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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 06:50

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Vous n’avez pas envie de nous rejoindre ???

 

 

Rapport d'activité: Partie 1

Les animaux rescapés    

 

 

 

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Pour commencer, j’aimerais remercier ceux qui, au cours de cette année, nous ont aidés financièrement. Je n’ai pas eu le temps de le faire plus tôt, tellement nous avons été débordés de travail.

Des sauvetages, des urgences, des rescapés, il y en a eu cette année. Mais il y a aussi ces soins quotidiens, qu’il faut apporter chaque jour de l’année à tous nos animaux.

Je vous écris pour vous souhaiter de bonnes fêtes et une bonne année 2011, mais aussi pour témoigner de ce que nous avons vu, fait et sauvé cette année. Les animaux et nous dépendons de votre aide, c’est pourquoi je vous prie de continuer à nous soutenir.

 

Rapport d’activité de l’année 2010 :

Les chevaux et les ânes :

Nous avons actuellement 18 chevaux et poneys ainsi que 3 ânes. Quatre chevaux et un âne sont arrivés cette année.  Une grande partie des chevaux cohabitent avec les cinq vaches que nous avons sauvées l’an dernier.                  

Les juments, Laska (15 ans) et Pilar (27 ans) viennent de marchands d’animaux. Laska était envoyée d’un marché à l’autre, battue lors des transferts, alors qu’elle souffre de malformations. Pilar est âgée et aveugle, personne ne voulait d’elle, elle allait être euthanasiée. Elle s’est très vite adaptée au pré, trouve seule l’eau et sa nourriture ; elle est très intelligente.                                                               

Nous avons accueilli Monroe (une pouliche) alors qu’elle n’avait que trois mois. Sa mère est morte quelques jours plus tôt (chez le marchand), suite à des mauvais traitements et faute de soins. Monroe était triste, perdue, peureuse et sans joie de vivre. Nous avons alors récupéré un ânon (Nigel), qu’elle connaissait d’avant, de sa vie chez le marchand. Nigel est très sauvage, il a peur de la main, panique vite : il a du être beaucoup battu et maltraité. Ensemble, au pré, cet été, ils ont redécouvert la vie ; ils profitent de leur paix, liberté et amitié pour tenter d’oublier leur passé. 

Nous avons fait castrer, pucer et vacciner Nigel cet automne.                    

 

 

Les chèvres :

Nous avons racheté au cours de l’année une trentaine de chèvres de réforme d’élevages laitiers. Elles allaient être abattues rituellement (égorgement sans étourdissement).                 

Nous avons libéré 22 chèvres de très mauvaises conditions, en juillet et septembre. Leur état demandait beaucoup de soins ; 5 sont toujours sous soins vétérinaires. Une chèvre n'a vécu qu'une semaine chez nous. Nous avons tout tenté pour la sauver, en vain... Elle avait une grave pneumonie. Le vétérinaire a constaté que 70% de ses poumons étaient déjà complètement encombrés et qu’il était trop tard pour la sauver. L'éleveur ne l’avait jamais soignée, pire encore, l'a exploitée (lait) jusqu'aux derniers instants. Elle n'arrivait plus à se tenir debout. C'était trop épuisant pour elle. Elle était dans un état squelettique ; elle a passé ses derniers jours chez nous seulement à manger, tellement elle avait faim. Elle a pu passer ses derniers jours au soleil, qu’elle n’avait jamais vu avant.                                                                                    

Une autre chèvre avait une blessure à une patte arrière. Quand nous l'avons recueillie, elle avait l'articulation très gonflée, remplie de pus, due à une blessure non-désinfectée. Elle avait de la fièvre, d’horribles douleurs... Il ne l'a jamais mise sous antibiotique, il n’a jamais désinfecté la plaie... Alors qu'elle ne marchait plus que douloureusement avec trois pattes, il l'a toujours fait monter sur la table de traite, jusqu'à ce qu'elle n'y arrive plus. Elle est toujours sous soins chez nous et elle n’est pas hors de danger. Au début, elle était comme toutes les autres, très méfiante de l'homme, elle avait peur dès qu'on faisait des gestes brusques.

Toutes les chèvres avaient les cornes des pieds très longs et tordus. Elles boitaient et certaines se couchaient de douleur. Malgré nos soins, certaines déformations resteront toujours. Beaucoup ne sont que "peau et os", d'autres, les jeunes, ont des retards de croissance dus au manque de nourriture. Quand nous avons été cherché les chèvres, l'éleveur n'a pas hésité à distribuer de violents coups de pied aux chèvres qui se trouvaient en travers de son chemin.   

Nous avons payé 10 € à 20 € par chèvre libérée des mains de ce bourreau, et quand on voit  comment elles revivent ici, sur notre ferme, heureuses de pouvoir sortir manger de l'herbe, avoir du foin à volonté, la paix, l'amour, la liberté...  nous savons pourquoi nous travaillons jour et nuit.

 

 

 

          

Les chats :

Cette année nous avons encore recueilli beaucoup de chats. Il faut savoir que dans notre département, il n’existe pas de structure publique qui prend les chats. Les quelques particuliers qui s’occupent et récupèrent des chats de la rue, sont des femmes (la plupart âgées) complètement débordées, que ce soit par le travail ou par les frais.

Nous avons pris :

·         Une mère avec ses 4 chatons malades et délaissés dans la nature

·         Dix chats adultes, abandonnés à Cahors

·         6 chatons trouvés ou abandonnés chez nous

·         Plusieurs chats ou chatons amenés chez le vétérinaire par des particuliers pour les faire euthanasier

·         7 chatons délaissés sur des fermes

·         Des chats adultes, d’une décharge, malades et affaiblis. Ces derniers étaient porteurs de deux graves virus. Plusieurs de nos chats sont tombés gravement malades. Pendant 4 semaines, nous avons soigné, perfusé, nourri… les malades le jour comme la nuit.

·         Nous avons également pris en charge Billie, une chatte, qu’un homme a trouvée, blessée, sur le bord de la route en se rendant à son travail. Elle avait la mâchoire fracturée, un œil qui ressortait… Nous l’avons fait opérer puis nous l’avons nourrie pendant 2 semaines grâce à une sonde. Aujourd’hui, elle se porte à merveille, mange seule et ronronne dès qu’elle nous voit !! L’homme qui nous a apporté Billie venait de Toulouse, parce qu’aucune association de cette région n’était prête à payer l’opération et à lui apporter les soins qui en suivait. Pendant qu’il recherchait une association, le vétérinaire a laissé Billie 18h sans soins, il ne lui a même pas donné d’antalgique.                                                                             

 

  Les chats sauvages :

Petit à petit, ils ne disparaissent plus, terrorisés, dès que nous rentrons dans la chambre. Les petits sauvages arrêtent de nous mordre lorsque nous les soignons et commencent même parfois à ronronner pendant les soins. Ils « osent » de plus en plus jouer insouciamment, pour la première fois dans leur vie. Quand ils commencent à oublier leur peur, les maltraitances qu’on leur a fait subir ; ils deviennent des enfants gais ; notre travail est alors récompensé ! Les chats sauvages adorent la chaleur des radiateurs et le confort d’un salon avec des canapés, fauteuils et paniers.  Nous avons des chats qui se cachent derrière le piano ou le canapé pendant un an et qui maintenant, dorment au milieu de la pièce, à côté du chauffage. L’ambiance entre les chats est rarement agressive, ils s’entendent très bien ensemble.

 

Les chiens :

Notre refuge et maison de retraite canine accueille pour le moment 37 chiens. Tous vivent libres avec nous, aucun n’est enfermé en boxe. La nuit, une majorité dort dans la maison, le jour, en dehors des promenades quotidiennes, ils nous suivent pendant notre travail ou sont dans la grande cour devant la maison.  Cette année, nous avons accueilli trois nouveaux :

·         Timo, un setter de 8 ans qui a passé 3 ans dans un refuge après avoir été abandonné. Le refuge a tout tenté pour le placer, mais en vain. Timo est très craintif, timide et se méfie constamment de tous les mouvements humains. Il a du être battu.

·         Pépina, un petit teckel, aveugle. Elle devait être euthanasiée à cause de son handicap.

·         Rouky, un croisé caniche de cinq ans. Son ancienne propriétaire est partie dans une maison de retraite.

Vu le grand nombre de chiens qui vivent avec nous, nous sommes obligés de refuser beaucoup de demandes d’accueil. L’an dernier, nous avons recueilli 11 bergers belges et nous avons pu en placer 8, avec l’obligation de les faire stériliser. La situation pour les chiens n’est pas meilleure que celle des chats. Les refuges sont débordés et obligés d’euthanasier ceux dont ils savent que les chances d’adoption sont minces (âgés, craintifs, handicapés…). Beaucoup trop de gens abandonnent leur jeune animal dès la première difficulté, ou après le décès d’un parent. Nous avons déjà, à plusieurs reprises, été la cible d’insultes, car nous refusons de placer un chiot chez une personne âgée. Mais on nous demande au moins une fois par semaine de prendre un chien dont le/la propriétaire est parti dans une maison de retraite ou décédé.                   

Certains chiens qui ont vécu plusieurs années avec leur maître et qui sont ensuite amenés au refuge, gardent un traumatisme « d’abandon ». Par ailleurs, peu de personnes sont prêtes à adopter un chien de plus de 4 ans, sous prétexte qu’il ne « s’habituera plus ». 

Par contre, le chien Timo, qui a vécu 3 ans dans un refuge s’est très vite adapté à notre maison et à notre mode de vie. Après un certain moment d’observation, il a décidé de s’installer sur le canapé avec les autres chiens et depuis il ne renonce plus à cette place.

Pendant que j’écris ces lignes, un jeune chaton abandonné joue avec un autre chaton (également abandonné), mais plus âgé, en jetant tous mes stylos par terre. Ils ne se connaissent pas mais sont déjà amis et montrent malgré leur triste biographie (l’un d’eux a été maltraité), une insouciance et une joie de vivre qui me récompense un peu après une longue et dure journée de travail.

 

Les nouveaux animaux de compagnie, (N.A.C.) :

Les derniers animaux que nous avons recueillis sont des lapins, des cochons d’inde, des chinchillas, des octodons (ou dègues du Chili), des oiseaux exotiques… Leur anciens propriétaires ne voulaient plus s’occuper d’eux ou les tenaient dans de mauvaises conditions de vie. Même si nous les mettons dans des cages plus grandes, avec une ambiance plus naturelle (paille, foin et bois à la place du plastique et des copeaux de bois), la vie pour ces animaux reste très limitée. Ils n’ont jamais la place, le climat, la nourriture et surtout l’environnement naturel qu’il leur faudrait. Il faudrait les laisser dans leur pays d’origine. Beaucoup de ces N.A.C. sont des animaux de groupe, ici les personnes les laissent souvent seuls. Ils n’aiment pas les câlins mais veulent leur tranquillité et leur intimité. Ils ne sont pas « les nouveaux animaux de compagnie idéaux pour les enfants ». Ils sont très vite stressés, souvent nocturnes… Ne soutenez pas leur commerce, ne les achetez pas. Ne les offrez pas à un enfant ou à un adulte pour Noël.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by La ferme des rescapés - dans Rapport de fin d'année
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