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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:20

Nous avons sorti ces deux chèvres d'un élevage régulièrement "contrôlé" par la DDSV.

Malheureusement un commentaire est inutile, la photo parle d'elle même.

animals 1851

 

Nous espérons pouvoir les sauver, mais la blanche est dans un état déjà bien critique. Elle a cinq ans. La marron en a deux.

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:05

Notre réaction suite aux critiques reçues après la publication de l'article "Un ange s'est envolé, une étoile est née"

 

On nous accuse d'être "lâches", "de ne rien faire contre ces maltraitances", "de regarder et laisser faire"...

 

Croyez-vous vraiment que cela nous fait plaisir de voir ces squelettes, de les soigner ou de voir mourir ??? 

LA DDSV va environ TROIS fois par an dans l'évevage en question mais pour lui TOUT est en ordre. Les animaux sont bouclés, enregistrés, les registres à jour et les cadavres sont enlevés et à l'abri des regards.

Cet élevage est bien connu, les vétérinaires y effectuent les vaccinations obligatoires.

 

Nous sommes allemands et nous sommes tombés du ciel quand nous avons vu les conditions de vie des animaux en France, les cas de maltraitance sans fin et sans punition. La France est un pays terrible pour les animaux.

 

Le cas de cette chèvre n'est pas un cas unique, bien au contraire. Il en existe des miliers en France. Mais ils sont bien cachés, derrière des bâtiments et parce que personne ne s'y intéresse.

Mais que croyez vous ???

Que les élevages traitent tous leurs animaux avec respect et respectent leurs besoins ???

Il n'y a que l'argent qui compte, le rendement. Le profit.

Mettez les pieds hors de chez vous et ouvrez les yeux. Sortez dans le monde "REEL", qui ne se situe pas que devant votre écran d'ordi, Ipad ou autre !!!

Des vaches ou d'autres animaux de ferme qui meurent lentement de faim, on nous en signale au moins trois par semaine. Et  pas uniquement dans le Lot. Les gens nous appellent de toute la France : Bretagne, Bouche-du-Rhône, Dordogne, Chambéry... Les personnes appelent de partout et sont désespérées. Ils ont signalé ces cas à la DDSV de leur département, à leur maire, aux fondations 30 millions d'amis ou à Brigitte Bardot et rien ne bouge !!! Ces quelques cas spectaculaires où les animaux sont saisis, c'est un cas sur cent.

Nous avons parlé avec plus de SIX vétérinaires de trois départements différents. Tous connaissent ces cas de maltraitances mais disent avec franchise qu'il n'y a rien à faire. Il faut que les animaux meurent par dizaines et que les cadavres remplissent l'étable pour que la DDSV intervienne.

Un vétérinaire, le seul engagé (un bouddiste) qui essaye encore de faire quelque chose et qui désespère face à la souffrance de certains animaux, nous a lui-même conseillé de continuer à notre manière.

Sortir tout ce qui est possible, acheter... pour les autres on ne peut rien. C'est de cette manière que nous avons sauvé plus de 300 chèvres.

Et dépensé ainsi plus de 200 000 € de l'argent personnel et gagnés en travaillant dur 16h par jour, pour soigner et entretenir des centaines d'animaux.

 

Un vétérinaire est même allé avec la DDSV et le maire, dans un élevage de moutons où une plainte pour maltraitance avait été déposée par le voisinage. Les animaux mouraient de faim. Des cadavres gisaient dans le pré. La seule décision qui fut prise par nos chers élus et responsables fut que les animaux soient enfermés à l'étable pour que les riverains ne voient plus les cadavres, que les odeurs s'atténuent et que les cadavres déjà existant soient enlevés. Rien d'autre.  Une bonne partie du cheptel est mort de faim dans la bergerie. Affaire classée sans suite.

 

Nous travaillons avec plusieurs enquêtrices, notamment de la Fondation Brigitte Bardot. Toutes sans exception sont désespérées de voir que leurs cas de maltraitances sur chiens, vaches, chevaux... n'aboutissent jamais dans une saisie ou des interdictions de détention d'animaux.

Certaines sont prêtes à vous montrer ces cas et eux comme nous-mêmes vous invitent à parler avec la DDSV, les maires... 

 

Au lieu de jeter maintenant la faute sur nous, qui nous battons jour et nuit pour ces animaux, DEVENEZ VEGAN, et arrêtez de soutenir les élevages avec vos achats, manifestez pour l'arrêt des élevages.... qui est la seule solution pour mettre fin à ces maltraitances.

Agissez et engagez-vous. Il y a sûrement assez de travail à faire autour de chez vous

 

Si vous avez des questions, veuillez appeller la présidente au 05 65 36 64 85. Nous n'avons pas le temps de répondre aux mails nous insultant.

 

Verena et Morlind FIEGL

 

 

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 21:42

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Elle avait trois ans. Jamais au cours de sa vie elle n'a vu la lumière du soleil. Jamais elle n'a pu goûter un brin d'herbe ni ronger l'écorce d'un arbre.

Jamais elle n'a pu être elle. Une jeune chèvre qui voulait vivre, courir, être heureuse et s'amuser. Non, pendant ces trois années, elle a été enfermée dans un bâtiment. Elle a été exploitée jusqu'à la mort.

Je ne sais pas quel nom lui donner, tout ce que je sais c'est que je ne l'oublierai jamais.

 

Son éleveur l'a apportée chez nous avec le tracteur, étant donné que les routes étaient impraticables à cause de la neige.

Elle était allongée sur coté. Elle s'était cognée la tête. Sa position avait l'air horrible et je l'ai juste vite prise dans mes bras. J'ai vu qu'elle était déjà tellement maigre que je pouvais la porter toute seule.

C'était une grande chèvre, haute sur pattes. Elle a sûrement été très belle. Elégante.

Hier, quand je l'ai vue, elle n'était plus qu'un squelette recouvert de peau. L'ombre d'elle-même.

 

Avec ma mère, nous l'avons portée en haut, dans une chambre de la maison. Elle était en état d'hypothermie. On l'a allongée sur des couvertures près du radiateur. Elle s'est littéralement jetée sur le bol d'eau que nous nous lui avons donné. Elle était assoiffée. Cela devait faire des jours qu'elle n'avait pu rejoindre l'abreuvoir.

Cette chèvre m'a beaucoup marquée. Je la revois encore inspecter la chambre du regard. Elle était curieuse.

Elle a beaucoup bu. Elle a même encore mangé quelques brindilles de foin.

 

Elle était toute humide derrière et elle sentait déjà un peu le pourri. Un liquide marron coulait de son vagin. Son éleveur m'avait dit qu'elle avait mis bas il y a quelques jours, mais ce n'est que là que j'ai vraiment réalisé qu'elle avait une grave infection de l'utérus, dans un stade très avancé.

Elle est morte simplement parce qu'elle n'a pas reçu de soins après sa mise bas, pas d'antibiotiques et que durant ces derniers mois elle n'avait pas assez à manger. Je n'avais encore jamais vu un tel squelette vivant.

 

Je n'ai plus rien pu faire pour elle. Sa vie n'aura été que de A à Z un cauchemar. Je ne sais pas ce qui nous attend après la mort, mais pour elle, ça ne peut être que mieux. L'enfer, elle y est déjà passée.

Elle a vécu dans un élevage où les chèvres ont peur de l'homme. Dans un élevage où les coups ne sont pas des exceptions.

Jamais elle n'a pu dormir sur de la paille propre et sèche. Etant donné que le fumier n'est sorti qu'une ou deux fois par an, le sol est toujours humide et sale.

 

J'aurais tant voulu lui montrer ou lui offrir une autre vie...

Je ne l'ai connue que quelques heures, mais la souffrance de tout son corps et son regard ne me quitteront pas aussi vite.

 

Elle était tellement jeune... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 21:20

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Pendant 19 ans, Milwaukee n'a jamais pu se retourner pour voir ce qui se passait derrière elle. Jamais elle n'a pu brouter de l'herbe sur un pré ou être témoin d'un lever de soleil. Non, pendant 19 ans Milwaukee n'a vu que le mur de l'étable dans laquelle on la retenait prisonnière. Attachée à une chaîne de 50 cm qui lui permettait à peine de se coucher, elle a vécu toutes ces années dans la pénombre. Seul un peu de lumière lui parvenait les jours de beau temps par le haut de la porte de l'étable.

Comme tout animal attaché ou enfermé, elle a été très dépendante des soins de son propriétaire. Elle n'avait qu'un seau d'eau devant elle qui nécessitait d'être rempli au moins une fois matin et soir. Elle attendait également sa portion de foin.

Mais avec l'âge, son propriétaire à commencé à l'oublier...

Milwaukee a parfois passé des jours sans eau ni nourriture.

Heureusement un jour, une amie a découvert les conditions de survie de Milwaukee.

La ferme des Rescapés en a été avertie, puis la Fondation Brigitte Bardot, mais le propriétaire a obtenu le droit de garder sa vache.

Il a quelques jours, la situation a changé, son propriétaire ayant été transporté à l'hôpital. Les personnes en charge de l'animal ont souhaité s'en débarrasser au plus vite… en demandant au vétérinaire de venir l'euthanasier, un problème de papier empêchant de l'envoyer à l'abattoir. D'après certaines personnes, l'équarisseur fut également prévenu.

La Ferme des Rescapés a alors immédiatement organisé un transport et payé un professionnel, un éleveur de vache, qui a su mettre Milwaukee en confiance pour monter pour la première fois depuis 19 ans dans un camion.

Afin qu'elle puisse s'habituer à nous et découvrir peu à peu sa nouvelle maison, nous l'avons d'abord installée dans un paddock.

Elle a bien entendu de l'eau et du foin à volonté, mais ne dit jamais non à une petite gourmandise !!!

 

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Bienvenue à la Ferme des Rescapés, chère Milwaukee !!!

 

La Ferme des Rescapés s'était engagée dès le début à accueillir Milwaukee. Mais au moment où l'association à passé toutes ses commandes de paille et de foin pour l'hiver, il semblait peu probable qu'un jour Milwaukee sorte vivante de sa sombre étable.

Une commande supplémentaire est déjà programmée mais elle n'était bien entendu pas prévue dans le budget. Toute participation même minime est donc la bienvenue.

 

Nous tenons à rappeler que Milwaukee doit sa nouvelle vie et sa liberté à la personne qui nous a alertées et qui nous a fait part de ses conditions de vie.

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 21:16

 

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Aujourd'hui j'ai fait euthanasier une chatte, qui avait probablement la Leucose ou le Sida. C'était une jeune chatte de 3 ans, que l'on m'a apportée. Les gens qui l'ont trouvée ne pouvaient pas la garder, comme toujours.

Il y a toujours un obstacle : un appartement, une rue, une allergie, un travail, un mari...

Je l'ai appelée «Maya». Elle était vive, gaie, toujours en action, toujours sur le balcon dehors. Je l'ai faite stériliser, pour qu'elle puisse sortir complètement. A partir de là, elle a commencé à changer. Elle ne voulait plus sortir complètement (derrière le parc des chats), elle préférait le balcon. Elle était «accro» au croquettes de Royal Canin et elle essayait souvent d'ouvrir les boîtes où elles étaient stockées.

Je l'en ai souvent empêché, je lui ai dit qu'elle était une jeune chatte costaud et qu'elle n'avait donc pas besoin de nourriture spéciale pour les chats fragiles. Aujourd'hui, je le regrette beaucoup. Mais il n'y a pas assez de dons et la nourriture pour les chats est déjà très chère, surtout pour 200 chats.

Maya a changé, elle a maigri, d'abord un peu, puis rapidement. Quand j'ai réalisé qu'elle n'avait pas que le coryza mais quelque chose de plus grave, nous lui avons administré tous les traitements possibles. Contre sa diarrhée, pour son foie, contre le coryza, pour la nourrir... mais rien ne fut efficace. Elle est devenue une chatte très maigre, très mal, qui souffrait. L'euthanasie fut le dernier service que je lui ai rendu. Elle me manque déjà beaucoup.

 

Pendant que j'écris ces lignes, Morlind dort déjà, il est très tard et elle est fatiguée. Ses journées sont très dures et physiquement très lourdes avec toutes les chèvres et chevaux à l'étable. Le nettoyage de l'étable, chaque jour, nous prend des heures. S'ensuit le nettoyage des chambres où vivent les chiens et les chats. Entretemps, il faut nourrir les 15 chevreaux orphelins et soigner les chèvres et les chats malades. Le travail se termine à minuit ou plus tard. Nous luttons souvent contre le sommeil, surtout si nous n'avons pas eu le temps de manger. On court, on court, mais il reste toujours un animal qu'il faut soigner, nourrir, etc... Ce printemps, nous ne voulions pas prendre de chevreaux, mais les éleveurs nous appellent souvent pour nous dire : «Il y a une (ou deux) chèvre(s) qui ne se lève plus».

Quand nous arrivons chez l'éleveur, il nous montre la chèvre, toujours squelettique à cause du manque constant de nourriture, «qui ne se lève plus», après une fausse couche, une naissance ou simplement par épuisement.

 

 

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On la porte dans la voiture en évitant de marcher sur les cadavres de chèvres «qui sont déjà raides» (il laisse les chèvres là, sans jamais leur apporter à manger où à boire, beaucoup meurent donc de déshydratation).

Quand nous arrivons à la maison avec les chèvres, on les laisse boire, boire, boire. Parfois une perfusion peut encore les sauver. Parfois plus rien ne peut les sauver.

Parfois elles sont même trop faibles pour tenir leur tête. Elles ont brûlé jusqu'à leur dernier muscle.

Ces squelettes ont un, deux, trois ou quatre ans. Elles ont donné naissance une, deux, quatre ou cinq fois à des chevreaux, mais jamais elles n'ont pu garder leurs petits plus de quelques heures. Après, l'éleveur est venu les chercher, les séparer. Les mères pleurent, les bébés pleurent. Certaines mères qui connaissent cela essayent désespérément de se cacher avec leur bébé. Mais en vain.

J'ai acheté la dernière fois une chèvre chez l'éleveur, qui était encore «en bon état», mais tellement terrifiée. Elle essayait de cacher son nouveau-né, de le garder avec elle.

J'ai pensé à la rafle contre les juifs.

J'ai payé cher pour sauver cette mère et son enfant de cet enfer. J'essaye de ne pas penser aux autres qui sont encore là, qui naissent encore et qui meurent lentement parce qu'il y a un problème et que le vétérinaire est trop cher.

Les mères qui sont si dévouées à leurs petits les voient partir en criant. Les bébés sont enlevés et nourris quelques jours, avant d'être entassés dans des camions pour l'engraissement et l'abattoir. Je vois les nôtres, que nous avons achetés pour les sauver. Ils sautent, jouent et cherchent les chèvres malades, pour se blottir contre elles, pour se sentir protégés et aimés.

Tout ça, ce n'est pas quelque chose qui interpelle la DSV. Pour eux, tout est en règle, les chèvres sont identifiées.

La malnutrition n'intéresse personne et les chèvres paralysées par des coups de pied sont des «cas isolés». Nous avons eu 5 de ces «cas isolés» à l'étable cet hiver et 5 chèvres sont déjà parties avec l'équarrisseur. Le vétérinaire parle de grave maltraitance mais ne veut pas se mettre à dos ses clients.

Par ailleurs, ce sont des chèvres qui sont nées pour être abattues ou pour donner du lait.

200 chevreaux sont partis avec le camion la semaine dernière, en provenance d'un seul élevage, près de chez nous. Nous en avons sauvé 15. On aurait aimé en sauver davantage, mais le lait coûte très cher et plus tard le foin aussi. Et il y a aussi la charge de travail. Il faut rester raisonnable.

Mais face à toute cette horreur, j'avoue avoir du mal.

 

 

 

Verena Fiegl

 

Nous comptons sur votre soutien pour continuer à libérer des chèvres et des chevreaux et pour les nourrir.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 19:43

Chers lecteurs et lectrices du blog, chers ami(e)s des animaux,

 

J'aimerais, aujourd'hui, rendre hommage à tous les animaux qui nous ont quitté depuis le début de cette année. En particulier à plusieurs chèvres et à une jument.

Nous en avons connu certaines uniquement quelques heures, d'autres un jour ou deux. Certaines sont restées plusieurs mois ou quelques années. Mais ces dernières sont rares.

 

Depuis le début de cette année, nous avons été témoins, à de nombreuses reprises, de la cruauté humaine.

 

L'homme n'exploite pas seulement les animaux d'élevage, il les torture, les fait souffrir inutilement, presque avec plaisir. Une vidéo est en cours de montage, pour montrer l'ampleur des maltraitances subies par certaines chèvres. Car c'est un scandale.

 

Hommage :

 

Hommage à toi, ma pauvre courageuse.

Tu est née dans l'élevage où tu es morte. Elevée dans une petite cage, saillie pour la première fois à l'age de 9 mois, et enfermée ta vie entière en bâtiment. Tu n'a jamais vu la lumière du jour, le soleil ou l'herbe. Tu n'a jamais pu courir, sauter, ou même vivre. Non, on t'a volée ta vie.

Et tes enfants, tes chevraux que chaque année tu as mis au monde. Ce février 2011, tu as eu trois enfants. Mais tu étais maigre, très maigre et faible. Tu n'as pas réussi la mise bas. L'éleveur a tiré et a sorti les chevreaux de ton ventre. Mais il t'a blessée, et tu as saigné. Hémorragie interne. Pendant 24 heures, ton propriétaire t'a laissée te vider de ton sang. Malgré tes douleurs et ta souffrance, tu n'as jamais crié. Tu as lentement quitté cette terre, sans que personne ne s'en soucie ou ne te délivre de tes souffrances.

Ton éleveur a travaillé à côté de toi, alors que ton ventre te déchirait.

Quand nous sommes passés par hasard, ce jour-là, nous avons insisté pour t'amener. Tu étais allongée sur de la litière humide et sale. Les autres chèvres te marchaient presque dessus.

Mais il était déjà trop tard pour te sauver.

Tu avait 5 ans. 5 ans d'emprisonnement pour du lait.

Je suis désolée que nous n'ayons pas pu te faire découvrir une autre vie. Va en paix ma belle.

 

 

 

Torturée. Oui toi,  ton éleveur t'a torturée. D'ailleurs depuis qu'il t'a achetée quand tu étais chevrette, tu as vite appris qu'il ne fallait jamais se mettre en travers de son chemin.

Tu étais une magnifique jeune chèvre. J'aurais tant aimé t'offrir au moins quelques jours. Mais tu es restée seulement une heure.

Tu es morte étouffée. Tu avais une grande infection des poumons. Tu étais dans un terrible état. Tes poumons étaient déjà complètement encombrés, ils faisaient énormément de bruit. Tu arrivais à peine à respirer. Tu étais tellement maigre, tu avais perdu ton poil à certains endroits.

Tu as crié, crié, tellement  tu étais en détresse respiratoire. J'étais assise, impuissante, à côté de toi, tu es morte avant même que le vétérinaire n'ait eu le temps de venir, d'abréger tes souffrances.

Je ne pourrais jamais toublier. Tu avais tellement faim, mais l'effort de manger a accéléré ta mort.

L'homme qui t'a exploitée prenait même encore ton lait, alors que tu étais si faible.

Maintenant, j'espère que tu es libérée. Libérée de ton corps, de tes souffrances, de ta prison.

 

Prison. Enfer. C'est le quotidien de tant d'animaux d'élevage. Les chèvres sont des animaux fragiles, sensibles, curieux, vifs et fiers. Les humains les brisent. Ils détruisent leur âme, leur espoir de voir un meilleur jour.

 

 

 

 

 

 

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  • : Ce blog décrit les actions de l'association "La ferme des rescapés", située dans le sud-ouest de la France (Lot). Cette asso lutte activement contre la maltraitance et l'abandon des animaux. Elle s'oppose également à l'envoi d'animaux à l'abattoir, à la présence d'animaux dans les cirques et à l'exploitation des animaux en général.
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