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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:40
Témoignage d'une bénévole

Désireuse d’effectuer un travail bénévole auprès des animaux, et après avoir découvert sur internet la Ferme des Rescapés, j’ai contacté Verena Fiegl par téléphone pour lui demander si je pouvais les rejoindre lors de mes prochaines vacances. Je dois avouer que j’ai dû la rappeler à deux reprises, insister pour enfin l’entendre me dire qu’elles étaient (sa fille et elle) prêtes à me recevoir. Pourquoi n’avait-elle pas été de suite enthousiaste à ma venue, à la venue d’une bénévole ?
Parce que de chez soi, il est difficile d’imaginer ce qui nous attend. Et les hésitations de Verena ont tout leur sens. Elles traduisent l’empathie envers le (la) bénévole. Venant depuis Genève, il fallait bien que ma décision soit réfléchie. Et elle le fut.

Le travail à la Ferme ne manque pas. L’on peut aisément imaginer que prendre soin d’autant d’animaux est un engagement colossal et de chaque instant. Mon travail a consisté essentiellement en des nettoyages divers : laver les innombrables caisses à chats, balayer différentes pièces auxquelles ces derniers ont accès, car bien qu’ils disposent tous d’endroits appropriés pour faire leurs besoins, certains, parfois trop paresseux, se soulagent là où ils sont… J’ai également effectué la taille d’une ronce envahissant un rosier…

Il y a des choses à faire à l’intérieur comme à l’extérieur ; mais toujours les animaux sont présents autour de nous. Qu’il s’agisse des chiens recherchant quelques caresses lorsque vous êtes affairés à nettoyer, dans la cour, les caisses à chats ; les chèvres, poules, canards, moutons, lorsque dans l’étable, il s’agit de nettoyer les emplacements où se couchent lesdits animaux ou de les nourrir ; et bien sûr les chats, dans les différentes chatteries.

J’ai tenté au mieux de remplir chaque jour les missions qui m’étaient confiées, et ce en pensant exclusivement au bien-être des animaux qui m’entouraient. Lorsque l’on prend la décision de venir faire du bénévolat dans un endroit tel que la Ferme des Rescapés, il faut être conscient que le travail est le plus souvent fatigant, que l’on ne peut faire autrement que de se salir et que les tâches ne consistent pas à caresser tel ou tel animal, mais bien d’essayer de contribuer à leur offrir un environnement agréable, et pour ce faire, le mot nettoyer devient le maître-mot…


Après tout ce que j’y ai vécu, je reviendrai avec plaisir partager le quotidien de Verena et Morlind, et je vous encourage vivement à venir les aider.

Karine

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:16
Nuhr
Nuhr

Après avoir été exploitée pendant 4 ans dans un élevage laitier, Nuhr découvre enfin une autre vie. Quand elle est arrivée à la Ferme il y a quelques jours, elle était encore un peu anxieuse. Mais sa curiosité lui a vite permis de vaincre sa peur. Elle a commencé à imiter les autres chèvres en grignotant des feuilles de salade, en goûtant du pain de mie…
Nuhr a été  "réformée" à cause de son handicap. Ses deux pattes avant sont repliées sur elles-mêmes et elle peut seulement se déplacer en s’appuyant sur ses genoux. Mais, la majeure partie du temps, elle reste allongée au même endroit. Le risque est qu’elle développe des escarres au niveau de la patte arrière sur laquelle elle est en permanence allongée. Son espérance de vie est réduite. Il est fort probable qu’elle a eu une infection dans les ongles de ses pattes avant. A cause des douleurs et d’un manque de soins vétérinaire, elle a cessé de s’appuyer dessus et a commencé à marcher sur ses genoux. Ses muscles se sont ainsi petit à petit atrophiés.
Nous espérons qu’au printemps, elle pourra découvrir l’herbe et le soleil. Jusqu’à présent, elle a passé toute sa vie en bâtiment.
 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:07
Mieux que sauver une vie ? En sauver 3
Mieux que sauver une vie ? En sauver 3
Mieux que sauver une vie ? En sauver 3

Les trois équidés sont bien arrivés à la Ferme. Spiro, qui est maigre et toujours atteint de diarrhée, a été installé dans un box avec la jument appaloosa. Le trotteur a rejoint un de nos troupeaux au pré avec un abri.
Il a appartenu à un particulier qui l’a bradé pour s’acheter en échange un cheval plus jeune.

C’est ce qui arrive à de nombreux chevaux. Ils sont exploités toute leur vie et quand ils ne peuvent plus servir, leurs propriétaires les considèrent comme une charge dont il faut se débarrasser.
Ils sont tous les trois plutôt calmes et doux de caractère. Ils ont immédiatement commencé à manger du foin après leur arrivée.

Voici quelques photos.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 03:44
Spiro

Spiro

Spiro

Spiro

Nous avons été contactées en début de semaine par l’association "Des Chevaux et des Ailes" dont le but est de sauver des chevaux de l’abattoir.

Chez un marchand (département 65) qu’ils connaissent, se trouve Spiro, un vieux poney malade de 27 ans. Grâce à leurs donateurs, ils ont l’argent pour racheter ce poney menacé de mort et pour payer son transport, mais il leur manque un lieu d’accueil. La Ferme des Rescapés s’est dite prête à accueillir Spiro afin qu’il puisse être soigné rapidement et profiter d’une belle fin de vie.
Quand l’association "Des Chevaux et des Ailes" nous a recontactées pour fixer la date du transport, nous avons appris que deux autres chevaux se trouvaient chez le même marchand et risquaient d’être envoyés à l’abattoir en Espagne. Il s’agit d’un trotteur de 21 ans et d’une jument appaloosa de 5 ans atteinte de sarcoïdes.  Les recherches pour trouver des adoptants sont restées vaines.
Personne ne veut d’un cheval âgé et les sarcoïdes font peur aux personnes potentiellement intéressées.

Nous avons longtemps hésité. Les laisser là-bas ? N’en prendre qu’un ? Mais lequel ? Lequel mériterait davantage de vivre que l’autre ?  Nous avons vu leurs photos. Nous savons le sort qui les attend. C’est pourquoi nous avons finalement décidé de les sauver tous les deux. La Ferme des Rescapés va payer 900 € pour qu’ils aient la vie sauve.

Aujourd’hui, le marchand va les amener à la Ferme. Nous leur souhaitons une belle retraite.

Adoptions ou dons de soutien possibles, bien entendu !
 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 01:58

Pour beaucoup, la fin de l’année est un moment pour se retrouver en famille ou entre amis. De profiter de quelques jours de repos et de passer de bons moments.
Néanmoins, certains passent les fêtes seuls ou pensent à des proches qui ne sont plus de ce monde.
Pour la plupart des animaux, les fêtes sont synonymes de mort. De leur mort.
Bien trop peu de personnes bannissent la viande de leur assiette. Les canards et les oies sont torturés pour le foie gras, un produit soit-disant d’excellence, reflétant pourtant uniquement la souffrance et la maladie.
Le mal-être, la douleur et une souffrance indescriptible se lisent sur le visage et dans le comportement de ces animaux.

https://youtu.be/s9JR_IqRVlM

https://youtu.be/B4fhIPKVHPM

https://youtu.be/ql3CtnriSTw


Chaque année, la chasse est intensifiée avant et pendant les fêtes. Les animaux sauvages sont longuement chassés par les chiens, avant d’être blessés puis abattus.
Apeurés et paniqués par le hurlement de la meute à leur poursuite, ils vont tout tenter pour échapper à la mort.
A la ferme des rescapés, les fêtes sont des jours comme les autres. Nous soignons les animaux et luttons pour la vie.
Huit chèvres ont été sauvées et quelques dindes et lapins ont ainsi pu échapper au massacre perpétué à Noël. Mais tandis que nous soignions nos animaux, le dimanche 26 décembre, tout près de chez nous, les chasseurs ont tué des renards qui venaient chaque soir dans les prés des animaux de la Ferme des Rescapés.
Pendant près de deux heures, avant la tombée de la nuit, les chasseurs ont fait régner une ambiance de terreur.
Alors que chaque soir, on pouvait entendre aboyer les renards, depuis ce soir-là, c’est en silence que la nuit tombe. Considérés comme des nuisibles, ils ont été tués, comme des milliers d’autres animaux, pendant une fête qui devrait célébrer l’humanité et la paix.
 

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 07:23
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 06:57
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
Photos novembre 2015
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 01:26

Bonjour,

Merci pour tous les dons qui ont été amenés à la ferme.

A partir du 1er décembre, il sera possible de venir à la Ferme des Rescapés uniquement sur rdv fixé préalablement par téléphone.

Suite aux dons reçus au cours des dernières semaines, nos besoins ont évolué.

Nous cherchons encore : 

- de vieux journaux

- des gants de ménage taille 8 ou 9

- des paniers à linge

- des produits d'entretien ou de la lessive

- des petites couvertures polaires pour les chats (PAS de grandes couvertures, couettes ou draps)

- des vêtements pour femme taille 38/40 et des chaussures taille 41.

Nous prenons aussi toujours avec grand plaisir des croquettes et des boîtes pour chats, du pain dur ainsi que des bacs de litière ou maisons de propreté.

Mais nous n'avons plus besoin de laisses, colliers, draps, jouets.

Merci pour votre soutien.

Contact : 05 65 36 64 85 ou  06 04 41 80 45

Dons matériels fin 2015

Billy, une belle chienne croisée Labrit cherche toujours une nouvelle famille.

Dons matériels fin 2015
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:24

7 Years

Certains d’entre vous se demandent sûrement comment il nous est possible d’accomplir le travail qui nous attend chaque jour.  J’ai 22 ans et depuis 7 ans, je consacre toute ma vie aux animaux et à cette ferme sur laquelle nous les accueillons pour leur offrir un refuge, un lieu sûr. Je ne connais ni vacances, ni jours de congé. Mes journées commencent vers 6h30 et elles se finissent tard dans la nuit. Notre temps de sommeil n’excède jamais 6h. Je suis entièrement responsable de plusieurs centaines d’animaux, de leur vie, leur bien-être, leur santé et leur bonheur. Il est difficile d’expliquer ce que représente cette énorme responsabilité au quotidien. Ma mère nous a donné, à mes sœurs et à moi, une éducation exemplaire. Enfants, elle nous a appris à être responsables et à avoir des responsabilités. Le plus important pour elle a toujours été que nous ayons les yeux ouverts sur les autres, que nous respections ce qui est vivant et que nous venions naturellement en aide à ceux qui en ont besoin. Elle a toujours exigé de nous un travail soigné et appliqué, fait avec cœur.
Pour se lever tous les jours et affronter l’immense travail et les épreuves qui nous attendent, il faut de la volonté, de l’endurance, de la discipline, du courage, de la force, de l’abnégation et beaucoup d’amour. En ce qui me concerne, je le dois à ma mère et à la façon dont elle nous a éduquées, appris à vivre et à sa philosophie de vie. Les animaux m’ont également beaucoup appris et ils continuent de le faire tous les jours.
Au début, ce sont les effroyables conditions de vie des animaux de ferme dans les élevages qui m’ont révoltée. A 16 ans, j’ai demandé à sauver deux veaux nés de vaches laitières qui devaient partir à l’engraissement, puis à l’abattoir. Pendant des années, j’ai tenté de sortir un maximum de chèvres « en réforme » dans des élevages où elles étaient toujours enfermées dans des bâtiments. Comme presque tous les animaux d’élevage, la plupart vit dans des conditions difficiles. En plus d’avoir une qualité de vie très restreinte (enfermement, manque de place et de lumière…), certaines sont battues ou ne reçoivent pas suffisamment à manger.
En entrant dans différents élevages (volailles, caprins, ovins…) j’ai vu des animaux agoniser faute de soins, lentement, sans que quiconque ne se soucie de leur souffrance, de leurs douleurs ou de leur désespoir.
Le sort des chèvres laitières est peu connu. Contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont pas des chèvres de race spéciale qui produisent du lait naturellement. Comme tout mammifère, avant de produire du lait, elles ont été en gestation et ont donné naissance à un ou plusieurs chevreaux. Malgré l’attachement et l’amour que les chèvres portent à leurs petits, ces derniers leur sont enlevés quelques heures après la naissance. Nous avons vu des mères essayer de cacher leurs petits en voyant arriver l’éleveur. Beaucoup de chèvres pleurent pendant plusieurs jours. Mis à part quelques femelles gardées pour remplacer des chèvres qui ne produisent plus ou pas assez de lait, tous les chevreaux sont envoyés à l’abattoir. Séparés bien trop tôt de leur mère et n’ayant souvent pas assez reçu de colostrum, ils sont fragiles et beaucoup attrapent la diarrhée ou meurent d’infection. Pour les mères, la gestation et surtout la mise bas sont toujours des moments critiques et difficiles. Certaines chèvres sont trop jeunes ou petites pour avoir des petits, d’autres ont des complications (petits mal positionnés, toxémies de gestation…). En raison de leur faible valeur marchande, rares sont les éleveurs qui vont faire venir un vétérinaire. Alors qu’une chèvre peut vivre une quinzaine d’années, en élevage, l’espérance de vie moyenne est de 5 ans. Après avoir été exploitées pendant plusieurs années, elles sont envoyées à l’abattoir. Parmi celles que nous avons pu sauver, certaines étaient dans un état de maigreur extrême, d’autres si faibles ou blessés qu’elles n’arrivaient même plus à se tenir debout.
Notre association accueille aussi beaucoup d’équidés.
Il y a un mois, j’ai pris en charge une jument d’un centre équestre, emphysémateuse et très maigre, avec des boulets dans un état indescriptible (voir photos). Avant son arrivée à la Ferme, dans le club, elle était toujours montée, malgré son inflammation et les douleurs qui s’ensuivaient.
Au fur et à mesure des années, ma mère a découvert d'autres animaux qui, en France, étaient traités comme des «nuisibles à supprimer» : les chats sauvages, craintifs ou "difficiles". Chassés, empoisonnés, mutilés, euthanasiés ; ils sont des milliers chaque année à disparaître, à être tués. Les atrocités commises contre les chats dépassent bien souvent l’imagination. Enormément de personnes se sentent dérangées par un chat errant ou sauvage présent devant leur porte ou dans leur jardin. Rares sont celles qui vont lui donner à manger ou le soigner. Plus rares encore sont les personnes qui vont accueillir et adopter l’animal en détresse qui se trouve devant elles. Pour des raisons diverses et multiples, une majorité va téléphoner à la mairie, à un vétérinaire ou à une fourrière pour que le «problème», c’est-à-dire le ou les chats, disparaisse. Beaucoup de particuliers règlent également le «problème» eux-mêmes. Pièges, poisons, coups de fusil, noyades… Tous les coups sont permis et utilisés pour se débarrasser de ces animaux qui déclenchent rapidement haine et agressions, bien plus souvent que de la compassion. Nous avons vu des chats qui étaient presque morts de soif ou de chaleur, ou encore d’hypothermie, dans des cages trappes posées par des particuliers comme par des professionnels, qui ne se donnent même pas la peine d’aller vérifier régulièrement si un chat est pris dans la cage.
Notre association s’est spécialisée dans l’accueil des chats sauvages, menacés ou "difficiles". Nous recuellions ceux qui crachent, mordent ou griffent ainsi que ceux qui s’enfuient de peur dès qu’une main humaine s’approche d’eux. Dans les fourrières, les refuges de la SPA ou des services comme la SACPA, ces chats ne sont pas gardés car ils sont très difficiles à manipuler et de ce fait ne sont pas adoptés. Nous accueillons également les incontinents, les FIV+, ceux qui ne font pas leurs besoins dans le bac à litière ou qui marquent leur territoire malgré la castration. Etant donné que les nouveaux arrivés, avant d’être totalement libres, sont d’abord lâchés dans de grandes cages pour prendre leurs repères, être vermifugés, castrés et identifiés, la charge de travail qui s’ensuit est importante.
Les chats sont des animaux très sensibles, facilement sujets aux maladies. A la Ferme, c’est moi qui leur donne les vermifuges, les comprimés, qui fais les piqûres ou qui contrôle les perfusions posées par le vétérinaire. Comme nous avons beaucoup d’animaux, il y en a toujours certains pour lesquels nous nous faisons du souci. Nous les avons en permanence près de nous pour pouvoir les surveiller. Souvent, la nuit, nous nous levons pour les observer, les contrôler. Certains luttent longtemps contre la maladie et nous nous battons avec eux. Mais voir partir ceux qu’on a voulu sauver, qu’on a aimés et chéris, est très dur. Parfois, nous savons que certains ne vont rester près de nous qu’un court moment. Leur maigreur, leurs symptômes ou lésions irréversibles nous l’indiquent. On ne s’habitue jamais à la mort, aux décès. Ces derniers sont toujours synonymes de souffrances, d’échec et d’une immense peine. Certains animaux sont uniques, magiques à leur façon ; ils savent nous enchanter en un instant. Les avoir à nos côtés est un vrai cadeau. Malgré notre peine pour un animal, nous devons continuer, pour les autres, nous ressaisir malgré les nausées et le vide dans lequel on a l’impression d’être tombées.
Certains animaux qui vivent ici ont fait preuve dans leur vie d’une force incroyable. Ils se sont battus pour survivre, pour vivre. Ils ont fait face à leurs peurs et ont montré un courage exemplaire. Je les admire et j’essaie de prendre exemple sur eux.
Malgré les nombreuses difficultés de notre vie, le lourd et dur travail, la peine, l’absence presque totale d’une minute de temps libre, ce travail est très important pour moi et m’enrichit. Il est un enseignement des bases de la vie.
Face aux factures vétérinaire, alimentaires et d’entretien considérables, nous avons besoin de vos dons. Nous espérons de tout cœur pouvoir encore compter sur votre soutien.
Morlind Fiegl
 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:21

LA FERME DES RESCAPES
Le Fraysse
46700 Cassagnes
Tel : 05 65 36 64 85  
Ou   06 04 41 80 45     
http://la-ferme-des-rescapes.org
http://lafermedesrescapes.over-blog.org/      
            

    Chère Madame, Cher Monsieur,

    Merci beaucoup pour votre don et votre soutien à la Ferme des Rescapés ; nous en avons tellement besoin. Cette année, nous avons récupéré un grand nombre de moutons et de chevaux ainsi que quelques chèvres. Beaucoup étaient malades et dans un état de maigreur extrême. Mais la majorité des animaux qui sont arrivés à la Ferme cette année étaient des chats sauvages ou abandonnés.
   Davantage d’associations nous ont demandé de l’aide parce que des chats étaient menacés de mort, soit par des particuliers, soit dans les fourrières. Le fait d’être stérilisés ne les a pas protégés. Nous travaillons régulièrement avec trois fourrières qui ont pu baisser de façon drastique leur taux d’euthanasie parce que c’est la Ferme des Rescapés qui récupère leurs chats sauvages, malades, handicapés, etc. Quelquefois, nous récupérons des chats sociables avec les humains, mais ils sont de couleur banale (noirs et blancs, gris et blancs, noirs) ou bien ils ne sont plus tout jeunes. Personne ne les veut. Les associations et refuges qui ont le droit de récupérer des chats de la fourrière ne les choisissent pas car ils ne pourront pas être adoptés. Ces chats meurent parce qu’ils ont la « mauvaise » couleur, ou bien des kilos en trop ou pas assez, mais surtout parce qu’ils sont trop nombreux.
Pour faire face à l’arrivée de ce grand nombre de chats, nous avons fait construire trois nouvelles chatteries. Une de ces chatteries est destinée aux chatons, pour éviter des maladies. Toutes les chatteries ont un parc attenant sécurisé. Après être restés quelques temps dans les chatteries, beaucoup de chats vivent avec nous dans la maison. Ils ont accès à toutes les chambres, ils sont dans la cuisine, sur les armoires, le réfrigérateur et l’évier, sur les canapés et les lits... Ils ont également accès au grenier d’où ils peuvent sortir dans le jardin ou dans nos champs. Certains perdent leur peur, d’autres restent méfiants. Les plus confiants couchent sur le canapé près des chiens ou dans les « bras » d’un chien.
    Le travail est immense. Nous nettoyons toute la journée jusqu’à minuit, à un rythme très soutenu, souvent sans pause. Et même si les moutons, chèvres, chevaux, poules, lapins, cochons d’Inde vivent en liberté, ils ont tous accès aux étables que nous devons nettoyer quotidiennement. Nous avons quatre lave-linge qui tournent de 6h à 23h tous les jours. 40 chiens vivent avec nous et apportent aussi du travail.
    Cette année, nous avons réalisé de beaux placements. Une dizaine de chiens ont ainsi trouvé le bonheur absolu et, d’après les témoignages, leurs nouveaux maîtres également. Merci beaucoup à toutes ces personnes pour leur patience et leur compréhension.
    Cette année, un nombre considérable de chevaux destinés à l’abattoir est arrivé à la Ferme. Presque tous étaient victimes d’une exploitation extrême dans des centres équestres ou chez des particuliers. Délaissés, sans nourriture, malades et laissés sans soins, ils sont arrivés squelettiques, boiteux, blessés. Ils ont dû travailler jusqu’à leur arrivée à la Ferme et on peut dire que les gens ont monté de vraies « ruines » sans aucuns scrupules. Où sont les cavaliers et cavalières qui ont une conscience ?
    Et pourtant, c’est nous qui recevons des critiques : « la Ferme des Rescapés laisse mourir de faim ses chevaux », « Pourquoi les chevaux de la Ferme des Rescapés sont si mal en point ? ». Une autre critique qui nous est faite : « Pourquoi avons-nous des chats partout ? ». « Pourquoi en prenons-nous encore ? Il faut dire non ».
   Oui, nous disons non, mais d’une autre façon. Nous disons non, on ne les laisse pas mourir de faim, on ne les laisse pas se faire tuer d’un coup de fusil ou à coups de pied ou de pelle, avec de la mort aux rats ou d’autres poisons, ou encore par une injection chez les vétérinaires. Nous voulons leur éviter d’étouffer dans des poubelles, de pourrir dans des pièges, d'être massacrés dans des villages ou exécutés dans des fourrières. Nous savons qu’il y a des centaines de chats qui sont tués chaque mois parce qu’il n’y a plus de place dans les refuges ou bien parce que personne n’en veut. Nous travaillons avec des fourrières, des refuges et des associations et nous connaissons la réalité. Et même si nous consacrons toute notre vie à sauver des animaux, notre travail n’est qu’une goutte dans un océan de misère. Mais au moins ici, les chats ont une maison et des personnes qui prennent soin d’eux. Ils ont de la place, ils ont le chauffage et sont dans un environnement propre et douillet. Nous dépensons une fortune pour leur nourriture (régulièrement des croquettes Royal Canin, voir factures) et les soins vétérinaire (voir factures). Nous travaillons avec trois cabinets vétérinaire des environs et une clinique vétérinaire de Toulouse, spécialisée dans les maladies des chats. Les gens qui nous critiquent ont souvent un seul animal ou même aucun, parce qu’ils ne veulent pas renoncer à leur confort.
    Les animaux qui vivent ici viennent souvent de très loin, tout simplement parce qu’il n’existait pas une personne ou une structure plus proche pour eux. Ce ne sont pas des animaux que nous avons pris sur Le Bon Coin parce que nous voulions des animaux. Non, nous entendons souvent : « Vous êtes notre dernier recours, nous avons déjà demandé partout ». Ici, les animaux ne vivent pas dans un parc animalier. Ce sont de véritables rescapés, grâce aussi aux personnes qui ont fait un trajet de plusieurs heures pour les amener à la Ferme. Ceux qui vivent ici ont pu échapper à des massacres sans scrupules, ni pitié. Nous luttons contre la mort et la souffrance chaque jour et durant beaucoup de nuits. Souvent, malgré tous les soins, c’est un échec. Nous vivons dans la peine.
     Nous ne sommes pas contre l’adoption. Mais la plupart des gens qui viennent à la Ferme viennent pour déposer leur animal ou celui qu’ils ont trouvé, pas pour en adopter un. Nos chatons sont, pour la majorité d’entre eux, gris, noirs, noirs et blancs, à poils courts, mais pas bleus ou angoras. Ils crachent et ne montent pas sur les genoux pour se faire caresser.
    Merci à Chantal qui a adopté une cinquantaine de cochons d’Inde de la Ferme. Ils vivent maintenant chez elle en toute liberté avec beaucoup d’abris et de soins.
    Merci à nos bénévoles qui font des trajets et organisent des transports sur de longues distances, avec beaucoup de responsabilités. Merci à Brigitte et à Monsieur Germier qui ont ainsi aidé à sauver de nombreux chats. Merci à Marie-Line, Anne-Marie et Annie, à Georges, Pierre et Olivier qui nous donnent régulièrement un coup de main. Merci à toutes les personnes qui nous ont apporté de la nourriture ou du matériel. Pardon à tous ceux qui voulaient nous rencontrer et pour lesquels nous n’avons pas eu de temps à consacrer. Mais chaque heure que nous perdons dans la journée nous manque le soir pour les soins des animaux.
    Merci infiniment à toutes nos donatrices et à tous nos donateurs qui nous comprennent et nous soutiennent en toute confiance pour que nous puissions continuer d’ouvrir cette maison à tous les animaux qui peuvent être sauvés. Leur soutien régulier nous permet de nourrir, nettoyer et soigner tous les animaux présents à la Ferme. C’est grâce à votre générosité que 600 animaux peuvent vivre ici en toute dignité. Merci pour vos encouragements.

Verena FIEGL
 

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  • : La ferme des rescapés
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  • : Ce blog décrit les actions menées par l'association protection animale "La ferme des rescapés". Cette asso lutte activement contre la maltraitance et l'abandon des animaux. Elle s'oppose également à l'envoi d'animaux à l'abattoir, la présence d'animaux dans les cirques et l'exploitation des animaux. Sur la ferme de l'asso cohabitent près de 500 animaux de compagnie et de ferme rescapés.
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L'association

L'association protection animale "La ferme des  rescapés",  lutte contre l'abandon, la maltraitance, l'envoi d'animaux à l'abattoir, la présence d'animaux dans les cirques...

Sur la ferme de l'association cohabitent près de 600 animaux de compagnie et de ferme rescapés.

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- soit par téléphone : 05 65 36 64 85    ou 06 04 41 80 45

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                                 Chez Mme Fiegl

                                  Le Fraysse

                                  46700  Cassagnes  

- soit par mail : protectionanimaux46@gmail.com