l’empêcher de nous mordre, puis nous l’avons placée dans la voiture.

Elle était paniquée quand nous l’avons tirée dans la maison, elle nous a mordus une fois. Dans le salon, elle a eu le comportement d’un animal sauvage : il fallait respecter sa distance de sécurité, sinon elle nous attaquait. Elle a évacué sa tension intérieure en tournant autour de la table sans relâche.

Nous l’avons simplement laissée tranquille. Elle adorait sortir dans le jardin clôturé et s’allonger au soleil. Elle n’a jamais attaqué un autre animal et ne nous a plus jamais mordus. Nous n’avons jamais pu la toucher, et ce jusqu’à la fin de ses jours.

Mais au bout d’un certain temps, elle a tout de même commencé à se détendre. Elle a vécu un très grand amour avec un vieux chien de chasse, auquel elle s’est attachée. Quand nous revenions des courses ou autre, elle était toujours heureuse de nous voir, elle remuait la queue et tournait joyeusement dans la pièce.

Elle a vécu 5 ans chez nous. Pendant les dernières années, elle a vraiment été heureuse. Elle était même détendue et insouciante quand nous étions dans la chambre.

Aurélie est un exemple extrême mais représentatif. Elle a vécu ici avec trois enfants en bas âge (5 à 12 ans), et malgré ses traumatismes elle ne leur a jamais fait de mal.

Pour beaucoup d’animaux que nous recueillons, nous ne pourrons jamais leur faire oublier la maltraitance qu’ils ont subie. Nous les acceptons tels qu’ils sont, ou plutôt tels que l’homme les a fait devenir.

Aurélie nous a beaucoup touchés. Elle nous a fait un vrai cadeau en nous réaccordant sa confiance après tout ce que l’homme lui avait fait subir.

Nous ne demandons rien aux animaux, nous n’attendons rien d’eux. Nous sommes heureux quand ils le sont, et nous les aimons tels qu’ils sont. Quand on aime réellement quelqu’un, on l’aime avec ses défauts et les séquelles de son passé, cela fait partie de lui, personne n’est parfait.

Nous essayons juste de rendre les animaux heureux, cela nous suffit. Quand un animal ne « guérit » pas de ses maltraitances, nous ne le considérons pas comme un échec. Il arrive que même avec le temps, un animal ne se laisse plus jamais toucher.

Savana, une ponette que nous avons rachetée d’un cirque, ne faisait que pincer et donner des coups de sabot. Après un an, elle a compris qu’elle pouvait nous faire confiance, et elle a arrêté. Cela nous suffit, nous n’avons pas besoin qu’elle accepte de se laisser brosser ou caresser. Elle est heureuse dans le troupeau avec les autres chevaux, c’est le plus important.

La patience c’est de ne rien demander aux animaux et de leur laisser le temps dont ils ont besoin. On les laisse venir vers nous.

Il est regrettable que si peu de personnes adoptent des animaux déjà âgés, craintifs, handicapés ou qui ont été maltraités. Car ce sont ces animaux qui ont les meilleurs caractères et le plus d’originalité. Ils arrivent à toucher notre cœur et à nous émouvoir avec leur joie d’avoir eu une seconde chance. Ils deviennent souvent les meilleurs compagnons.

Nous avons récemment recueilli deux chatons. Ils étaient tellement sauvages que nous avons du les attraper avec une cage-piège. Ils étaient malades et ils nous ont plusieurs fois mordus pendant leurs soins. Mais aujourd’hui, trois mois après leur arrivée, ils cherchent l’affection et la présence.

Etant donné l’augmentation de la maltraitance, de la négligence et de l’abandon, il existe des milliers d’animaux qui auraient besoin d’un nouveau foyer chaleureux.

Nous espérons qu’après avoir lu cet article, plus de personnes oseront faire le pas d’adopter un animal vieux, craintif, « sauvage », etc. Nous serions aussi reconnaissants pour tout soutien financier ou matériel, face à l’ampleur des frais et la disparition de nos économies, ainsi que pour toute aide bénévole.

 

 

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 19:25

Les trois quarts de la production mondiale de foie gras sont français.

 

Production de foie gras en 2009 :

Environ 25 000 tonnes de foie gras cru ont été produites en 2009 dans le monde, dont 18 820 tonnes (75%) par la France. Le foie gras d'oie ne représente que 3% de la production nationale, contre 97% pour le canard. (Soit 38 millions de palmipèdes)

 

Consommation :

Après un mauvais cru 2008, l'achat par les ménages a progressé de 7,5% en volume en 2009, soit 8800 tonnes.

 

Gavage :

Le taux de mortalité des oiseaux pendant la période de gavage (douze jours en moyenne à raison de deux "repas" par jours) se situe "entre 2% et 4%, à comparer avec des taux de l'ordre de 0,2% chez les oiseaux non gavés"

 

Le gavage est aujourd'hui interdit dans de nombreux pays d'Europe (exception faite de l'Espagne, la Belgique, la Hongrie, et la Bulgarie).

 

Mais en France rien n'a changé, il est toujours autorisé et même protégé par un amendement voté en 2005 reconnaissant le foie gras comme pratrimoine culturel et gastronomique.

 

 

(Source: Le Monde)

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 18:40

Tous les membres de "la ferme des rescapés" vous souhaitent de très bonnes fêtes de fin d'année.

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Tous les animaux espèrent que vous mangerez le moins possible leurs frères et soeurs, à cette occasion. Ils vous souhaitent un joyeux noël et une bonne année 2011.

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 11:37

 2ème partie:                                                                                                         Bilan financier et rapport personnel:

 

Bilan des dépenses, de janvier à décembre 2010 :

DSCF2167.JPG·         Foin : 2650 €

·         Paille : 1900 €

·         Matériel : 2870 € (Piquet, grillage, portail chevaux…)

Frais alimentaires mensuels :

·         300 € nourriture pour chat X 12 mois = 3600 + Nourriture spéciale : 1000 € = 4600 €

·         80 € nourriture pour les oiseaux X 12 mois = 980 €

·         90 € nourriture pour chien X 12 mois = 1080 €

·         70 € nourriture (Pommes, carottes, pain...) pour chèvres, lapins… X 12mois = 840 €

Frais vétérinaire : 4845 €

Frais maréchal ferrant : 560 €

Frais dentiste équin : 540 €

Machine à laver pour les couvertures des chats et chiens : 550 €

Aspirateur : 350 €

Frais de chauffage pour les animaux : 1000 €

  TOTAL 22 765 €

 

Ce montant n’inclut pas les laisses, les colliers, les licols, la litière pour chat, la nourriture pour les vieux chevaux, les produits ménagers et les désinfectants, les dégâts causés par les animaux (déchirure d’un tuyau d’eau = frais de plombier), etc.

Les seuls frais que nous avons pu payer avec le compte de l’association, grâce aux quelques dons reçus cette année, sont : quelques factures vétérinaires, le maréchal ferrant et une petite partie du foin. Et encore cela a été exceptionnel cette année. Nous avons uniquement reçu plus de dons grâce à l’article paru dans « France dimanche ».

Tous les autres frais, nous les avons payés avec nos comptes personnels, en réduisant nos achats au strict nécessaire, en abandonnant le confort, les petits plaisirs, etc. Mais étant donné que nous sommes de simples agriculteurs, cela n’a bien sûr pas été suffisant, et nous avons du piller nos comptes personnels destinés à notre vieillesse, à un accident… Nos économies se sont effondrées.

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Quand vous lirez ce rapport, il y en aura sûrement quelques-uns parmi vous qui se demanderont :

Mais pourquoi n’arrêtent-ils pas ?                                                                                                             

Je sais bien qu’un particulier qui prendrait un animal chez lui pourrait lui donner plus d’affection et d’attention que nous. Mais où sont ces personnes qui acceptent des animaux terrorisés, non propres, sauvages, compliqués à cause de leur passé (maltraitance, abandon...) etc. Qui veut des chevaux non montables, des chèvres squelettiques, des chatons sauvages… C’est presque toujours nous ou personne ; nous ou l’abattoir, l’abandon ou la maltraitance… C’est pour cela que nous cherchons encore des places libres. Nous ne sommes pas un refuge classique, mais une famille très nombreuse !!!

On entend aussi souvent : « Vous ne pouvez pas tous les sauver ! Il faut penser à ceux que vous avez déjà sur votre ferme et qu’il faut soigner »

Comme si je ne savais pas qu’il est impossible de tous les sauver ! Tous les animaux que nous refusons de prendre, tous les animaux qui souffrent et meurent dans les fermes à côté de chez nous, où nous ne pouvons rien faire. Tous les rapports, articles... qui racontent la cruauté des humains envers les animaux.  Je ne me crois pas toute-puissante, je ne crois pas pouvoir tous les sauver. Il y a même des animaux sur notre ferme que nous ne pourrons pas sauver à long terme. Il faut vivre avec le calvaire que subissent les animaux, mais lutter contre, un maximum.

Quand j’avais 5 ans, je rapportais déjà des animaux blessés à la maison. Ma mère n’était pas contente. Elle n’a jamais vraiment compris pourquoi j’ai préféré acheter des animaux maltraités, au lieu de vêtements à la mode. Ni pourquoi je travaille en tant que femme de ménage sur la ferme, alors que j’aurais pu continuer mon métier d’assistante sociale et de sociologue. Elle ne pouvait pas s’imaginer que je puisse être plus heureuse sur la ferme avec mes vieux et laids chiens, qui ont été enfermés des années en cage. Les mêmes qui m’attendaient des heures devant la porte pendant que je travaillais. Ils m’ont été reconnaissants d’une façon si spectaculaire que quand j’y repense, je commence à pleurer. Bien sûr, à côté d’eux, il y avait ceux qui y sont restés, que je n’ai pas sauvés.

Mais cela ne m’a jamais laissé tranquille, même si j’étais « raisonnable », que je pensais à ma famille, aux frais… Je les pleure encore, ils ne me laissent souvent pas dormir la nuit. Leurs souffrances que je n’ai pas pu arrêter me hantent, ainsi que les souffrances des animaux que je vois ou connais aujourd’hui, mais pour lesquelles je suis dans l’incapacité (lois) d’intervenir.

Même si je suis physiquement et moralement débordée, même si je rêve parfois de pouvoir me reposer un peu, de rester au lit une journée quand je suis vraiment malade, de sortir quand je veux, il n’y a pas de choix pour moi. Il n’y en a jamais eu. C’est mon devoir. C’est très très dur quelquefois et il y a des moments de panique, de découragement, mais comme me disait une amie récemment : « Ils (les animaux) n’ont que nous. »

Il ne faut pas s’apitoyer sur son sort, il faut voir cette ferme qui abrite des centaines d’animaux ayant subi des maltraitances, ou qui ont été simplement abandonnés. Ils ont pour la première fois un foyer, et une chance de vivre encore plusieurs années dans un habitat chaud, chaleureux et respectueux. Ils peuvent y fonder des amitiés touchantes qui ne seront pas déchirées, et reprendre confiance petit à petit… Ils savent qu’ici ils sont aimés.

Merci pour tous les dons matériels ou financiers, pour vos paroles encourageantes, pour votre générosité, pour votre confiance…                        

Verena FIEGL, fondatrice et présidente de l’association.

 

 

Près de 500 animaux vivent actuellement sur notre ferme :

·         60 chèvres (toutes viennent d’élevages laitiers), 20 moutons, 1 cochon

·         18 chevaux et poneys, 3 ânes, 5 vaches

·         37 chiens, de nombreux chats

·         Près de 50 lapins et cochons d’inde, des octodons, des chinchillas, 4 tortues

·         Environ 100 oiseaux exotiques

·         Environ 20 canards, 5 oies

·         Plus de 100 poules (la majorité sont des anciennes poules d’élevages en batterie)

·         Etc.

Il n’existe aucune reproduction sur la ferme. Tous les animaux sont stérilisés. 

Merci au nom de chacun d’eux, pour votre soutien qui leur permet de vivre une vie meilleure.

 

Vous pouvez envoyer votre don à l’ordre de « La ferme des rescapés » à l’adresse suivante :

L’association protection animale « La ferme des rescapés » 

Le Fraysse 

46700 Cassagnes                                                       

 

Nos coordonnées : « La ferme des rescapés » Chez Mme Fiegl Verena                                                                  Tel : 05 65 36 64 85                                                                                                                                                            Adresse email : protectionanimaux46@gmail.com                                                                                        

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 06:50

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Vous n’avez pas envie de nous rejoindre ???

 

 

Rapport d'activité: Partie 1

Les animaux rescapés    

 

 

 

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Pour commencer, j’aimerais remercier ceux qui, au cours de cette année, nous ont aidés financièrement. Je n’ai pas eu le temps de le faire plus tôt, tellement nous avons été débordés de travail.

Des sauvetages, des urgences, des rescapés, il y en a eu cette année. Mais il y a aussi ces soins quotidiens, qu’il faut apporter chaque jour de l’année à tous nos animaux.

Je vous écris pour vous souhaiter de bonnes fêtes et une bonne année 2011, mais aussi pour témoigner de ce que nous avons vu, fait et sauvé cette année. Les animaux et nous dépendons de votre aide, c’est pourquoi je vous prie de continuer à nous soutenir.

 

Rapport d’activité de l’année 2010 :

Les chevaux et les ânes :

Nous avons actuellement 18 chevaux et poneys ainsi que 3 ânes. Quatre chevaux et un âne sont arrivés cette année.  Une grande partie des chevaux cohabitent avec les cinq vaches que nous avons sauvées l’an dernier.                  

Les juments, Laska (15 ans) et Pilar (27 ans) viennent de marchands d’animaux. Laska était envoyée d’un marché à l’autre, battue lors des transferts, alors qu’elle souffre de malformations. Pilar est âgée et aveugle, personne ne voulait d’elle, elle allait être euthanasiée. Elle s’est très vite adaptée au pré, trouve seule l’eau et sa nourriture ; elle est très intelligente.                                                               

Nous avons accueilli Monroe (une pouliche) alors qu’elle n’avait que trois mois. Sa mère est morte quelques jours plus tôt (chez le marchand), suite à des mauvais traitements et faute de soins. Monroe était triste, perdue, peureuse et sans joie de vivre. Nous avons alors récupéré un ânon (Nigel), qu’elle connaissait d’avant, de sa vie chez le marchand. Nigel est très sauvage, il a peur de la main, panique vite : il a du être beaucoup battu et maltraité. Ensemble, au pré, cet été, ils ont redécouvert la vie ; ils profitent de leur paix, liberté et amitié pour tenter d’oublier leur passé. 

Nous avons fait castrer, pucer et vacciner Nigel cet automne.                    

 

 

Les chèvres :

Nous avons racheté au cours de l’année une trentaine de chèvres de réforme d’élevages laitiers. Elles allaient être abattues rituellement (égorgement sans étourdissement).                 

Nous avons libéré 22 chèvres de très mauvaises conditions, en juillet et septembre. Leur état demandait beaucoup de soins ; 5 sont toujours sous soins vétérinaires. Une chèvre n'a vécu qu'une semaine chez nous. Nous avons tout tenté pour la sauver, en vain... Elle avait une grave pneumonie. Le vétérinaire a constaté que 70% de ses poumons étaient déjà complètement encombrés et qu’il était trop tard pour la sauver. L'éleveur ne l’avait jamais soignée, pire encore, l'a exploitée (lait) jusqu'aux derniers instants. Elle n'arrivait plus à se tenir debout. C'était trop épuisant pour elle. Elle était dans un état squelettique ; elle a passé ses derniers jours chez nous seulement à manger, tellement elle avait faim. Elle a pu passer ses derniers jours au soleil, qu’elle n’avait jamais vu avant.                                                                                    

Une autre chèvre avait une blessure à une patte arrière. Quand nous l'avons recueillie, elle avait l'articulation très gonflée, remplie de pus, due à une blessure non-désinfectée. Elle avait de la fièvre, d’horribles douleurs... Il ne l'a jamais mise sous antibiotique, il n’a jamais désinfecté la plaie... Alors qu'elle ne marchait plus que douloureusement avec trois pattes, il l'a toujours fait monter sur la table de traite, jusqu'à ce qu'elle n'y arrive plus. Elle est toujours sous soins chez nous et elle n’est pas hors de danger. Au début, elle était comme toutes les autres, très méfiante de l'homme, elle avait peur dès qu'on faisait des gestes brusques.

Toutes les chèvres avaient les cornes des pieds très longs et tordus. Elles boitaient et certaines se couchaient de douleur. Malgré nos soins, certaines déformations resteront toujours. Beaucoup ne sont que "peau et os", d'autres, les jeunes, ont des retards de croissance dus au manque de nourriture. Quand nous avons été cherché les chèvres, l'éleveur n'a pas hésité à distribuer de violents coups de pied aux chèvres qui se trouvaient en travers de son chemin.   

Nous avons payé 10 € à 20 € par chèvre libérée des mains de ce bourreau, et quand on voit  comment elles revivent ici, sur notre ferme, heureuses de pouvoir sortir manger de l'herbe, avoir du foin à volonté, la paix, l'amour, la liberté...  nous savons pourquoi nous travaillons jour et nuit.

 

 

 

          

Les chats :

Cette année nous avons encore recueilli beaucoup de chats. Il faut savoir que dans notre département, il n’existe pas de structure publique qui prend les chats. Les quelques particuliers qui s’occupent et récupèrent des chats de la rue, sont des femmes (la plupart âgées) complètement débordées, que ce soit par le travail ou par les frais.

Nous avons pris :

·         Une mère avec ses 4 chatons malades et délaissés dans la nature

·         Dix chats adultes, abandonnés à Cahors

·         6 chatons trouvés ou abandonnés chez nous

·         Plusieurs chats ou chatons amenés chez le vétérinaire par des particuliers pour les faire euthanasier

·         7 chatons délaissés sur des fermes

·         Des chats adultes, d’une décharge, malades et affaiblis. Ces derniers étaient porteurs de deux graves virus. Plusieurs de nos chats sont tombés gravement malades. Pendant 4 semaines, nous avons soigné, perfusé, nourri… les malades le jour comme la nuit.

·         Nous avons également pris en charge Billie, une chatte, qu’un homme a trouvée, blessée, sur le bord de la route en se rendant à son travail. Elle avait la mâchoire fracturée, un œil qui ressortait… Nous l’avons fait opérer puis nous l’avons nourrie pendant 2 semaines grâce à une sonde. Aujourd’hui, elle se porte à merveille, mange seule et ronronne dès qu’elle nous voit !! L’homme qui nous a apporté Billie venait de Toulouse, parce qu’aucune association de cette région n’était prête à payer l’opération et à lui apporter les soins qui en suivait. Pendant qu’il recherchait une association, le vétérinaire a laissé Billie 18h sans soins, il ne lui a même pas donné d’antalgique.                                                                             

 

  Les chats sauvages :

Petit à petit, ils ne disparaissent plus, terrorisés, dès que nous rentrons dans la chambre. Les petits sauvages arrêtent de nous mordre lorsque nous les soignons et commencent même parfois à ronronner pendant les soins. Ils « osent » de plus en plus jouer insouciamment, pour la première fois dans leur vie. Quand ils commencent à oublier leur peur, les maltraitances qu’on leur a fait subir ; ils deviennent des enfants gais ; notre travail est alors récompensé ! Les chats sauvages adorent la chaleur des radiateurs et le confort d’un salon avec des canapés, fauteuils et paniers.  Nous avons des chats qui se cachent derrière le piano ou le canapé pendant un an et qui maintenant, dorment au milieu de la pièce, à côté du chauffage. L’ambiance entre les chats est rarement agressive, ils s’entendent très bien ensemble.

 

Les chiens :

Notre refuge et maison de retraite canine accueille pour le moment 37 chiens. Tous vivent libres avec nous, aucun n’est enfermé en boxe. La nuit, une majorité dort dans la maison, le jour, en dehors des promenades quotidiennes, ils nous suivent pendant notre travail ou sont dans la grande cour devant la maison.  Cette année, nous avons accueilli trois nouveaux :

·         Timo, un setter de 8 ans qui a passé 3 ans dans un refuge après avoir été abandonné. Le refuge a tout tenté pour le placer, mais en vain. Timo est très craintif, timide et se méfie constamment de tous les mouvements humains. Il a du être battu.

·         Pépina, un petit teckel, aveugle. Elle devait être euthanasiée à cause de son handicap.

·         Rouky, un croisé caniche de cinq ans. Son ancienne propriétaire est partie dans une maison de retraite.

Vu le grand nombre de chiens qui vivent avec nous, nous sommes obligés de refuser beaucoup de demandes d’accueil. L’an dernier, nous avons recueilli 11 bergers belges et nous avons pu en placer 8, avec l’obligation de les faire stériliser. La situation pour les chiens n’est pas meilleure que celle des chats. Les refuges sont débordés et obligés d’euthanasier ceux dont ils savent que les chances d’adoption sont minces (âgés, craintifs, handicapés…). Beaucoup trop de gens abandonnent leur jeune animal dès la première difficulté, ou après le décès d’un parent. Nous avons déjà, à plusieurs reprises, été la cible d’insultes, car nous refusons de placer un chiot chez une personne âgée. Mais on nous demande au moins une fois par semaine de prendre un chien dont le/la propriétaire est parti dans une maison de retraite ou décédé.                   

Certains chiens qui ont vécu plusieurs années avec leur maître et qui sont ensuite amenés au refuge, gardent un traumatisme « d’abandon ». Par ailleurs, peu de personnes sont prêtes à adopter un chien de plus de 4 ans, sous prétexte qu’il ne « s’habituera plus ». 

Par contre, le chien Timo, qui a vécu 3 ans dans un refuge s’est très vite adapté à notre maison et à notre mode de vie. Après un certain moment d’observation, il a décidé de s’installer sur le canapé avec les autres chiens et depuis il ne renonce plus à cette place.

Pendant que j’écris ces lignes, un jeune chaton abandonné joue avec un autre chaton (également abandonné), mais plus âgé, en jetant tous mes stylos par terre. Ils ne se connaissent pas mais sont déjà amis et montrent malgré leur triste biographie (l’un d’eux a été maltraité), une insouciance et une joie de vivre qui me récompense un peu après une longue et dure journée de travail.

 

Les nouveaux animaux de compagnie, (N.A.C.) :

Les derniers animaux que nous avons recueillis sont des lapins, des cochons d’inde, des chinchillas, des octodons (ou dègues du Chili), des oiseaux exotiques… Leur anciens propriétaires ne voulaient plus s’occuper d’eux ou les tenaient dans de mauvaises conditions de vie. Même si nous les mettons dans des cages plus grandes, avec une ambiance plus naturelle (paille, foin et bois à la place du plastique et des copeaux de bois), la vie pour ces animaux reste très limitée. Ils n’ont jamais la place, le climat, la nourriture et surtout l’environnement naturel qu’il leur faudrait. Il faudrait les laisser dans leur pays d’origine. Beaucoup de ces N.A.C. sont des animaux de groupe, ici les personnes les laissent souvent seuls. Ils n’aiment pas les câlins mais veulent leur tranquillité et leur intimité. Ils ne sont pas « les nouveaux animaux de compagnie idéaux pour les enfants ». Ils sont très vite stressés, souvent nocturnes… Ne soutenez pas leur commerce, ne les achetez pas. Ne les offrez pas à un enfant ou à un adulte pour Noël.

 

 

 

 

 

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 21:56

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Pour nous aider :

 

Dons en argent :

 

Tout don est précieux, même s'il est modeste ! Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières...

 

L'association étant reconnue d'intérêt général, 66 % des sommes versées peuvent être déduites des impôts. Pour tout don, un reçu fiscal vous sera adressé.

 

 - Vous pouvez envoyer un don par chèque, à l'ordre de La ferme des rescapés, à l'adresse suivante :

Association La ferme des rescapés

Mme FIEGL

Le fraysse

46700 CASSAGNES

 

 

 

Dons matériels :

 

Nous avons besoin de :

 - Produits ménagers, chiffons, serpillières, balais, vaisselle...

 - Colliers, laisses, brosses, cages de transport, licols, jouets, pansements, produits vétérinaire (médicaments, vermifuges, traitements anti-puces....)

 - Couvertures, draps, paniers, corbeilles, coussins...

 - Pain dur, coquilles d'oeufs, graines de tournesol, maïs...

 - Nourriture pour chiens, chats, chevaux, hamsters, oiseaux exotiques, poules...

 - Vieux meubles (lits, canapés, armoires...)

 

Nous sommes reconnaissants pour tout. Tout peut nous servir.

 

MERCI D'AVANCE POUR VOTRE AIDE !

 

 

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                                                          "Pour des dons de paniers, je serais reconnaissante" !!!

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 00:41

 

Combien de fois nous a-t-on déjà dit : « Oh, jamais je ne pourrais manger de cheval ! » Mais quelle différence avec la vache, la chèvre ou le cochon ? Pourquoi un cheval aurait-il plus le droit de vivre qu’un mouton ? Parce qu’il est élégant ? Beau ? Signe de noblesse ?  

Nous ne sommes pas tous des beautés que je sache (sans vouloir vous offenser), et nous voudrions pourtant être secourus si nous étions en danger. 

Sur notre ferme, tous les animaux sont soignés et respectés de la même façon. Qu’ils soient une vache, un chien, une chèvre, un cheval ou un hamster.   

Tous les animaux sont sensibles, ont peur, éprouvent de la douleur quand on les maltraite. TOUS. Tous veulent vivre, qu’ils soient des animaux dits « de ferme » ou « de compagnie ».

Certains sont peut-être plus mignons que d’autres, ou plus affectueux… Mais ne serait-ce pas intéressant de réfléchir à cette question : Pourquoi une vache est-elle plus distante qu’un cheval ? Ne serait-ce pas à cause du fait que depuis des décennies, nous ne faisons que nous servir des vaches, pour leur viande ou leur lait, avant de toutes les envoyer sans ciller à l’abattoir ? Une jument a encore une chance de mourir de vieillesse. Même si cela devient rare avec la nouvelle loi de l’équarrissage…

Les scientifiques ont découvert que le cochon est l’un des animaux les plus intelligents. Non, pas si bêtes les « bêtes »…

Réfléchissez-y la prochaine fois que vous serez devant le rayon boucherie….

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 20:19

 

Suite à l’article paru dans le magazine « France Dimanche », beaucoup de personnes nous ont dit : « Vous avez de la chance, vous vivez votre passion » ou « Si j’en avais les moyens, je ferais la même chose », « Ce serait mon rêve »…

Rêve, passion… Oui mais… Personne ne peut s’imaginer la réalité. C’est pour cela que je veux tenter de l’expliquer.

Je ne dirai plus que je vis tous les jours ma passion ; je vis grâce à elle, elle m’aide à continuer mon travail, mon combat pour les animaux, mais ce que je vis tous les jours c’est un combat du survivant que l’on fait aussi parfois par devoir.

Pour moi, tout a commencé l’été de mes 16 ans. Je voulais un chien, mais ma mère tenait déjà ce refuge, nous avions assez de chiens. Il y en avait qui m’appartenaient… mais je ne sais pas… ça a été comme un appel. Quand ma mère m’a autorisée à en prendre un autre, j’ai tout de suite commencé à appeler tous les refuges de notre région. Je cherchais un berger et j’ai cherché pendant deux semaines. Quand je suis allée voir la chienne, elle ne m’a pas vraiment plu. C’est un peu la bénévole du refuge qui m’a convaincue de la prendre, elle m’a dit qu’elle avait très peu de chances de se faire adopter, à cause de son âge (elle avait 10 ans).

Sur le chemin du retour, elle a eu son nom : SAMIRA. Elle a été la chienne la plus exceptionnelle que j’ai connue. Elle m’a énormément marquée. Elle m’a voué une fidélité extrême. Quelques jours après son arrivée, elle me suivait déjà partout, quand j’étais dans ma chambre, elle reniflait sous la porte ; la nuit elle hurlait si je la laissais dans le salon, alors qu’à côté de mon lit, elle dormait comme un ange. J’allais encore au lycée, et ma mère me disait toujours quand je rentrais, que Samira avait passé la matinée à hurler. Quand je rentrais, elle me faisait la fête, c’était incroyable. Elle n’a vécu que trois mois et demi chez moi, elle est morte d’une tumeur.

C’est elle qui m’a ouvert les yeux. Elle m’a montré ce qui est vraiment important dans la vie : libérer, aimer et respecter.

Un mois et demi après son arrivée, je me suis libérée moi-même en sortant de cet enfer et de cette prison qu’était pour moi l’école. J’ai commencé à aider ma mère à la ferme, avec les animaux. J’ai commencé à trouver un sens à ma vie. Depuis, je ne suis plus jamais partie, je travaille du matin jusque tard dans la nuit pour soigner les rescapés que nous accueillons. Ils sont près de 500 aujourd’hui.

J’ai pris quelques mois pour comprendre dans quoi je m’étais lancée. Un travail dur physiquement, qui commence vers 6h du matin et dure jusqu’à minuit, 7 jours sur 7, 365 jours sur 365. Mais souvent, il faut se lever la nuit, soit pour une urgence, soit pour des soins médicaux sur des animaux malades, ou pour nourrir des orphelins… Il n’y a jamais un jour de repos, sans parler de vacances… mais il n’y a même plus une minute de repos parfois. On travaille du matin jusqu’au soir et on tombe de fatigue au lit. On sort de la ferme peut-être une fois par mois, pour trois heures, pour faire autre chose, mais sinon… On gère toute la journée le travail, les soins, les appels, les urgences, les abandons…                                                                                  

C’est un travail, où l’on a une grande responsabilité envers les animaux. On est sous un stress constant, d’avoir oublié quelque chose, de ne pas avoir vu qu’un animal n’allait pas bien…         

Ou à cause de ces questions : Ai-je bien fermé la porte des chats sauvages ? Où est la chienne berger ? A-t-elle encore attaqué une chèvre ? Pourquoi la chatte noire ne vient-elle pas ? Lui est-il arrivé quelque chose ? Pourquoi la chèvre beugle-t-elle ? A-t-elle la diarrhée ?

Et puis après, il y a cette multitude de compromis que l’on fait :

·         Il faut ranger chaque papier, journal, objet personnel, pour ne pas qu’un chat fasse pipi dessus, vomisse dessus, qu’un chien le déchire…

·         Chaque porte doit être verrouillée car il y a toujours un chien qui arrive à l’ouvrir.

·         Le matin, quand on se lève, il faut d’abord enlever toutes les crottes que les chats ont faites dans la chambre, puis nettoyer les sept boxes de litières…

·         Le soir comme le matin, il faut enlever les besoins des chiens faits dans le salon, alors qu’on ne rêve plus que d’aller se coucher et non de tremper pour la énième fois ses mains dans l’eau de nettoyage.

·         On est de toute façon femme de ménage 75% du temps ici sur la ferme. Entre nettoyer, passer l’aspirateur, la serpillière… J’ai parfois du mal à enlever l’odeur de l’eau de javel de mes mains, que l’on utilise comme virucide, dans l’infirmerie et la quarantaine.

·         Parfois, alors qu’on est déjà terriblement fatigué, il faut encore travailler plusieurs heures. On ne peut jamais s’assoir, avant de tous les avoir soignés.

·         Quand on est malade, on peut compter sur l’aide de l’autre, mais jamais il ne sera question de passer une journée au lit pour se reposer.

·         En hiver, on doit travailler même par grand froid. Les mains et pieds gelés, il faut porter plusieurs dizaines de seaux d’eau chaude, nettoyer des boxes alors qu’on a l’impression de ne plus pouvoir faire un geste.

·         Et puis de toute façon, pour des raisons financières, chaque achat personnel est réduit au strict nécessaire. Tout l’argent va pour les animaux et l’entretien de la ferme.

·         En été, on travaille au jardin, entre 12h et 16h alors que ce sont les pires heures avec le soleil, mais avant comme après il faut s’occuper des animaux.

·         Parfois le soir, on trouve le lit humide d’urine de chat.

·         Les machines à laver tournent toute la journée… des paniers lourds à porter, ranger…

·         On a abandonné l'idée d’avoir des repas fixes, par manque de temps. On est déjà heureux si vers 20 heures, on peut pour la première fois manger quelque chose de chaud.

Je pourrais encore continuer à énumérer des dizaines de choses…

On vit au jour le jour, car il est pratiquement impossible de prévoir les évènements d’une journée. Ou les chevaux et les vaches s’échappent, ou il faut aller chez le vétérinaire, ou il y a une coupure de courant ou d’eau parce qu’un animal a encore déchiré un tuyau…

C’est très dur physiquement souvent, il faut beaucoup porter (sac de fumier, caisses de nourriture, seau d’eau…), manipuler, ranger, nettoyer... Il est élémentaire d'avoir une très bonne endurance et beaucoup de volonté. En réalité, ce qui me donne la force de continuer, c’est de voir les animaux revivre, à la ferme.

Parfois, quand ils arrivent, ils n'éprouvent que de la peur et sont terrifiés. Mais après quelques jours, semaines, mois, ils s’approchent de nous, deviennent curieux, joyeux, ils jouent…

Je ne regrette en aucune façon de m’être jetée dans ce travail, même si maintenant je sais que je suis obligée de rester ici. J’ai pris des animaux, je suis maintenant responsable d’eux jusqu’à leur mort. Par contre, je pense que les gens qui affirment rêver de faire ce que nous faisons devraient travailler une semaine ici avant de prétendre cela. Que pendant une semaine ils travaillent et renoncent à tout, comme nous le faisons. 

J’imagine que l’on ne peut pas se représenter ce que c’est, mais sachez que c’est parfois très difficile. Personnellement, le plus dur ce sont les soucis financiers, quand les factures deviennent un drame. On commence à vendre nos derniers objets personnels pour finir les fins de mois, car en réalité on a besoin de peu pour vivre. Le reste doit sans cesse être dépoussiéré !

Les choses les plus essentielles de la vie ne peuvent de toute façon ni être achetées ni remplacées. Elles sont uniques. Comme l’amour que l’on a pour quelqu’un, que ce soit un humain ou un animal. On peut seulement profiter de l’instant présent, le savourer et espérer qu’il dure le plus longtemps possible.

Pour finir, j’aimerais remercier de tout cœur tous ceux qui nous ont soutenu au cours de l’année 2010 et j’espère que d’autres nous rejoindront en 2011.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 20:24

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Chaque minute, cinq animaux meurent dans les laboratoires français.

Dans le monde, ce sont vingt-cinq animaux qui meurent chaque seconde !

Presque tous les produits que nous utilisons ont été testés sur les animaux. Produits ménagers, cosmétiques, produits chimiques, pesticides, appareils médicaux...

Pour cela, des animaux sont emprisonnés pendant des années dans des cages de métal, contraints de supporter ingestions forcées, produits irritants sur la peau ou les yeux (test de Draize), mutilations, irradiations, contaminations...

Pourtant, les différences physiologiques d’une espèce à une autre rendent ces expériences peu fiables. Les nouvelles méthodes de recherche dites « alternatives » sont à la fois plus précises, moins coûteuses et n’infligent pas de souffrance.

Mais les habitudes ont la vie dure et de nombreux chercheurs rechignent à passer à ces méthodes plus modernes et plus performantes. Les expériences sur les animaux sont un frein au progrès et continuent, année après année, à faire des victimes tant humaines qu’animales.

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MORT POUR LA FRANCE

 

Officiellement, 2,5 millions d’animaux sont torturés et tués chaque année dans les laboratoires français. Ce chiffre est inférieur à la réalité puisque bon nombre d’expériences n’entrent pas dans la définition de l’expérimentation animale, notamment celles qui vont entraîner la mort par les méthodes « les moins douloureuses » ou le « marquage » (par amputation des orteils, par exemple, de manière à identifier les animaux servant à une expérience).

Aux États-Unis, le nombre officiel d’animaux utilisés dans les laboratoires se situe entre 17 et 70 millions. Ce chiffre ne prend cependant pas en compte les souris, les rats et les oiseaux.

Le plus gros éleveur d’animaux de laboratoire en France est la multinationale Charles River Laboratories, dont le siège français est implanté dans le Rhône. Elle fournit 40 à 50 % des animaux.

Des expériences sont aussi pratiquées sur des chats et des chiens, que fournissent essentiellement les sociétés Charles River Laboratories ou Harlan, mais qui peuvent aussi provenir de chenils, de fourrières ou de pourvoyeurs. Ces derniers sont d’ailleurs très organisés. Ils n’hésitent pas à rabattre les chats et les chiens errants, à piéger, à voler les animaux ou à abuser de la confiance des gens en rachetant des portées.

Les animaux ne suscitant pas une grande sympathie sont de plus en plus utilisés par les vivisecteurs : le risque de mobilisation de l’opinion publique est nettement moindre pour un rat torturé que pour un chat ou un chien. Leur souffrance est pourtant tout aussi réelle.

Les animaux qui servent à l’alimentation humaine sont couramment utilisés, comme les cochons, les brebis ou les vaches.

(Source:PETA)

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  • : La ferme des rescapés
  • : Ce blog décrit les actions de l'association "La ferme des rescapés", située dans le sud-ouest de la France (Lot). Cette asso lutte activement contre la maltraitance et l'abandon des animaux. Elle s'oppose également à l'envoi d'animaux à l'abattoir, à la présence d'animaux dans les cirques et à l'exploitation des animaux en général.
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