Bonjour,
Merci pour tous les dons qui ont été amenés à la ferme.
A partir du 1er décembre, il sera possible de venir à la Ferme des Rescapés uniquement sur rdv fixé préalablement par téléphone.
Suite aux dons reçus au cours des dernières semaines, nos besoins ont évolué.
Nous cherchons encore :
- de vieux journaux
- des gants de ménage taille 8 ou 9
- des paniers à linge
- des produits d'entretien ou de la lessive
- des petites couvertures polaires pour les chats (PAS de grandes couvertures, couettes ou draps)
- des vêtements pour femme taille 38/40 et des chaussures taille 41.
Nous prenons aussi toujours avec grand plaisir des croquettes et des boîtes pour chats, du pain dur ainsi que des bacs ou maisons de propreté.
Mais nous n'avons plus besoin de laisses, colliers, draps, jouets.
Merci pour votre soutien.
Contact : 05 65 36 64 85 ou 06 04 41 80 45
Billy, une belle chienne croisée Labrit cherche toujours une nouvelle famille.
7 Years
Certains d’entre vous se demandent sûrement comment il nous est possible d’accomplir le travail qui nous attend chaque jour. J’ai 22 ans et depuis 7 ans, je consacre toute ma vie aux animaux et à cette ferme sur laquelle nous les accueillons pour leur offrir un refuge, un lieu sûr. Je ne connais ni vacances, ni jours de congé. Mes journées commencent vers 6h30 et elles se finissent tard dans la nuit. Notre temps de sommeil n’excède jamais 6h. Je suis entièrement responsable de plusieurs centaines d’animaux, de leur vie, leur bien-être, leur santé et leur bonheur. Il est difficile d’expliquer ce que représente cette énorme responsabilité au quotidien. Ma mère nous a donné, à mes sœurs et à moi, une éducation exemplaire. Enfants, elle nous a appris à être responsables et à avoir des responsabilités. Le plus important pour elle a toujours été que nous ayons les yeux ouverts sur les autres, que nous respections ce qui est vivant et que nous venions naturellement en aide à ceux qui en ont besoin. Elle a toujours exigé de nous un travail soigné et appliqué, fait avec cœur.
Pour se lever tous les jours et affronter l’immense travail et les épreuves qui nous attendent, il faut de la volonté, de l’endurance, de la discipline, du courage, de la force, de l’abnégation et beaucoup d’amour. En ce qui me concerne, je le dois à ma mère et à la façon dont elle nous a éduquées, appris à vivre et à sa philosophie de vie. Les animaux m’ont également beaucoup appris et ils continuent de le faire tous les jours.
Au début, ce sont les effroyables conditions de vie des animaux de ferme dans les élevages qui m’ont révoltée. A 16 ans, j’ai demandé à sauver deux veaux nés de vaches laitières qui devaient partir à l’engraissement, puis à l’abattoir. Pendant des années, j’ai tenté de sortir un maximum de chèvres « en réforme » dans des élevages où elles étaient toujours enfermées dans des bâtiments. Comme presque tous les animaux d’élevage, la plupart vit dans des conditions difficiles. En plus d’avoir une qualité de vie très restreinte (enfermement, manque de place et de lumière…), certaines sont battues ou ne reçoivent pas suffisamment à manger.
En entrant dans différents élevages (volailles, caprins, ovins…) j’ai vu des animaux agoniser faute de soins, lentement, sans que quiconque ne se soucie de leur souffrance, de leurs douleurs ou de leur désespoir.
Le sort des chèvres laitières est peu connu. Contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont pas des chèvres de race spéciale qui produisent du lait naturellement. Comme tout mammifère, avant de produire du lait, elles ont été en gestation et ont donné naissance à un ou plusieurs chevreaux. Malgré l’attachement et l’amour que les chèvres portent à leurs petits, ces derniers leur sont enlevés quelques heures après la naissance. Nous avons vu des mères essayer de cacher leurs petits en voyant arriver l’éleveur. Beaucoup de chèvres pleurent pendant plusieurs jours. Mis à part quelques femelles gardées pour remplacer des chèvres qui ne produisent plus ou pas assez de lait, tous les chevreaux sont envoyés à l’abattoir. Séparés bien trop tôt de leur mère et n’ayant souvent pas assez reçu de colostrum, ils sont fragiles et beaucoup attrapent la diarrhée ou meurent d’infection. Pour les mères, la gestation et surtout la mise bas sont toujours des moments critiques et difficiles. Certaines chèvres sont trop jeunes ou petites pour avoir des petits, d’autres ont des complications (petits mal positionnés, toxémies de gestation…). En raison de leur faible valeur marchande, rares sont les éleveurs qui vont faire venir un vétérinaire. Alors qu’une chèvre peut vivre une quinzaine d’années, en élevage, l’espérance de vie moyenne est de 5 ans. Après avoir été exploitées pendant plusieurs années, elles sont envoyées à l’abattoir. Parmi celles que nous avons pu sauver, certaines étaient dans un état de maigreur extrême, d’autres si faibles ou blessés qu’elles n’arrivaient même plus à se tenir debout.
Notre association accueille aussi beaucoup d’équidés.
Il y a un mois, j’ai pris en charge une jument d’un centre équestre, emphysémateuse et très maigre, avec des boulets dans un état indescriptible (voir photos). Avant son arrivée à la Ferme, dans le club, elle était toujours montée, malgré son inflammation et les douleurs qui s’ensuivaient.
Au fur et à mesure des années, ma mère a découvert d'autres animaux qui, en France, étaient traités comme des «nuisibles à supprimer» : les chats sauvages, craintifs ou "difficiles". Chassés, empoisonnés, mutilés, euthanasiés ; ils sont des milliers chaque année à disparaître, à être tués. Les atrocités commises contre les chats dépassent bien souvent l’imagination. Enormément de personnes se sentent dérangées par un chat errant ou sauvage présent devant leur porte ou dans leur jardin. Rares sont celles qui vont lui donner à manger ou le soigner. Plus rares encore sont les personnes qui vont accueillir et adopter l’animal en détresse qui se trouve devant elles. Pour des raisons diverses et multiples, une majorité va téléphoner à la mairie, à un vétérinaire ou à une fourrière pour que le «problème», c’est-à-dire le ou les chats, disparaisse. Beaucoup de particuliers règlent également le «problème» eux-mêmes. Pièges, poisons, coups de fusil, noyades… Tous les coups sont permis et utilisés pour se débarrasser de ces animaux qui déclenchent rapidement haine et agressions, bien plus souvent que de la compassion. Nous avons vu des chats qui étaient presque morts de soif ou de chaleur, ou encore d’hypothermie, dans des cages trappes posées par des particuliers comme par des professionnels, qui ne se donnent même pas la peine d’aller vérifier régulièrement si un chat est pris dans la cage.
Notre association s’est spécialisée dans l’accueil des chats sauvages, menacés ou "difficiles". Nous recuellions ceux qui crachent, mordent ou griffent ainsi que ceux qui s’enfuient de peur dès qu’une main humaine s’approche d’eux. Dans les fourrières, les refuges de la SPA ou des services comme la SACPA, ces chats ne sont pas gardés car ils sont très difficiles à manipuler et de ce fait ne sont pas adoptés. Nous accueillons également les incontinents, les FIV+, ceux qui ne font pas leurs besoins dans le bac à litière ou qui marquent leur territoire malgré la castration. Etant donné que les nouveaux arrivés, avant d’être totalement libres, sont d’abord lâchés dans de grandes cages pour prendre leurs repères, être vermifugés, castrés et identifiés, la charge de travail qui s’ensuit est importante.
Les chats sont des animaux très sensibles, facilement sujets aux maladies. A la Ferme, c’est moi qui leur donne les vermifuges, les comprimés, qui fais les piqûres ou qui contrôle les perfusions posées par le vétérinaire. Comme nous avons beaucoup d’animaux, il y en a toujours certains pour lesquels nous nous faisons du souci. Nous les avons en permanence près de nous pour pouvoir les surveiller. Souvent, la nuit, nous nous levons pour les observer, les contrôler. Certains luttent longtemps contre la maladie et nous nous battons avec eux. Mais voir partir ceux qu’on a voulu sauver, qu’on a aimés et chéris, est très dur. Parfois, nous savons que certains ne vont rester près de nous qu’un court moment. Leur maigreur, leurs symptômes ou lésions irréversibles nous l’indiquent. On ne s’habitue jamais à la mort, aux décès. Ces derniers sont toujours synonymes de souffrances, d’échec et d’une immense peine. Certains animaux sont uniques, magiques à leur façon ; ils savent nous enchanter en un instant. Les avoir à nos côtés est un vrai cadeau. Malgré notre peine pour un animal, nous devons continuer, pour les autres, nous ressaisir malgré les nausées et le vide dans lequel on a l’impression d’être tombées.
Certains animaux qui vivent ici ont fait preuve dans leur vie d’une force incroyable. Ils se sont battus pour survivre, pour vivre. Ils ont fait face à leurs peurs et ont montré un courage exemplaire. Je les admire et j’essaie de prendre exemple sur eux.
Malgré les nombreuses difficultés de notre vie, le lourd et dur travail, la peine, l’absence presque totale d’une minute de temps libre, ce travail est très important pour moi et m’enrichit. Il est un enseignement des bases de la vie.
Face aux factures vétérinaire, alimentaires et d’entretien considérables, nous avons besoin de vos dons. Nous espérons de tout cœur pouvoir encore compter sur votre soutien.
Morlind Fiegl
LA FERME DES RESCAPES
Le Fraysse
46700 Cassagnes
Tel : 05 65 36 64 85
Ou 06 04 41 80 45
http://la-ferme-des-rescapes.org
http://lafermedesrescapes.over-blog.org/
Chère Madame, Cher Monsieur,
Merci beaucoup pour votre don et votre soutien à la Ferme des Rescapés ; nous en avons tellement besoin. Cette année, nous avons récupéré un grand nombre de moutons et de chevaux ainsi que quelques chèvres. Beaucoup étaient malades et dans un état de maigreur extrême. Mais la majorité des animaux qui sont arrivés à la Ferme cette année étaient des chats sauvages ou abandonnés.
Davantage d’associations nous ont demandé de l’aide parce que des chats étaient menacés de mort, soit par des particuliers, soit dans les fourrières. Le fait d’être stérilisés ne les a pas protégés. Nous travaillons régulièrement avec trois fourrières qui ont pu baisser de façon drastique leur taux d’euthanasie parce que c’est la Ferme des Rescapés qui récupère leurs chats sauvages, malades, handicapés, etc. Quelquefois, nous récupérons des chats sociables avec les humains, mais ils sont de couleur banale (noirs et blancs, gris et blancs, noirs) ou bien ils ne sont plus tout jeunes. Personne ne les veut. Les associations et refuges qui ont le droit de récupérer des chats de la fourrière ne les choisissent pas car ils ne pourront pas être adoptés. Ces chats meurent parce qu’ils ont la « mauvaise » couleur, ou bien des kilos en trop ou pas assez, mais surtout parce qu’ils sont trop nombreux.
Pour faire face à l’arrivée de ce grand nombre de chats, nous avons fait construire trois nouvelles chatteries. Une de ces chatteries est destinée aux chatons, pour éviter des maladies. Toutes les chatteries ont un parc attenant sécurisé. Après être restés quelques temps dans les chatteries, beaucoup de chats vivent avec nous dans la maison. Ils ont accès à toutes les chambres, ils sont dans la cuisine, sur les armoires, le réfrigérateur et l’évier, sur les canapés et les lits... Ils ont également accès au grenier d’où ils peuvent sortir dans le jardin ou dans nos champs. Certains perdent leur peur, d’autres restent méfiants. Les plus confiants couchent sur le canapé près des chiens ou dans les « bras » d’un chien.
Le travail est immense. Nous nettoyons toute la journée jusqu’à minuit, à un rythme très soutenu, souvent sans pause. Et même si les moutons, chèvres, chevaux, poules, lapins, cochons d’Inde vivent en liberté, ils ont tous accès aux étables que nous devons nettoyer quotidiennement. Nous avons quatre lave-linge qui tournent de 6h à 23h tous les jours. 40 chiens vivent avec nous et apportent aussi du travail.
Cette année, nous avons réalisé de beaux placements. Une dizaine de chiens ont ainsi trouvé le bonheur absolu et, d’après les témoignages, leurs nouveaux maîtres également. Merci beaucoup à toutes ces personnes pour leur patience et leur compréhension.
Cette année, un nombre considérable de chevaux destinés à l’abattoir est arrivé à la Ferme. Presque tous étaient victimes d’une exploitation extrême dans des centres équestres ou chez des particuliers. Délaissés, sans nourriture, malades et laissés sans soins, ils sont arrivés squelettiques, boiteux, blessés. Ils ont dû travailler jusqu’à leur arrivée à la Ferme et on peut dire que les gens ont monté de vraies « ruines » sans aucuns scrupules. Où sont les cavaliers et cavalières qui ont une conscience ?
Et pourtant, c’est nous qui recevons des critiques : « la Ferme des Rescapés laisse mourir de faim ses chevaux », « Pourquoi les chevaux de la Ferme des Rescapés sont si mal en point ? ». Une autre critique qui nous est faite : « Pourquoi avons-nous des chats partout ? ». « Pourquoi en prenons-nous encore ? Il faut dire non ».
Oui, nous disons non, mais d’une autre façon. Nous disons non, on ne les laisse pas mourir de faim, on ne les laisse pas se faire tuer d’un coup de fusil ou à coups de pied ou de pelle, avec de la mort aux rats ou d’autres poisons, ou encore par une injection chez les vétérinaires. Nous voulons leur éviter d’étouffer dans des poubelles, de pourrir dans des pièges, d'être massacrés dans des villages ou exécutés dans des fourrières. Nous savons qu’il y a des centaines de chats qui sont tués chaque mois parce qu’il n’y a plus de place dans les refuges ou bien parce que personne n’en veut. Nous travaillons avec des fourrières, des refuges et des associations et nous connaissons la réalité. Et même si nous consacrons toute notre vie à sauver des animaux, notre travail n’est qu’une goutte dans un océan de misère. Mais au moins ici, les chats ont une maison et des personnes qui prennent soin d’eux. Ils ont de la place, ils ont le chauffage et sont dans un environnement propre et douillet. Nous dépensons une fortune pour leur nourriture (régulièrement des croquettes Royal Canin, voir factures) et les soins vétérinaire (voir factures). Nous travaillons avec trois cabinets vétérinaire des environs et une clinique vétérinaire de Toulouse, spécialisée dans les maladies des chats. Les gens qui nous critiquent ont souvent un seul animal ou même aucun, parce qu’ils ne veulent pas renoncer à leur confort.
Les animaux qui vivent ici viennent souvent de très loin, tout simplement parce qu’il n’existait pas une personne ou une structure plus proche pour eux. Ce ne sont pas des animaux que nous avons pris sur Le Bon Coin parce que nous voulions des animaux. Non, nous entendons souvent : « Vous êtes notre dernier recours, nous avons déjà demandé partout ». Ici, les animaux ne vivent pas dans un parc animalier. Ce sont de véritables rescapés, grâce aussi aux personnes qui ont fait un trajet de plusieurs heures pour les amener à la Ferme. Ceux qui vivent ici ont pu échapper à des massacres sans scrupules, ni pitié. Nous luttons chaque jour et durant beaucoup de nuits. Souvent, malgré tous les soins, c’est un échec. Nous vivons dans la peine.
Nous ne sommes pas contre l’adoption. Mais la plupart des gens qui viennent à la Ferme viennent pour déposer leur animal ou celui qu’ils ont trouvé, pas pour en adopter un. Nos chatons sont, pour la majorité d’entre eux, gris, noirs, noirs et blancs, à poils courts, mais pas bleus ou angoras. Ils crachent et ne montent pas sur les genoux pour se faire caresser.
Merci à Chantal qui a adopté une cinquantaine de cochons d’Inde de la Ferme. Ils vivent maintenant chez elle en toute liberté avec beaucoup d’abris et de soins.
Merci à nos bénévoles qui font des trajets et organisent des transports sur de longues distances, avec beaucoup de responsabilités. Merci à Brigitte et à Monsieur Germier qui ont ainsi aidé à sauver de nombreux chats. Merci à Marie-Line, Anne-Marie et Annie, à Georges, Pierre et Olivier qui nous donnent régulièrement un coup de main. Merci à toutes les personnes qui nous ont apporté de la nourriture ou du matériel. Pardon à tous ceux qui voulaient nous rencontrer et pour lesquels nous n’avons pas eu de temps à consacrer. Mais chaque heure que nous perdons dans la journée nous manque le soir pour les soins des animaux.
Merci infiniment à toutes nos donatrices et à tous nos donateurs qui nous comprennent et nous soutiennent en toute confiance pour que nous puissions continuer d’ouvrir cette maison à tous les animaux qui peuvent être sauvés. Leur soutien régulier nous permet de nourrir, nettoyer et soigner tous les animaux présents à la Ferme. C’est grâce à votre générosité que 600 animaux peuvent vivre ici en toute dignité. Merci pour vos encouragements.
Verena FIEGL
Bonjour,
Nous cherchons, pour les nouvelles chatteries, tout ce qui peut servir d'abri ou de cachette pour les chats sauvages. Niches pour chiens, cabanes, paniers, corbeilles en osier...
Nous cherchons également des couvertures pour chats et pour chiens. De préférence de petite taille car elles doivent passer dans les machines à laver.
Des journaux sont aussi les bienvenus.
Et bien entendu, nous sommes très reconnaissantes pour tout don de croquettes ou de boîtes pour chat.
Merci à tous ceux qui nous apporté du pain dur. Les chèvres et les chevaux se sont régalés et espèrent en recevoir beaucoup d'autres.
Pour tout renseignement, contactez-nous par téléphone au 05 65 36 64 85 ou au 06 13 77 09 09
Voici un article disponible sur lemonde.fr
A lire:
Vous vous demandez ce que la science appelle un superprédateur ? Regardez-vous dans le miroir. Une étude publiée dans la revue Science, vendredi 21 août, démontre que l’énorme pression exercée par l’humain sur les populations animales, terrestres comme marines, en fait un prédateur unique, et à même de déséquilibrer totalement les écosystèmes et les chaînes alimentaires, ainsi que de provoquer des extinctions de masse.
L’idée d’une exploitation extrême de la faune sauvage est déjà largement documentée. Mais les travaux de l’équipe de Chris Darimont, de l’université Victoria au Canada, ont cherché à analyser ce tableau de chasse sous un autre prisme : en comparant l’impact de l’homme à celui d’autres prédateurs non humains. Pour cela, les scientifiques ont passé en revue plus de 300 études portant sur 2 125 cas de prédation sur des espèces sauvages (poissons et mammifères terrestres) de chaque continent et océan, à l’exception de l’Antarctique.
Lire : La sixième extinction animale de masse est en cours
Les résultats sont édifiants : les humains exploitent les poissons à un taux 14 fois supérieur, en moyenne, à celui des autres prédateurs marins. Ils tuent aussi des grands carnivores – comme les ours, les loups ou les lions – à un rythme 9 fois supérieur à celui qui voit ces prédateurs s’entre-tuer dans la nature. Cela signifie, concrètement, que l’industrie de la pêche capture 78 % de la population adulte de saumons d’Alaska par an, contre 6 % prélevés par les grizzlys – les plus gros prédateurs de cette espèce. Ou encore que nous chassons chaque année 32 % des pumas américains, contre 1 % tués par leurs congénères.
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Cette pression ne s’exerce pas avec la même intensité selon les régions. Ainsi, les chasseurs nord-américains et européens tuent des herbivores à des taux respectivement 7 et 12 fois plus élevés que les chasseurs africains. L’impact de l’industrie de la pêche est trois fois plus prononcé dans l’océan Atlantique que Pacifique.
L’originalité de l’étude est également de comparer les taux de prédation selon les niveaux trophiques des proies – c’est-à-dire, pour simplifier, la place qu’occupe un organisme dans la chaîne alimentaire, allant des planctons aux carnivores qui ne se nourrissent que de carnivores. De manière inattendue, les humains exercent, sur terre, une pression bien plus forte sur les grands carnivores que sur les herbivores, et ce, alors qu’ils ne les consomment pas. En mer, en revanche, l’impact de l’homme est élevé à tous les niveaux, qu’il s’agisse de la pêche aux anchois, aux harengs, ou à la chasse aux requins et aux thons. Les captures de poissons, en hausse malgré la surexploitation des espèces, excèdent aujourd’hui 100 millions de tonnes par an.
« Ce travail d’analyse gigantesque montre avec précision que nous prélevons trop de proies pour que les espèces puissent renouveler leurs populations, juge Franck Courchamp, directeur de recherches en écologie au Centre national de la recherche scientifique. Contrairement aux autres prédateurs qui sont naturellement régulés par le nombre de proies, nous subsistons grâce à énormément d’espèces à la fois. Et comme nous sommes omnivores, ce qui implique que nous ne dépendons pas des proies pour notre survie, celles-ci diminuent sans que cela ne nous pousse à relâcher la pression. »
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Mais au-delà de ces quantités colossales, ce qui différencie l’humain des autres prédateurs et en fait un superprédateur au comportement « insoutenable »selon l’étude, c’est qu’il cible des proies adultes et non pas des jeunes. « Les autres prédateurs tuent en général les jeunes et les faibles, c’est-à-dire ceux qui ne se reproduisent pas. A l’inverse, nous prélevons les plus gros animaux, notamment comme trophées de chasse, qui représentent les populations les plus matures et reproductrices, regrette Heather Bryan, chercheuse à l’institut Hakai de l’université de Victoria, et l’une des coauteures de l’étude. Cela a un double impact sur la population exploitée, du fait des prises directes et du déficit de reproduction pour le futur. »
Les scientifiques appellent alors à changer de techniques de chasse et de pêche, pour cibler davantage les jeunes – une idée qui va à l’encontre des recommandations actuelles. Surtout, la prédation humaine doit être considérablement réduite. « Les niveaux décrits par les scientifiques comme durables sont encore trop élevés, poursuit la biologiste. Nous devrions nous inspirer du comportement des prédateurs non humains, qui représentent des modèles de soutenabilité à long terme.
Bonjour,
Avec la sècheresse qui frappe notre région, tous nos chevaux et nos animaux de ferme sont nourris au foin. Les plus fragiles ou les plus maigres reçoivent des aliments complémentaires mais tous sont ravis de pouvoir manger de temps en temps du pain dur, des carottes ou d'autres restes de légumes.
Si vous pouvez en collecter autour de vous, ils seront ravis ! Mais attention de ne pas amener du pain moisi, ça peut les rendre malades.
Merci beaucoup d'avance
Voici deux mères avec leurs six chatons que nous avons récupérés récemment. Elles sont arrivées chez des particuliers et ont, soit disant, fait peur au chat de la maison.
Les adultes et les petits sont dans un état pitoyable : couverts de puces, le ventre plein de vers, les yeux gonflés et enflammés et ils ont un évident retard de croissance. Tous nagent dans la diarrhée. Une des mères présente une blessure ancienne avec beaucoup de pus.
Un des chatons de cette portée est mort le lendemain matin de son arrivée. Il était mal nourri, avait des vers, le calicivirus et la diarrhée.
On nous apporte de plus en plus fréquemment des animaux délaissés, mal nourris et pas soignés. Quand ils arrivent finalement chez nous, c’est quelquefois trop tard, malgré tous nos efforts. Les chats sont extrêmement sensibles aux vers et à la déshydratation. Une simple diarrhée pas soignée tue vite des chatons, mais aussi des adultes. De nombreux chats disparaissent ainsi des jardins de particuliers où ils avaient trouvé refuge et espéré de l’aide, mais bien souvent j’ai l’impression que les personnes n’éprouvent que du soulagement, à la mort de ces chats. La pitié et la compassion pour un animal malade ou laid sont rares.
On nous appelle souvent pour demander si nous sommes prêtes à prendre des animaux abandonnés. Mais même si leur état est apparemment alarmant (« Il est couvert de plaies, très maigre, il n’a plus de poils… »), les gens tardent à nous les apporter. Ils partent d’abord en vacances quelques jours, ou ils ne veulent pas voyager parce qu’il fait trop chaud ou trop froid à leur goût, ou bien ils ne supportent pas de voir un chat enfermé dans une cage piège. Apparemment, cela leur fait plus de peine que de le voir mourir à petit feu !
Les chats dérangent souvent et très vite. Les arguments sont nombreux : « Il embête mon chat », « Elle agresse mon chien pour défendre ses petits », « Je ne veux pas la nourrir sinon elle va croire qu’elle peut rester et j’ai déjà un chat »… On me dit souvent : « Vous savez Mme Fiegl, ça me fait quelque chose, il a pleuré toute la nuit devant ma porte et il était vraiment affamé, mais il n’est pas à moi…»
Beaucoup ont la chance d’être apportés ici, les autres meurent silencieusement devant les yeux de plusieurs personnes.
J’avoue, j’ai souvent du mal à rester calme, à ne pas trop montrer ma colère, par peur que les chats ne soient jamais amenés ici. Mais quand je les enterre trois jours après leur arrivée parce que leurs séquelles étaient trop graves et irréversibles, quand je les vois se battre pour vivre, ou bien piétiner pour la première fois dans des couvertures propres, manger à leur faim sans être chassés, quand je vois les mères allaiter et lécher leurs petits pendant deux mois, je pleure encore plus pour ceux qui n’ont connu que l’enfer.
Verena FIEGL
Même si vous ne pouvez faire qu'une partie du chemin, appelez-nous.
La Ferme des Rescapés
600 animaux HEUREUX !
Fondée en 2009, la Ferme des Rescapés recueille des animaux abandonnés, maltraités, exploités, enfermés, menacés ou destinés à l'abattoir. Sur 30 hectares, 600 animaux sont ainsi soignés (bénévolement) par deux femmes (une mère, Verena Fiegl et sa fille Morlind) tout simplement extraordinaires.
Comment aider la Ferme des Rescapés.
L'association n'a pas de salarié, les dons vont entièrement au profit des animaux. Reconnue d'intérêt général, 66 % des sommes versées peuvent être déduits des impôts.
La Ferme des Rescapés, Le Fraysse, 46700 Cassagnes
Tél. 05 65 36 64 85 – 06 13 77 09 09
Installée dans le Lot (Sud-Ouest de la France), la Ferme des Rescapés, association reconnue d'intérêt général, n'a rien de commun avec un refuge traditionnel. Ici, les chiens vivent en meute libre, la maison d'habitation appartient aux chats et les animaux de ferme, sortis de bâtiments d'élevage, sont totalement libres. Les deux femmes qui vivent chaque jour près d’eux, Verena et Morlind, donnent toute leur énergie à cette noble mission, y sacrifiant leur temps, leur santé, leur vie de famille et leur argent. Avec cette seule motivation : ces animaux ont tous le droit à une vie meilleure. Interview émouvant avec une femme de courage et de dévouement qui, en aidant les animaux en détresse, sauve le monde tout entier.
Animaux Bonheur - Comment et pourquoi est née votre association ?
Verena Fiegl - Après avoir emménagé dans le Lot en tant que maraîchère biologique il y a 16 ans, j’ai vu autour de moi beaucoup d’animaux négligés, abandonnés ou maltraités. Pendant des années j’ai soigné, stérilisé et recueilli des animaux. J’en ai aussi racheté qui vivaient dans des conditions misérables mais où les services vétérinaires avaient refusé d’entreprendre des démarches. J’ai dépensé des dizaines de milliers d’euros pour les soins vétérinaires et pour les aménagements de clôtures, parcs… En 2008, n’ayant plus les moyens de subvenir aux besoins des centaines d’animaux qui m’avaient été apportés ou que j’avais recueillis, j’ai décidé de créer avec ma fille, une association afin de venir en aide à un plus grand nombre d’animaux. L’association La Ferme des Rescapés est donc née en 2009.
Comment fonctionnez-vous ?
Nous sommes dépendants des dons de particuliers et des subventions des fondations. Actuellement, ce sont les fondations Brigitte Bardot et 30 millions d’amis qui nous donnent chaque année une certaine somme d’argent pour la nourriture et les frais vétérinaires. Ma fille et moi-même travaillons sur l’exploitation de fruits et légumes biologiques qui est notre seule source de revenus. Malheureusement, nous avons toujours trop peu de temps pour nous en occuper, puisque nous faisons passer en priorité notre travail, entièrement bénévole, pour les animaux vivant dans notre refuge.
Quelles sont les grandes difficultés que vous rencontrez ?
Les difficultés financières sont toujours très pesantes. Nous avons 600 animaux dans notre refuge, ce qui entraîne beaucoup de frais de nourriture, vétérinaires, d’infrastructures (étables, grillages, chatteries….) et d’entretien. Le nettoyage et les soins des animaux est un travail immense. Nous travaillons 17-18 h par jour, 365 jours par an. Cela nous laisse trop peu de temps pour nous faire connaître et pour ainsi recevoir plus de dons. Nous accueillons beaucoup de chats sauvages de différentes associations et fourrières. Celles-ci nous apportent des dizaines d’animaux, mais ne peuvent pas nous donner de l’argent. Mis à part des moyens financiers qui nous manquent toujours, c’est l’immense travail qui est physiquement et moralement très lourd et sans fin. Nous sacrifions notre vie, notre famille et notre santé.
Quelles sont vos plus belles réussites ?
Les plus belles réussites sont de voir les chèvres et les poules qui étaient enfermées et qui n’ont jamais vu ni le soleil, ni l’herbe, se promener sur la ferme et courir ; voir les animaux maltraités, anxieux, exploités comme les chiens et les chevaux, regagner la confiance et la joie de vivre. Des animaux chassés, paniqués, arrivent ici ; ils ne connaissaient que la terreur. Voir des chats sauvages qui peuvent enfin manger à leur faim, se blottir contre le radiateur et dormir détendus sur le canapé est pour moi une source de bonheur.
Quelles anecdotes heureuses avez-vous à faire partager à nos lecteurs ?
Il y a Aurélie, une chienne berger allemand qui a vécu toute sa vie (8 ans) dans un trou de béton dans un refuge. Quand je l’ai récupérée en la tirant avec une corde, elle mordait autour d’elle comme un animal sauvage. Elle a vécu des années avec nous, elle ne s’est jamais laissée toucher, mais elle exprimait beaucoup de joie quand elle nous voyait. Elle a vécu une grande et tendre histoire d’amour avec un vieux et maigre chien de chasse que j’ai sorti du même refuge. Les deux passaient des après-midi dehors au soleil, blottis l’un contre l’autre.
C’est magnifique.
Voici une autre petite anecdote qui illustre à merveille l’ambiance qui règne à la Ferme. Hier soir quand nous avons fait notre promenade avec les chiens qui comme à leur habitude couraient partout, il se trouvait encore une chèvre seule dans un pré à côté de Milwaukee, notre grande vache. Quelques chiens se sont mis à courir vers la chèvre qui s’est sentie menacée. Mais instinctivement, elle s’est approchée de la vache, même si elle avait peur de sa grande taille. Milwaukee comprit la situation et tourna légèrement la tête avec ses longues cornes vers les chiens qui s’arrêtèrent aussitôt. Ce fut un geste spontané, solidaire et très souverain. Milwaukee n’eut pas du tout peur et protégea simplement la chèvre. Il faut savoir qu’avant d’être recueillie à la Ferme, Milwaukee était attachée à une chaîne très courte avec pour seul horizon le mur de sa prison. Sa seule source de lumière était une porte qui ne s’ouvrait que rarement. Quand elle est arrivée chez nous, elle paniquait et avait peur de sortir. Nous étions obligées de l’enfermer pour la calmer. Maintenant, elle est tranquille, et a doublé de poids. Elle démontre comme l’ensemble des animaux de la Ferme des Rescapés, qu’il y a une vie commune possible, sans violence ni humiliation, mais avec la liberté, le respect, l’espoir et l’amour. Elle démontre qu’il faut donner sa force et sa voix pour les vulnérables.
Comment faites-vous pour tenir moralement devant tant de détresse ?
Quelques fois nous ne tenons plus. Nous pleurons, nous désespérons devant la souffrance et la détresse que nous voyons presque chaque jour. C’est la discipline et l’amour pour les animaux qui nous aident à recommencer chaque jour. C’est aussi la certitude qu’ils n’ont que nous, et que si nous ne si on ne tenons plus, ils vont mourir. Il faut vivre avec la tristesse.
Que pensez-vous de la protection animale aujourd'hui en France ?
Etre végétarien ou végan en France est toujours considéré comme un choix personnel, à peine toléré, et non comme une nécessité politique. Je pense que la protection animale en France est une catastrophe. Les lois qui existent pour protéger les animaux ne sont pas appliquées, même les lois européennes pour les animaux de ferme ne sont pas respectées. La misère de l’abandon, l’euthanasie de milliers de chats et de chiens chaque année dans les fourrières et les refuges, sont le résultat d’une reproduction incontrôlée, causée non seulement par les nombreux élevages, mais aussi par de nombreux particuliers irresponsables. Les vétérinaires ne sont pas intéressés pour faire changer cette attitude. Les chats sauvages sont cruellement et sans pitié décimés par des particuliers et les municipalités. Il n’existe pas de structure pour les accueillir; c’est pour cela que nous sommes sollicitées de toute la France.
Vous travaillez en famille, comment cela se passe-t-il ?
Je travaille avec ma plus jeune fille, Morlind. Depuis qu’elle a 15 ans elle travaille avec moi 18 heures par jour pour soigner les animaux.
Que nous apprennent les animaux en détresse ?
Ils nous apprennent surtout que, « chacun est responsable de tous » (St Exupéry). Si nous avons la connaissance concrète qu’un animal souffre c’est de notre devoir de l’aider. Mais les animaux ne se comportent pas comme des victimes. Ils nous montrent souvent une dignité exemplaire, une solidarité avec leurs congénères (chats, chèvres…) et une résilience énorme. Ils nous offrent encore leur confiance, malgré des années de maltraitance. Nous sommes souvent honorées par leur présence.
Comment voyez-vous l'avenir de votre association ?
« Vous êtes notre dernier recours ». C’est la phrase que nous entendons souvent au téléphone. Nous voyons notre association comme une nécessité qu’il faut absolument préserver. La Ferme des Rescapés a une vocation différente des autres associations. Ici tous les animaux qui n’ont pas trouvé une place ailleurs : les malades, les perturbés, les gravement handicapés, les « laids », les vieux, les sauvages qui n’acceptent plus les humains, tous peuvent trouver leur place pour la vie. Ils y vivent en liberté et en paix.
Un seul mot pour conclure cette interview : MERCI !
Dans le Lot, sauvés de l’abattoir, de l’euthanasie, de la cruauté ou de l’irresponsabilité, près de 600 animaux de compagnie et d’élevage vivent sur notre ferme-refuge de 29 ha, véritable havre de paix pour eux.
Téléphone : 05 65 36 64 85
ou 06 04 41 80 45
Adresse : La Ferme des rescapés
Chez Mme Verena Fiegl
Le Fraysse
46700 Cassagnes
Mail : protectionanimaux46@gmail.com
vous trouverez tous les moyens de nous aider
(dons matériels, bénévolat, achats solidaires, micro-don...)


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à accueillir des chiens en grande détresse.
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